Vendredi 3 juillet 2009
2009 07 03, sexagénaire.
     Et bien oui, aujourd'hui j'ai 60 ans! Je suis sexagénaire selon le vocabulaire habituel. "Senior" pour causer politiquement correct. Et j'ai du mal à le croire! Dans une glace, je me vois changée, mes cheveux ne sont plus noirs mais poivre et sel, (cela fait le charme des messieurs, pourquoi pas des femmes?) mes traits sont un peu plus flous qu'à 30 ans,( mais moins durs et plus souriants) mais je me sens bien. Aussi bizarre que ça puisse paraître, je me sens bien mieux qu'à 20 ans.
     Quand je regarde en arrière, je ne vois rien à changer. J'ai eu la vie que je voulais. Si c'était à refaire, je referai les mêmes choses, et les mêmes erreurs! Certains moment de ma vie n'ont pas été glorieux, j'ai eu comme tout le monde des moments pénibles voire très durs, mais aussi loin que mes souvenirs me portent, j'ai ressenti autour de moi de l'amour, de la tendresse. Mon enfance fut heureuse dans une famille pas très riche mais où l'on s'est occupé de nous avec attention. On nous a appris à voir le monde, le regarder pour essayer de le compprendre. On nous a donné l'amour du travail bien fait, des belles choses. Il y a bien quelques personnes que je supporte pas, voire que je ne veux pas voir chez moi, mais à part ces quelques cas particuliers que j'ignore conscieusement, rien à signaler.  
      Ce qui me paraît ce soir très important, c'est que je ne me suis jamais ennuyée à mon travail. Je voulais travailler de mes mains, j'ai appris le métier de potière-céramiste comme apprentie chez un artisan. Ce fut dur, mais j'ai appris et plus j'apprenais, plus je pouvais m'affranchir de la technique pour faire ce qui me plaisait, du modelage ou de la décoration. Je faisais en même temps l'école de dessin, étudiais l'histoire de l'art, l'architecture. Je me suis régalée pendant ces années d'études.
     Puis j'ai eu des ennuis de santé, j'ai du arrêter la poterie. Du moins j'aurais du! Mais je continuais à travailler à l'atelier le matin, déjeuner chez mon patron et revenir à 14h30 en ville. Dans les années 70-75, le travail n'était pas une denrée rare, si on cherchait on trouvait. J'ai vendu des appartements pour un promoteur pendant 2 ans. C'était intéressant: faire les plans de financement, trouver des capitaux, faire visiter des appartements, assister aux réunions de chantiers, tout cela m'intéressait. Mon employeur m'aurait gardée, mais je ne voulais pas habiter Lyon, je suis partie. En 1974 je cherchais de nouveau du travail.
     Le département lançait un programme de constructions de bâtiments publics: foyer d'enfants, gandarmeries, ANPE... Il fallait faire des maquettes. Je rentrais pour un an chez l'architecte départemental comme maquettiste. Là encore ce fut passionnant.
    A la fin de ma mission, je recherchais un emploi, et en attendant de trouver de quoi faire chauffer ma gamelle, je travaillais dans l'hôtellerie. Là aussi, j'aimais bien le travail, mais la mentalité des hôteliers, les conditions de travail ( environ 54h par semaine (congé le jeudi) payées 40h au SMIC pour deux langues étrangères, le courrier en français, anglais et italien, le standard, la main courante du resto, la surveillance des femmes de chambre et des 33 chambres du motel..) étaient ignobles, un patron qui considérait ses employés comme du sous-personnel, qui "gueulait" sans arrêt pour tout et pour rien, sur tout le monde, tout ça eut raison de ma patience. D'accord, c'est une vertu que je ne possède que dans des limites très très raisonnables, mais là trop c'était trop!Je les plantais là en plein mois d'août. J'avais demandé à avoir mon congé légal, un jour et demi par semaine: "C'est impossible! Je peux vous donner 100F de plus par mois, mais pas de congé supplémentaire". Je répondis fort élégamment "que dans ce cas, je m'en allais et qu'ils trouveraient bien une autre imbécile pour prendre ma place". Je partis et ne demandais même pas mon salaire de la quinzaine! Ils n'ont rien osé me dire car j'avais un certificat médical. J'étais tellement fatiguée et stressée que j'avais pris du "diabète nerveux" au dire du médecin. Je ne sais pas exactement ce qu'il entendait par là, mais j'aurais pu boire une citerne d'eau par jour, moi qui suis d'ordinaire un vrai chameau! Dès que j'eus quitté ce travail, en moins de deux semaines je récupérais mes joues roses et mon moral.
     Et j'allais toujours à la poterie dès que j'avais un moment de libre. J'en aimais l'odeur, ma table à décoration, avoir les mains dans la terre, bidouiller les couleurs, créer des décors, dessiner. Je fis même des dessins érotiques chinois d'après des "les Contes de Nuages et de la Pluie" pour décorer une salle de bains. C'était très osé pour moi qui sortais d'une sorte de couvent des Oiseaux pour jeune fille modèle. J'appris beaucoup à faire ces dessins car les perspectives étaient ardues, les détails fouillés et mon pinceau était de la taille d'un gros fil! Je suais sang et eau sur tout ça, mais je m'amusais.
     Puis je repris le travail à la poterie. J'étais formée, avais un beau diplôme que j'ai perdu depuis longtemps et que jamais personne ne m'a demandé! Les conditions étaient différentes, j'avais "mon" atelier dans une "Maison des Jeunes", mais j'étais responsable de mes achats, le bon fonctionnement des cours.... Mon directeur me faisait confiance et me laisait faire à mon idée. Ce furent des années magnifiques. C'était dur car j'avais environ 10 élèves par cours, adultes et enfants confondus et une vingtaine d'heures par semaine, sans compter les heures d'enfournement. La poterie n'ayant pas d'âge, je ne jugeais pas nécessaire de sélectionner les élèves et de les classer. Cela fonctionnait très bien, l'atelier était lancé et j'avais environ entre 60 et 80 élèves par semaine, et peu de défection encours d'année. Ce dont je suis toujours très fière. Je n'étais pas employée à plein temps, mais vacataire. Ce qui me laissait du temps pour aller à l'atelier pendant les vacances ou faire des centres aérés. J'eus cet atelier pendant 6 ans.
    Puis je tombais amoureuse! Il n'habitait pas ma ville et je décidais de le rejoindre à Valence. Je fermais la porte de la poterie avec un cafard gros comme une maison, et je partis dans la Drôme pour vivre avec l'homme de ma vie. La transplantation ne fut pas facile tous les jours. On ne se fait pas des amis si facilement et j'étais souvent seule. Mais comme je n'ai pas le caractère à m'ennuyer, je m'adaptais. C'était en 1978, et celui que j'avais choisi est enore à mes côtés. Ce qui me surprend toujours! Connaissant mon caractère, qu'il puisse me supporter depuis si longtemps, cela m'émerveille chaque matin.
    Je recherchais du travail. Dans la Drôme, pas de poterie en vue. Suite à une erreur de numéro de téléphone, je croyais appeler un centre de loisirs alors que j'appelais une agence de voyages, on me proposa de voyager. Je n'avais jamais fait ça de ma vie, mais après tout, pourquoi pas? Si je me plantais, on verrait bien.
    Comme j'étais désormais titulaire d'un DEFA (diplôme d'état de formation d'animateur) obtenu en retournant en pension à presque 30 ans, on me donna une équivalence du BTS Tourisme. J'avais une bonne culture générale, je parlais des langues étrangères, une bonne mémoire, je savais manoeuvrer un groupe et organiser mon travail, je me dis qu'il fallait voir. J'accompagnais des groupes pendant plus de 15 ans.
    C'était éreintant, fatigant, mais passionnant. Parfois très dur avec les guides locaux quand ils voulaient nous traîner chez leurs copains qui avaient des boutiques. Il fallait refuser et imposer les visites prévues. Privilégier la visite de Topkapi au lieu du Bazar d'Istambul, ça n'est pas toujours facile à obtenir. Mais j'ai du répondant, et ça ne se passait pas trop mal.
    Avec les chauffeurs, j'avais mes préférences.  Certains étaient de vrais dragueurs et j'éliminais d'office ces agences là. J'avais été échaudée après avoir refusé les avances de l'un d'eux. Au retour, il fit au responsable du personnel un rapport catastrophique sur mon travail. Je compris la leçon et me fis une liste noire d'agences au personnel pourri. Parfois c'était pour les conditions d'hébergement ou de voyage. Je me souviens d'une compagnie qui desservait les Iles Canaries! Quand j'ai vu l'avion qui devait nous emmener, j'aurais été seule je serais partie en courant! Avec 50 clampins derrière moi, j'ai du monter sur une passerelle qui branlait de partout, m'asseoir sur un siège défoncé, et faire bonne figure à mes touristes par dessus le marché! Les avions-poubelles ne sont pas un phénomène nouveau. Je fis un voyage de retour entre les Canaries et Barcelone avec un espagnol mort de peur à mes côtés. Il passa son temps cramponné à son chapelet, implorant la "Madre de Dios" toutes les 15 secondes,  et me broyait le bras quand les trous d'air ou un raté dans le moteur l'inquiétaient! Ce fut un véritable cauchemar et je rayais celle ci de la liste des agences fréquentables.
     Je ne fis jamais partie du personnel des agences, mais je travaillais à la vacation. Cela me permettait de choisir les entreprises qui m'intéressaient et de refuser les autres. En début d'année je recevais un programme, des dates et des destinations que j'acceptais ou non. Une fois le voyage accepté, je mettais un point d'honneur à ne pas prendre une autre destination qui m'aurait mieux convenue. Ainsi les agences me faisaient confiance et parfois elles me récompensaient par un "voyage-détente" aux Caraïbes ou en Italie, pays que j'affectionne particulièrement.
     Parfois le voyage était annulé, mais les agences sérieuses nous trouvaient
des remplacements chez des collègues. Car bien que nous fassions le nombre d'heures requis pour y avoir droit, nous n'avions pas de chômage puisque nous étions considérés comme "travailleurs saisonniers". Il fallait économiser l'été pour l'hiver. Je bouclais presque mon tour du monde, de l'Australie au Canada, de la Thaîlande aux Carâïbes. Jamais je n'aurais pu m'offrir ces voyages avec mes finances. Je me suis régalée pendant toutes ces années de cécouverte en découverte, de surprise en émerveillement ou en tristesse face à des conditions de vie que je trouvais indignes. Mais que les guides touristiques jugeaient "pittoresques". Comme les tanneurs de Fès. Ces homme qui pataugeaient dans la boue, la laine et les détritus divers me faisaient pitié. Et nous, on venait là pour jouer les voyeurs! J'avais honte de moi et je vivais très mal ces moments là.
    Et voilà, aujourd'hui, j'ai 60 ans exactement puisque je suis née à 23h environ. Et j'ai aimé ma vie. J'en ai bavé des bons coups, mais je suis toujours allée au travail avec plaisir, jamais je ne me suis ennuyée et j'ai toujours appris quelque chose de nouveau. J'ai toujours eu de quoi vivre à condition de ne pas avoir d'ambitions démesurées. J'ai eu une vie passionnante et j'espère que mes années à venir seront aussi riches que celles passées, avec mon mari, les gens que j'aime, mes amis chers, la poterie que je n'ai jamais abandonnée.
    Vous pouvez penser que cette vie fut cahotique. C'est vrai que ça manque un peu de cohérence. Mais est ce que ce n'est pas ça qui fait le charme de cette vie? Maintenant que je suis "sexygénaire" (sexagénaire qui ne cherche plus à plaire mais à ne pas déplaire!), j'espère bien en profiter pour encore apprendre jusqu'à la fin de mes jours. Et prendre le temps de m'émerveiller encore et encore.
    Je vous souhaite une aussi belle vie que la mienne. Bonne semaine..
Par monique de lavesvres
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Mercredi 1 juillet 2009
2009 07 01? voile, burqua....
     L'émission d'Yves Calvi, "Mots Croisés" de cette semaine était consacrée au port la "burqa": faut il interdire ce vêtement ou le tolérer au nom de la liberté?
     Participaient: Fadela Amara, Elizabeth Badinter, Dominique Voynet, un représentant d'une association musulmane de France enseignant à Aix (je crois), Abdenour Bidar, musulman républicain, entre autres personnalités remarquables.
    Il était question de la "burqa" lors de cette émission. C'est un voile qui recouvre entièrement les femmes. On ne voit ni leurs mains sous des gants noirs, ni leurs pieds. Ce sont des silhouettes.... noires!.    
     Fadela Amara est carrément contre. Musulmane pratiquante, elle ne porte ni voile ni foulard. Elle estime qu'elle est aussi digne de respect qu'une femme emballée de la tête aux pieds. Pour elle qui se bat pour l'égalité entre hommes et femmes, ce vêtement est un signe d'asservissement de la femme qui ne peut que la desservir.
     Elle a du se faire quelques ennemis en rappelant que son pays, la France, est de tradition catholique, qu'elle est considéré comme "la fille aînée de l'eglise" et que nous français n'avons pas à rougir ou avoir honte de notre histoire. C'est comme ça, il faut que les musulmans fassent avec cette histoire et s'intègrent en tenant compte de celle ci. Sinon aucune intégration n'est possible, et l'islam restera une religion qui posera un problème aux français de souche. Merci Madame de cette mise au point que beaucoup de français n'osent évoquer de peur de se faire traiter de racistes! Rappeler que notre histoire est ce qu'elle est, avec ses défauts, ses qualités, que l'Eglise a façonné notre  identité depuis des siècles, des noms de nos villes et villages en passant par nos traditions culinaires, notre musique ou notre littérature. Seule une musulmane pouvait se permettre de mettre les points sur les "i" de cette façon. Rappeler qu'en France on pouvait pratiquer l'islam en toute liberté, il fallait que ce soit dit. Mais se promener "sous blister", NON!
     Elizabeth Badinter est violemment contre le port de la burqa. Pour elle, c'est un trouble à l'odre public incompatible avec une vie sociale normale. Comment aller chercher un enfant à l'école en refusant de montrer son visage? Comment savoir si on a en face de soi un homme ou une femme? Comment se marier sans que le maire puisse s'assurer de l'identité de la mariée? Comment faire des photos d'identité sous un rideau?. Comment ausculter une patiente si on ne peut ni la toucher, ni la regarder? En Angleterre, les femmes  hospitalisées portent des tenues spéciales avec voile pour les cheveux, manches longues... Voir ces "Belphégor" tout en noir se promener dans la rue impressionne les enfants et leur flanque la frousse!. Ces "fantômes noirs" ne font pas partie de notre tradition. Ces femmes ne se dévoilent pas parce que nous "ne serions pas assez pures" pour voir leurs visages? C'est insultant pour les femmes au visage visible et aux cheveux libres.
     Le représentant de l'association des musulmans a bien essayé de dire que "puisqu'on acceptait le "dévoilement" dans la rue, on devait accepter le "voilement" au nom de la laïcité et de la liberté". Il s'est fait renvoyer dans les cordes: "Ce n'est pas parce qu'on est dans un pays libre qu'on a le droit de faire n'importe quoi, de dire n'importe quoi ou de s'habiller n'importe comment". Liberté ne veut pas dire tout accepter. La laïcité n'est pas la négation de la religion, mais le possibilité de pratiquer le culte qu'on a choisi en toute liberté, ou de n'en pratiquer aucun, à condition que cette pratique soit en accord avec les lois de la République. Cette dernière partie de phrase est primordiale et il ne faut jamais l'oublier.
    Quant à Dominique Voynet, elle pense qu'il n'est pas nécessaire de légiférer, puisqu'il y a une loi contre les "signes religieux ostentatoires". Le port du voile intégral peut en être un et passible de réprésailles. Certains pays donnent des amendes aux femmes qui portent ce vêtement. On veut interdire le port de la cagoule ou de la capuche pendant les manifestations, et on autoriserait le port de ce linceul au nom d'une religion! C'est un non-sens.
     Le plus important de cette émission fut un court reportage ou l'on interviouvait une jeune femme de 19 ans, voilée de la tête aux pieds. Ce document était dérangeant car on entendait une voix, mais elle ne sortait pas d'un "humain". C'était une "chose" dépersonnalisée, un Belphégor noir qui s'exprimait. On ne dit pas son prénom, comme si elle n'était que cela, une silhouette noire et anonyme. Elle était de religion catholique, et s'était convertie à l'islam depuis plusieurs années. Elle affirmait que c'était "son choix" de sortir voilée. Dans ses paroles quelques mots m'ont sauté aux oreilles, mais n'ont pas retenu l'attention des assistants à l'émission. Avait elle rencontré son mari avant sa conversion? Non, après. Ses frères se sont convertis avant elle, comme par hasard! Comment était elle arrivée à se vêtir de cette façon? C'est son choix? je ne peux pas le croire. Elle s'est "ratée" au détour d'une phrase: "on m'a orienté...". Alors libre choix ou choix induit? Deuxième solution à 99 chances sur 100! Cela s'appelle du bourrrage de crâne chère Madame! Et vous n'êtes pas libre de votre choix contrairement à ce que vous pensez. Un jour vous en prendrez conscience et ce sera trop tard! Vous avez adopté la burqa pour vous "rapprocher de votre Créateur". Et bien dans ce cas, vous devriez vous balader dans la tenue d'Eve puisque c'est comme cela que vous êtes née et que Dieu vous a faite!
    Vous êtes choquée, ainsi que votre mari (qui lui se balade à visage découvert dans la rue, avec barbe et robe longue) de vous faire insulter dans la rue, par des musulmans qui plus est! Mais c'est choquant de vous croiser dans cet acoutrement. Votre tenue nous humilie. Vous êtes tellement au dessus de nous que vous ne nous jugez pas digne de vous regarder! Nous au moins, vous voyez qui nous sommes, nos émotions, nos visages, nos humeurs, nos joies ou nos tristesses. Derrière votre voile vous n'êtes qu'une "voyeuse". Ne vous étonnez pas qu'on vous rejette. Votre cher époux a peur pour vous quand vous sortez dans la rue, que vous vous fassiez agresser ou insulter!. Promenez vous en jupe ou en jean et personne ne vous dira rien. On ne vous remarquera même pas! Il envisage de partir en Angleterre ou dans un pays qui vous accepte comme vous êtes. Pourquoi ne pas aller en Arabie, en Afghanistan, ou je ne sais où dans un lieu qui vous permettrait de vivre votre secte à votre guise? Pourquoi rester en Occident? Notre façon de vivre vous déplaît? C'est simple: allez dans un pays dont la tradition vous agrée, mais n'essayez pas de nous imposer votre secte, repoussée par les musulmans eux mêmes. 
    Vous dites que vous n'êtes pas une extrémiste! Si vous en étiez une qu'est ce que ça serait!
     Vous semblez plutôt une jeune femme en rupture avec votre pays, votre religion catholique et je ne serais pas surprise que vous ayiez des comptes à régler avec votre famille! Je ne crois pas une minute que vous vivrez ainsi toute votre vie. Ou alors, bon courage! 
     J'ai regretté qu'on n'ait pas entendu une opposante à la burqa, une femme qui n'ait pas choisi cet éteignoir. Mais comme le dit Fadela Amara, "celles qui refusent cela, on ne les entend pas, elles n'ont qu'à subir, elles n'ont rien pour se défendre". Et on ne les entendra jamais. C'est elles qu'il faut défendre et protéger parce qu'elles sont en danger. Il est nécessaire "d'interdire" ces pratiques comme l'excision ou les mariages forcés. Les interdire parce qu'ils sont contraires à nos valeurs. On ne peut pas tolérer n'importe quoi au nom de la "liberté" dans notre pays.
     Mais la personnalité la plus marquante avec Fadela Amara, fut Abdenour Bidar. Il parle de secte qui met en danger la vie des femmes et les acquits de la lutte pour l'égalité entre les sexes. Si vous saviez cher Monsieur, le plaisir que j'ai eu à vous écouter! Enfin un homme qui osait dire que "la burqa est une "pathologie religieuse" mais n'a rien de l'islam. Cette secte islamiste doit être combattue parce qu'elle ne s'appuie sur rien de religieux. Ce n'est pas parce que nous sommes dans un pays de droit que nous devons accepter la burqa dans les rues. La burqa est l'avant garde des islamistes qui n'ont aucun but religieux, mais politique. C'est une lutte pour le pouvoir, pas pour l'islam. Meci monsieur de l'avoir dit. 
     Comme d'habitude, quand un débat est intéressant j'ai deux fois plus de questions après qu'avant.
     J'espère qu'on ne verra bientôt plus dans la rue tous ces fantômes noirs, ces femmes voilées qui ne peuvent sortir comme elles le veulent, travailler si elles le désirent. 
     Profitez donc du soleil sans vous faire griller comme une merguez. Et dites vous que "Dieu n'a pas créé la lumière pour la mettre sous un boisseau".
     Bonne semaine
Par monique de lavesvres
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Mercredi 24 juin 2009
2009 06 24, lettre ouverte à Dieu
      J'aurais aimé vous écrire, "Mon cher Dieu", mais aujourd'hui, j'ai un peu de mal, ces mots là ne passent pas.
      Depuis presque 60 ans que Vous m'accompagnez, j'ai eu des hauts et des bas. Mais aujourd'hui, j'ai le moral au ras des pâquerettes. Depuis le début de la semaine, les calamités s'accumulent.
      Vous avez rappelé à Vous le fils de nos amis: 28 ans, un jeune homme plein d'avenir qui s'est éteint dans son sommeil. Sans doute n'a t il pas souffert, du moins peut on l'espérer pour se consoler. 15 mois de souffrance, de crises de désespoir, suivies de bouffées d'espoir pour revenir au point de départ. Sa famille a vécu mille morts. J'ai vu sa mère se rétrécir, maigrir à vue d'oeil, son père se désespérer. Vous me direz peut être que Vos "desseins sont impénétrables" et que vous avez Vos projets que nous ne pouvons pas comprendre. C'est peut être vrai, et qui suis je pour en juger? Mais ne pouviez vous pas le laisser à sa famille? Voir leur chagrin ne Vous fend il pas le coeur? Moi qui ne suis qu'une pauvre humaine j'en suis déchirée.
      Ce n'est pas tout, Notre voisin que Vous avez, lui aussi, enlevé aux siens d'une façon affreusement brutale: crise cardiaque en moins de trois minutes, rien à faire, aucun soin possible. Pourquoi ça? Il ne vous dérangeait pas. Pourquoi l'avoir enlevé à sa mère? Elle a 85 ans, sa vie faut des plus dure, mais elle avait fait avec son mari une belle famille de 7 enfants, la grande réussite de sa vie. Elle était très fière de ses enfants, sa grande consolation, et Vous lui en prenez un! Il avait 56 ans et il allait marier sa fille le mois prochain. Vous n'auriez pas pu attendre un peu pour lui éviter cette épreuve? Ma grand mère disait toujours: "Le Bon Dieu est Bon Père", elle vous faisait une totale confiance. Aujourd'hui, j'ai du chagrin car nous perdons un ami cher. Et je vois les larmes dans les yeux de sa mère, et cela me fend le coeur. Une question me revient sans cesse: Pourquoi? Il travaillait dur, il était sympathique et agréable, gait, on riait souvent en se refilant des plants de fleurs ou de légumes. Il venait de recevoir sa lettre de licenciement, mais il le prenait assez bien en se disant qu'ils y arriveraient puisque leurs enfants étaient grands.
      Nous qui sommes de pauvres humains qui peinons chaque jour, qui essayons de construire une maison pour notre famille, qui vivons bien modestement, qui essayons d'être heureux, pourquoi tout détruire d'un seul coup ce bonheur fragile qu'on a essayé de construire avec tant de peine? Je ne Vous comprends pas! Notre tout petit bonheur vous serait il si insupportable que Vous nous le preniez à peine construit? J'en ai lourd....lourd....
      Et comme pour en remettre une dernière couche, un autre ami qui m'est cher qui se retrouve avec hospitalisé avec un cancer. Il est sous chimiothérapie et je croise les doigts pour qu'il ne lui arrive rien. Je n'ose vous prier de lui accorder la santé après une telle semaine! Pendant 15 jours mon ordinateur a été en panne, et je crois que le Votre doit avoir également quelques soucis pour que Vous nous infligiez de tels chagrins.
     Voilà pourquoi je suis en colère, parce que je suis tellement triste!               
     J'aimerais Vous prier, mais ce soir je n'ai pas le courage. Tout ça me dépasse, et peut être avez Vous Vos raisons, mais je ne comprends pas toute cette souffrance infligée à des êtres que j'aime, qui n'exigeaient rien de particulier, sans ambitions démesurées, sans méchanceté, honnêtes, qui ne demandaient qu'à vivre tranquilles avec leurs familles les quelques années qui leur étaient imparties sur cette Terre. et que vous nous avez repris brutalement.
     Vous dire tout cela ne fut pas très facile car j'ai le coeur lourd de tristesse. Demain peut être que cela ira mieux si Vous nous faites un petit signe pour nous encourager, nous dire que Vous ne nous abandonnez pas, même si on ne Vous comprend pas toujours. Les humains sont de très petites choses tellement fragiles! Prenez pitié de nous, regardez nous avec amour et ne nous infligez pas ces douleurs qui nous brisent. Nous sommes imparfaits mais nous ne le méritons pas. On fait comme on peut, ce qu'on peut en se trompant souvent. Ne nous en veuillez pas de nos faiblesses, Vous nous avez créés comme ça.
    
Par monique de lavesvres
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Jeudi 18 juin 2009
2009 06 18, adoption.
     Depuis le 3 janvier, nous avions un jeune réfugié chez nous. Pas un jeune humain, non, un petit matou gris tigré, avec des joues blanches, un joli regard et un poil soyeux. Chat européen dans toute sa splendeur.
     A son arrivée, il ne paraissait pas malade, mais maigre à faire peur. D'ailleurs, le titulaire en avait la trouille tellement il miaulait fort. Dès qu'on mettait le nez dehors, il pleurait comme un malheureux jusqu'à ce qu'on lui ait donné quelque chose à manger. Au début nous avons dû le rationner afin qu'il ne prenne pas une indigestion. Il se jetait sur la plus modeste croquette, sur le plus petit bol de lait, sur la moindre miette comme si c'était la dernière de sa vie. Petit à petit, il se mit à manger normalement, mais dès qu'il entendait le bruit d'une casserole, il hurlait comme un perdu.
     Notre angora habituel, égoîste comme tous les enfants uniques, a commencé par regarder de travers ce nouveau venu qui mangeait à côté de lui, entrait dans "sa" maison, et allait parfois jusqu'à squatter "son" coussin préféré! Nous avons du faire des cellules d'aide psychologiques pour félins traumatisés. Pour le petit parce qu'il se sentait un peu paumé, et pour le gros parce qu'il sentait son fauteuil préféré menacé par un gamin qu'il aurait volontiers jeté à la rue. Peu à peu, ce fut la paix armée, le petit ne voulant pas se mesurer au gros, et le gros se sentant assez fort pour être magnanime.
     Après avoir fait la leçon de morale à notre peluche titulaire, nous avons envisagé l'adoption de notre petit visiteur. Il entrait désormais dans la cuisine, testait les carpettes, les coussins, les fauteuils comme pour se faire une idée et savoir si la crèche serait à son goût.
     Une question se posa alors: minou ou minette? J'avais beau ruser pour essayer de voir s'il y avait des pompons ou pas, comme il était encore très jeune, que dalle! Aucune indication. Mais par moment, quand le gros s'approchait de lui, il se mettait à faire la sirène! c'était incroyable tant de voix chez un aussi petit félin! Nous en avons déduit qu'il avait peur ou qu'il était en chaleur. Je penchais plutôt pour les chaleurs, mon macho préféré plutôt pour la trouille. Par mesure de précaution, je courus acheter une boite de pilules, et tous les 8 jours, je marquais une croix sur le calendrier.
     Voyant qu'il avait vraiment l'intention de s'installer, nous avons décidé de l'adopter et de le faire castrer. Je ne voulais pas d'une minette qui me ferait des chatons tous plus craquants les uns que les autres et qu'il faudrait tuer. Je m'en sentais incapable. Et je n'étais pas la seule! Rendez vous fut pris chez le véto, et lundi soir, il découvrait la clinique. Vous me croirez ou pas, il nous manqua comme s'il était là depuis des années! Même notre enfant gâté se demandait ou était passé le petit emmerdeur qui lui piquait son coussin. Mardi on récupéra une sorte de zombie qui marchait de travers, avait une patte rasée et un gros pansement sous le ventre. Il nous regardait avec de grands yeux vagues qui lui donnait l'allure d'un chat myope! Lui qui ne voulait jamais dormir à la maison, je l'installais dans la buanderie avec son coussin, un peu d'eau et de lait, une caisse parfumée pour ses petits besoins, sans qu'il émette la moindre protestation. Le lendemain matin, il marchait toujours de travers, mais il avait repris un regard normal. Aujourd'hui, il a passé sa journée dans le jardin, allongé à l'ombre. Il va encore drormir une ou deux nuits dans la buanderie, et après il va retrouver ses nuits dehors, sur le fauteuil de la terrasse qu'il sest annexé.
     Voilà toutes les nouvelles de notre petite vie de campagne. Nous avons désormais un gros angora et une petite minette. Oui, c'était bien une minette, pas étonnant qu'on ne voie rien! 
      Vous me direz que tout ça est sans importance. Pour nous, si. Cette petite minette a désormais son nom, sa gamelle et son coussin. C'est maintenant une petite MACF, c'est à dire "Minette Avec Coussin Fixe", au lieu d'être un matou errant, peut être abandonné. Je suis persuadée qu'elle était habituée à une maison. S'est elle perdue? A t elle été abandonnée? On ne le saura sans doute jamais, car elle n'était ni tatouée, ni "pucée". Je trouve triste, si elle a été abandonnée, de prendre un animal et de s'en débarrasser sans plus de façon en le lâchant dans la nature. Je le redis, quand on ne veut pas s'occuper d'un animal, on n'en prend pas chez soi. Ce n'est ni un jouet, ni un déchet qu'on peut jeter à la poubelle! Si vous n'êtes pas capable d'assumer un animal, ça peut se comprendre et on ne peut pas vous en vouloir. C'est très simple, n'en prenez pas. Résistez à vos enfants et réfléchissez bien. Ne faites pas comme cette maman sur le marché qui voulait acheter un caneton à son gamin, "pour le mettre dans une bassine", dans un appartement! La fermière refusa catégoriquement de lui vendre. La mère repartit avec son gamin hurlant, mais sans caneton.
     Voilà toutes les nouvelles de la semaine. Il fait beau, les cultures sont magnifiques et s'il n'y a pas d'orage les récoltes devraient être bonnes. A la grâce de Dieu!
     Profitez du soleil mais ne vous faites pas trop bronzer, la peau comme un vieux lézard, ce n'est pas très sexy! Bonne semaine
Par monique de lavesvres
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Mardi 16 juin 2009
2009 06 16, les paysans en colère.
     Depuis des semaines on n'entend plus parler que de ça: les agriculteurs sont étranglés par la grande distribution, qui leur bouffe la laine sur le dos, qui les étrangle et les pressure jusqu'à plus soif.
     Hier soir encore, le "le téléphone sonne" sur Fr.Inter en faisait son sujet de débat. Etaient présents, des agriculteurs, des syndicalistes, la grande distribution tant décriée, MJ Husset de "60 millions de consommateurs", et des journalistes.
     On a eu droit de nouveau a la même antienne: les grands magasins se sucrent sur le dos des producteurs, le lait leur est mal payé et vendu trop cher au consommateur...etc...etc, depuis le temps qu'on l'entend on connaît le refrain, les paroles et la musique.
     Ainsi Mr Barnier va mettre en place une instance de vérification des marges auprès des grands magasins. Le représentant de cette industrie du commerce, a quand même posé la question qui fâche: "De quel droit venir contrôler leurs marges? Le commerce et les prix étant libres dans ce pays, c'est irréalisable". Exact. On n'est plus en économie soviètisante et administrée et n'importe qui ne peut pas demander des comptes à n'importe qui sous prétexte que ça l'arrange. Dans ce cas, pourquoi ne pas demander aux agriculteurs combien ils touchent de subventions diverses par an? Je pense que ce serait un tollé général. (Je crois qu'on peut désormais avoir ces renseignements sur internet, mais le monde agricole n'étant pas très branché en général, il y a peu de risques que certains fassent ces recherches.) Les commerçants, les salariés, les professions libérales, tous paient des impôts en fonction de leurs revenus déclarés. Les agriculteurs qui paient des impôts font aussi une déclaration. Ce qui revient à dire que les gesticulations de Mr Barnier ne sont que poudre aux yeux pour éviter que les paysans sortent les tracteurs avant les vacances. 
    C'est dans les dernières minutes qu'on a, enfin! entendu quelques vérités. Entre autres, "Pourquoi les paysans qui produisent les matières premières n'organisent ils pas eux mêmes leur propre circuit de distribution et de vente?". Le syndicaliste de service, c'est à dire la FNSEA,(à l'exclusion de tout autre représentant du monde agricole, comme si la Confédération Paysanne n'existait pas, le Modef non plus, comme si aucun autre syndicat existait. Et pourtant ils sont là, mais c'est toujours la FNSEA et ses dérivés qui tiennent le crachoir) fut bien embêté pour répondre. Car pour faire du commerce il faut investir, faire des emprunts qu'on doit rembourser. Donc il faut "faire de la marge" pour vivre. les paysans ne savent pas faire ça, ils n'ont pas appris la commercialisation des produits. Un copain me disait que dans les écoles agricoles on enseignait aux élèves à "produire", pas à "vendre". Mais l'un ne va pas sans l'autre. Surtout actuellement, on ne peut plus se contenter de produire quoi que ce soit qui ne se vende pas. Les paysans produisent mais ils ne maîtrisent pas la filière complète ce qui les fait tomber pieds et poings liés dans les filets de la GD. Celle ci en profite, c'est de bonne guerre. Même si on n'approuve pas ces méthodes, elles sont légales et on ne peut rien y faire.  
     La seule défense du consommateur, c'est d'aller faire ses courses ailleurs. Ce que certains font de plus en plus. Les AMAP refusent du monde, les marchés de village reprennent du poil de la bête et la vente directe se porte plustôt bien. Et pas que chez les bobos! Il y a de plus en plus d'acheteurs modestes qui font leur marché, qui récupèrent des fruits pour faire les confitures, des légumes en fin de marché pour les conserves. Allez y, traînez un peu, regardez autour de vous, vous vous en rendrez compte. Et ça se fera de plus en plus. Les gens en ont ras le bol des grands magasins! Et c'est tant mieux, j'applaudis des deux mains!
    L'un des intervenants, a osé dire, enfin! qu'on produisait trop de lait et trop de viande. Cent pour cent d'accord, mais c'est une vérité pas bonne à dire. Et pourtant c'est vrai. Je ne dis pas que les paysans sont trop nombreux, mais qu'ils produisent trop chacun. Trop de lait, trop de viande, et plus ça va, plus il y en a. Moralité, les prix baissent et ne sont pas prêts de s'arrêter. Car pour maintenir leur pouvoir d'achat ils produisent chaque année un peu plus. Pour faire remonter les prix, il faudrait faire comme les pays producteurs de pétrole: réguler leur production. Ce qui me paraît impossible en agriculture, les paysans sont trop individualistes pour réellement s'entendre. "Il faut baisser la production? Très bien, mais que le voisin commence puisqu'il est plus grand que moi". Avec ces théories, il n'y a pas de raison que ça s'améliore un jour. Ce qui est valable pour le lait est valable pour la viande.        
     L'agriculture est comme le serpent qui se mord la queue, on n'en sort pas, parce qu'on a peur de dire ces vérités qui dérangent aux agriculteurs de crainte qu'ils ne bloquent le pays. Alors on les amuse avec des fausses promesses absolument irréalisables. Dont on sait qu'elle sont inapplicables. Les gouvernements le savent, la FNSEA itou! Mais on fait "comme si". Les intérêts des uns et des autres sont trop liés pour qu'on prenne le taureau par les cornes afin de sortir de cette situation complètement bloquée.
    Pour le moment, on en est là. Toute l'agriculture est à réformer, sous sa forme actuelle elle a vécu, il faut désomais produire moins mais meilleur, comsommer sur place des produits de saison. Les dernières élections européennes ont penché en direction des écologistes, et ce n'est pas à négliger. Il faut en tenir compte pour tout.
    Voilà ce que je retiens des diverses lectures, émissions, débats sur le sujet que j'ai étudiés. Il se peut que je me plante en beauté, à vous de me le dire. Je vous dis ce que je pense, je le dis avec force parce que j'y crois, mais ça ne veut pas dire que j'ai raison!
     A vous de juger!
Par monique de lavesvres
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Mardi 16 juin 2009
2009 06 16, de toutes les couleurs.
     Aujourd'hui, je sens que je vais me faire des ennemis, mais vraiment, si le ridicule tuait encore, il y aurait des morts à la pelleteuse dans notre Charolais.
     Ci dessous, l'intégralité d'un article paru le 12 Juin dans le journal local, la "Renaissance", Rue des deux ponts, 71600, Paray le Monial.
     "Dans le cadre du projet "Nos charolaises prennent des couleurs" imaginé par la Maison du Charolais pour célébrer les 10 ans d'ouverture de son espace mudéographique, le mercredi 27 Mai, le directeur de la Maison du Charolais réceptionnait la livraison de 15 gabaritsd de vaches en résine. Le projet a été conduit par Christain Huré, maquettiste à Chalon sur Saône qui a fait réaliser les maquettes en Pologne.
      Les 15 vaches réalisée sur mesures pour ce projet seront ensuite travaillées à partir du 22 Juin par une dizaine d'artistes (peintres, mosaïstes, photographes, plasticiens) qui seront accueillis successivement en résidence à la Maison du Charolais tout au long de l'été 2009. Les élèves de l'école maternelle Marguerite Bouzereau seront également de la fête et réaliseront avec l'aide des artistes, et comme les artistes, diverses créations évoquant la race bovine et le territoire charolais.
    Arrivée des artistes à partir du 15 Juin, travail sur les gabarits.
    Ce dimanche 14 Juin, journée nationale du Patrimoine du Pays. Visite de l'espace muséographique et dégustation de viande de boeuf (2€)
    Renseignements: Maison du Charolais, RCEA, 71120, Charolles. Tel: 03 85 88 04 00"
    (Petit détail qui a son importance. Vous qui prendrez la RCEA pour venir voir les vaches en couleurs, vous ne trouverez pas la Maison du Charolais sur la RCEA, mais sur l'ancienne route de Charolles à Macon. Si vous restez sur la voie express, dite RCEA, vous la ratez)
     J'ai éclaté de rire en lisant ça! Qu'on ait eu l'idée saugrenue de faire faire des vaches en résine ...en Pologne! qui plus est pour les peindre, cela n'a rien de neuf, ça c'est fait à Paris il y a de nombreuses années. De grands artistes s'étaient attelés à la tâche et on trouve désormais ces oeuvres impérissables en modèle réduit (c'est plus simple à mettre sur un étagère!) de Niki de St Phalle entre autres si mes souvenirs sont exacts. C'est très laid, de toutes les couleurs les plus criardes qu'on puisse utiliser et ce n'est donc pas une idée révolutionnaire. On a juste 20 ans de retard comme d'habitude!
     Et les artistes vont venir "en résidence", c'est à dire à demeure pour crépir ces tas de résine de toutes les couleurs ou de toutes les matières. Petite question: aux frais de qui? Va savoir! Et bien, moi, j'aimerais bien savoir qui va payer la bouffe, les déplacements, l'hébergement de tous ces "artistes". Et combien de temps leur faudra t il pour terminer ces oeuvres immortellles qui feront date, on n'en doute pas une minute!, dans l'histoire de l'art contemporain?.
     La Maison du Charolais, sous l'égide du Conseil Général, est la "vitrine" (du moins a t elle été prévue pour ça) de l'élevage charolais. Alors je pense que cette fantastique opération promotionnelle doit être en partie financée par cette collectivité locale, c'est à dire nous, les charolais. Et à côté de ça, le même Conseil Général, crie haut et fort qu'il n'y a pas d'argent en Saône et Loire pour planter des arbres le long de la RCEA et qu'on est obligés de mettre cette route nationale en concession privée parce qu'on ne peut pas payer les travaux! On se fout carrément de nous! On est allés en Pologne pour faire fabriquer ces vaches en plastique, et ce n'est pas la porte à côté. Il a bien fallu leur payer le voyage à ces satanées bestioles! Elles ne sont quand même pas venues "à pattes" de Varsovie ou je ne sais quel ville polonaise au nom imprononçable. Il a déjà fallu payer la réalisation, puis le transport, puis le personnel de transport, puis les frais d'essence pour le transport... N'en jetez plus, la coupe est pleine, et chez moi, elle déborde carrément.
    Je n'irai pas plus loin, je vous laisse méditer sur ce projet. Et il me semble qu'on devrait exiger des promoteurs de cette idée qu'ils nous disent à combien revient cette campagne de peinture sur vaches. Je suis sûre qu'on aurait des suprises!
     Et puis je leur souffle une idée bête: pour faire connaître la viande charolaise, faites la déguster, qu'on en trouve de la "bonne" dans tous les restaurants, les cantines pour les gamins ou les entreprises, les boucheries, parout ou on peut se procurer de la viande. C'est la meilleure pub!
    Allez, amusez vous bien. Bonne journée
Par monique de lavesvres
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Lundi 15 juin 2009

2009 06 13, science sans conscience...
     Qui ne se souvient de cette maxime: "Science sans conscience sans conscience n'est que ruine de l'âme".
     C'était le sujet de ce matin samedi sur Fr. Inter. Les intervenants étaient intéressants et à défaut de donner  des réponses, le sujet posait les questions qui sont étudiées dans le cadre de la "bioéthique". 
      Qu'est ce que la "bioéthique"?: c'est "l'homme confronté à sa conscience".
     Et Dieu sait que les questions étaient nombreuses. 
    Je vais vous donner quelques questions qui ont retenu particulièrement mon attention.
     Pour parler de bioéthique, il est nécessaire de prendre en compte "l'état actuel de nos connaissances". Nous ne pouvons nous déterminer en toute connaissance de cause que pour ce qui nous est connu. Dans quelque domaine que ce soit. 
     Le premier sujet est le plus parlant: l'embryon. Est il déjà un humain à part entière? En devenir d'accord, mais doit on le considérer comme un futur humain, ou comme des cellules posées les unes à côté des autres qui ne représentent "que des cellules" pas plus "humaines" que des cellules de végétal.
     Quand on s'est demandé ça, tout de suite arrivent deux questions: l'avortement supprime t il un être humain ou ne fait il qu'éliminer un amas de "cellules" sans aucune importance?
    Si on choisit le deuxième postulat, on peut piocher dans ces cellules sans aucun problème pour faire des expériences ou des recherches. Les utiliser pour inoculer des maladies et voir les possibilités de défense de ces cellules, les détruire, les jumeler avec des cellules végétales ou animales.. Le terrain de recherche est infini.
    Si on pense que les cellules sont un être humain en devenir mais déjà existant, le champ des recherches se réduit: a t on le droit de faire des recherches sur un futur humain, même s'il se réduit à quelques cellules microscopiques?
     Vient ensuite la possibilité de la "fécondation in vitro", fécondation assistée, qui permet à des couples en mal d'enfant et ne peuvent en avoir de faire appel à la science pour suppléer une impossibilité physique de mener un enfant à son terme. On cultive pour cela des cellules prélevées sur les futurs parents. Pour mettre le maximum de chances de leur côté, les scientifiques en préparent plusieurs. Il y aurait donc une possibilité de mettre plusieurs enfants au monde. Mais on détruit les cellules surnuméraires. Est ce un "assassinat" ou une simple opération scientifique qui élimine des cellules sans importance? Peut on faire des recherches sur les cellules souches?
     Allons un peu plus loin dans les questions. Peut on dire que le fait de devenir parents est un "droit"?. Pour chaque couple, c'est une "possibilité" qui peut aboutir à la mise au monde d'un enfant, ou non! On peut parler du "droit à la vie", du "droit de respirer un air propre", "du droit de vote", mais peut on parler du "droit d'avoir un enfant"? Dans tout ce problème, c'est ce qui me déconcerte le plus.
    Tout de suite, cette question implique un aspect financier: les futurs parents faisant des fécondations in vitro, doivent ils être pris en compte par la sécurité sociale? Celle ci fut crée pour "soigner" tout un chacun selon ses besoins et sans discrimation financière. A sa création, on ne parlait pas de tout ça. Les frais pour ces fécondations artificielles pèsent lourds sur la sécu. Doit elle prendre en charge ces nouvelles technologies et les faire payer par tous? Certains diront "oui", d'autres "non". La technologie rend ces opérations faisables, doit on les inclure dans notre système de santé? Les grands prématurés qui seraient morts il y a encore 15 ans et qui, maintenus en couveuse pendant des mois, sous respirateur parfois, avec des soins continus donnés par un personnel très spécialisé doivent ils être aidés ou laissés pour compte au titre de dégâts collatéraux? Question bien ardue!
     Si on ne peut avoir d'enfant, on peut faire appel à une "mère porteuse" qui supléera la maman incapable de mener une grossesse à terme. Doit elle être considérée comme un "ventre" en location, doit elle accepter cette grossesse pour rendre service? Peut elle être payée pour ce temps pasé à porter le bébé d'une autre? Ce bébé ne sera t il pas "imbibé" par la mère porteuse. Cette relation est quand même très, très intime, et les émotions de la mère porteuse sont ressenties par le bébé "in utero", le milieu ambiant dont l'enfant perçoit les échos, les bruits, les sons, les musiques ou les paroles ne vont ils pas influer sur ce qu'il deviendra? On parle de "langue maternelle" pour désigner la langue que le bébé entend dans le ventre qui l'héberge. Sera t il bilingue si la mère porteuse est étrangère?
    Il y a un ou deux ans, on a vu une mère porter l'enfant de sa fille. Ce bébé est il le fils de sa mère et de son père, ou le fils de sa grand- mère et de son père? Ou va t il se situer physiquement dans l'histoire de sa famille? Psychologiquement, saura t il trouver sa place? Vous pouvez penser qu'on se fait des noeuds au cerveau pour rien, mais je crois que la question vaut dêtre posée. En France les mères porteuses sont interdites. On va à l'étranger pour y avoir recours.
    Les progrès de la science vont si vite qu'on s'y perd un peu, et qu'une question en appelle une autre, qui en induit une autre, qui en fait jaillir encore une autre... On a l'impression que cela n'a pas de fin.
    Les couples lesbiens ou homosexuels peuvent ils adopter un enfant? Est ce que ça peut perturber un enfant d'avoir deux papas ou deux mamans? Certains diront que l'important c'est "l'amour". Oh que oui! Hélas, ça ne suffit pas pour faire un enfant équilibré. Il n'y a pas que cette situation qui peut perturber un enfant, je le sais bien. Il y a bien d'autres cas qui déséquilibrent un enfant, ce n'est qu'une situation perturbante de plus.
    Certains couples font appel au don de sperme. Celui ci est anonyme et gratuit. C'est très bien, et je suppose que toutes les précautions sont prises afin que le bébé à naître soit en bonne santé. Mais en cas de maladie génétique non détectée avant le don de perme, a t on le droit de lever l'anonymat afin de pouvoir soigner l'enfant?. Certains donneurs ne sont ils pas tentés de savoir ce qu'est devenu "leur" descendant?
     Et le clonage! On en parle bien moins parce que c'est une technique pas encore très au point qui connaît de nombreux échecs. Mais dans 10 ans? Est ce que ce sera une manipulatiion courante ou aura t on abandonné le projet par "éthique"?
     Dès qu'on parle d'enfants, vient tout de suite le sujet de la "normalité". On veut un enfant réussi: intelligent, qui fera de bonnes études, beau, gentil avec toutes les qualités! Mais si on détecte une anomalie. Doit on avorter ou pas? J'ai eu l'occasion d'entendre au Vieux Rompon, en Ardèche, un concert de musique classique: flûte de Pan, guitare. Je ne voyais pas les musiciens, mais c'était de bons interprètes. Quelle ne fut pas ma surprise de voir à la fin du concert, que le flûtiste avait un mognon à la place d'un bras, et que son autre bras avait une sorte de pouce et d'index au niveau du coude! Et c'était un musicien remarquable! Il éclatait de joie de vivre, se moquait de son handicap avec un humour ravageur. Alors, dans un cas comme ça, avorter ou pas? Si sa mère l'avait fait, nous n'aurions pas eu la joie d'entendre cette superbe musique.
    Puis vient le plus dur: la vente de reins, d'organes par des gens qui n'ont d'autre moyen de survivre. Une nouvelle loi doit préciser que cette vente ne doit se faire que "si le donneur est consentant". Encore heureux! Mais je sais que ce n'est pas toujours le cas. Qu'on prend parfois des organes à des prisonniers, et que ceux qui se vendent ainsi, sont consentants parce qu'ils n'ont pas d'autre choix. Ce n'est plus du consentement, c'est de l'obligation. On n'est plus libres de ses choix. C'est donc de l'exploitation de la misère, presque pire que l'eclavage. Mais comment ne pas comprendre qu'on ait envie de sauver l'un de ses proches en danger de mort? Comment ne pas se dire qu'il ne faut  pas se poser de questions pour savoir d'où vient le rein, un inconnu qu'on ne verra jamais, que la vie de ceux qu'on aime est irremplaçable? Les humains ne sont pas des héros. Et j'espère ne jamais avoir à me poser cette question, je ne saurais pas y répondre.
    Il y aurait encore tant de choses à dire sur le sujet. Vous avez pu voir que je sais être sérieuse quand le sujet vaut le coup et que je suis même capable de ne pas râler! Mais cette émission m'a posé tant de questions que je ne suis pas sûre d'avoir un jour des réponses. 
    Pour finir, une phrase de Matthieu Ricard:"Tout ce qui est réalisable n'est pas forcément souhaitable"
    Bonne méditation... 

Par monique de lavesvres
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Vendredi 12 juin 2009
2009 06 12, bric à brac de la semaine
     Décidément ces temps je vous délaisse! C'est que j'ai pris du retard dans le jardin et il faut remettre à niveau les plates bandes, la cour, les jardinières...
     Mais il y a eu un grand événement aux européennes: les verts sont passés devant le PS dans notre petit village. Sur 300 habitants, 144 voix pour les écolos. Je n'en reviens pas! Mais il ne faut pas se faire trop d'illusions, nos gouvernants ne vont tirer les leçons de ce vote aussi rapidement que ça.
     Je n'ai pas suivi le (trop!) fameux débat entre Cohn-Bendit et Bayrou, mais j'ai entendu le principal extrait aux infos. Bayrou s'est fait du tort c'est certain. Mais je crois qu'il a tapé juste en disant que notre Grand Ecolo de l'Elysée et notre rescapé de Mai 68 se téléphonaient souvent. Et cela m'inquiète un peu. J'ai fait un pari avec mon médecin que si le grand Ecolo agitait assez fort un poste de ministre ou sous ministre devant certains écolos, ceux ci seraient tentés, au nom de l'efficacité et de la promotion de l'écologie, de sauter dans le panneau à pieds joints. Et en prenant de l'élan en plus, pour être sûr de bien se casser la figure. Je dis qu'ils en sont capables, mon toubib me dit que non. J'aimerais bien perdre ce pari (sans enjeu), car si par un malheureux hasard je gagnais, je serais très déçue.
     Car j'ignore si vous avez remarqué, mais le lendemain de l'élection, le Grans Sachem a commencé à faire les yeux doux au moindre mec un peu vert qui pointait son nez à moins de cent mètres! On a vu ce que ça a donné avec le PS, je crois qu'il ne s'en remettra pas. Il fonctionne en local (et cest le principal) mais au niveau national, il est moribond. Il faut du changement, et tant que ce sera "gauche caviar-haute-couture-grande-cuisine-pipeule", ils se casseront la figure car ce parti n'est plus crédible. Déjà qu'il n'était pas tellement pris au sérieux! Là, il en devient risible. Les deux tigresses ont beau vouloir se lécher le bout du museau en signe d'amitié, on sent que le coup de dents est à portée de mâchoires et le coup de griffe prêt à partir. Quant aux éléphants, ils sont assoupis dans leur réserve et n'ouvrent un demi oeil qu'une fois tous les 15 jours! Les lionceaux ont beau avoir des dents à rayer les parquets, ils n'ont aucun parquet à portée de mâchoire. Ils sont encore loin du pouvoir, rongent leur frein et essaient de se faire les quenottes et les papattes sur les malheureux os qu'on leur laisse ronger.
    Le PS aurait dû se méfier! Sarko a utilisé ni plus ni moins la même méthode que Mitterand avec le PC. Il n'existe plus qu'à l'état d'utopie,  de pensée philosophique ou d'antiquité. Dans un an, le PS sera un fantôme...
     Vous me direz que j'ai la critique facile. C'est vrai, et lors de l'une de nos innombrables engueulades avec le maire du village voisin, il m'a dit que je n'avais qu'à me faire élire! Mais ça va pas la tête? On ne peut être élu que si on appartient à un parti, et je ne fais partie de rien, je n'y tiens pas du tout. Je n'ai pas l'intention de passer ma vie à avaler des couleuvres! J'ai trop vu Dominique Voynet pour ne pas avoir envie de suivre son exemple. Si j'étais maire d'un village, je serais un(e) horrible dictateur (dictateuse?) et je prendrais les décisions que je juge raisonnable sans rien demander à personne! Les gens sont trop indécis, prennent en compte tout un tas de susceptibilités auxquelles je n'attache aucune importance. Gouverner quoi que ce soit c'est prendre le risque de déplaire. Par exemple, supprimer les désherbants dans le village me paraît une décision à prendre rapidement, sans savoir si le conseil municipal donnera ou non son accord. Ce n'est pas démocratique? Bien sûr que je le sais. mais il n'y a que cela d'efficace.
     Quant au "Grenelle de l'Environnement", j'ai beaucoup aimé l'édito de Thomas Legrand sur Fr Inter: il dit carrément que c'est pour "amuser la galerie" et que Sarko est tout sauf un écologiste! Il récupère, il ramasse, mais appliquer son "Grenelle", rien n'a été fait pour l'instant et ce n'est pas demain la veille qu'il le fera. Ce serait un bouleversement de l'économie, de l'agriculture, des banques... et il ne sera jamais prêt à jouer à ça. On pourrait dire ainsi "Beaucoup de Bruit pour Rien".
     J'ai entendu ce matin une info qui m'a ravie. En Guadeloupe et Martinique, les "produits régulés" obtenus par le gouvernement ont disparu des supermarchés! Plus référencés! Alors qu'ont fait les guadeloupéens? Ils ont déserté les supermarchés pour retourner au marché acheter des légumes, au port pour le poisson et les crustacés. Quand on connaît les marchés de St Pierre ou St François, on sait que personne ne mourrra de faim aux Caraïbes. Quand ils ne vont pas carrément pêcher, vu que la mer est quand même toute proche! Ils ont aussi remis les jardins autour des maisons pour les poivrons, les courgettes, les patates douces, les tomates.... Voilà, ils ont tout compris! Bravo les îliens, continuez et vous gagnerez le pompon. C'est ce que devraient faire les gens qui trouvent que les super-hyper sont trop chers.
     Une autre nouvelle qui me met les nerfs en pelote: certains citadins qui viennent en campagne ne supportent pas les cloches des églises, les tourterelles, les clarines des vaches, les coqs des voisins, les tracteurs dans les prés et les vaches qui bousent sur la route. Et j'en oublie.
     Je comprends qu'on ne supporte pas les lisiers de cochons et les cochonneries qui les produisent, l'odeur d'ensilage qui est une vraie infection. Ces problèmes là sont des nuisances et c'est plus grave. Mais qu'on vienne en campagne et qu'on râle contre des bruits aussi anodins que le chant du coq ou les clarines de vaches, là, ça ne va plus. Et les camions, ils ne font peut être pas de bruit? Ils ne polluent pas? Il faut choisir dans la vie, savoir ce quon veut. Et tous ceux qui ne supportent pas les bruits de nos campagnes, je leur conseille une chose très simple: ne pas venir. Dites, on n'est pas allés vous chercher! Alors si tout cela vous gêne, ne venez pas nous en...choser et restez donc où vous êtes. Ou achetez des boules Quies, et fichez nous la paix!
      Voilà les événements de la semaine. je n'ai pas beaucoup râlé en fait. Décidément, je vieillis! Il va falloir que je me rattrape le prochaine fois. Sinon ma réputation va en souffrir et je perdrai mon titre de "râleuse en chef".
      Il a plu sur mes céréales, j'espère qu'elles vont se faire de jolis grains bien ronds et qu'un orage ne viendra pas tout me foutre en l'air. Les cerises sont mûres et on fait des clafoutis, demain on ramasse une partie du miel. Cette année il y a eu beaucoup de fleurs aux arbres fruitiers, le temps a été beau pendant les acacias, la récolte devrait être bonne.
     Profitez de cette magnifique saison et portez vous bien....
 
Par monique de lavesvres
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Samedi 6 juin 2009
2009 06 06, faire bon poids...
     Ce matin, comme chaque fois que je vais à la pharmacie du village, je faisais la queue. Ce n'était pas plein, mais il y avait trois personnes avant moi qui remplissaient leur sac à pharmacie(offert par l'officine pour la nouvelle année) de la taille d'un respectable cabas à provisions. Il y tiendrait allègrement les provisions de la semaine pour une personne!. Les boites s'accumulaient, médicaments contre la tension, le diabète, pour la circulation, le cholestérol... C'est pire qu'un supermarché.
    J'en avais marre, je m'assis.
     Au niveau de mes yeux, se trouvait une paire de fesses.... énormes! Avec bourrelets assortis depuis la poitrine jusqu'aux hanches. Les cuisses étaient assorties, serrées dans un jean qui semblait avoir envie de craquer à toutes les coutures. Pour une taille de 1,70m environ, je pense que la propriétaire de ce popotin respectable devait atteindre le quintal!
     Ce qui me surprit, c'est la jeunesse de la propriétaire: entre 15 et 17 ans! Mais ce qui me stupéfia, ce fut l'ordonnace du médecin qu'elle venait de consulter: des médicaments pour la circulation du sang! Avec un poids pareil, pas étonnant que sa circulation soit mauvaise! Ce qu'il faudrait, c'est qu'elle maigrisse. Rares sont les personnes jeunes qui prennent du poids pour des raisons de déséquilibre hormonal. Cela arrive, mais dans la majorité des cas, surtout chez les jeunes, c'est une question d'alimentation déséquilibrée. Je ne voudrais pas parier, mais dans le cas de cette jeune fille, j'en mettrais presque ma main au feu. Et la seule chose que le médecin lui donne, ce sont des granules homéopathiques (dont je nie pas l'efficacité) pour la circulation et de la crème pour "jambes lourdes". C'est très bien pour le confort, et c'est vrai que ça compte beaucoup, mais pas un seul conseil pour s'alimenter différemment. On s'attaque au symptome, mais pas à la cause du problème: le surpoids de cette jeune fille. Sans conseils diététiques, c'est à parier qu'elle va continuer à grossir.
      Dieu sait que j'ai horreur des régimes, mais là, ce n'est plus une question d'esthétique, cela devient un problème de santé. Quand elle s'est retournée, j'ai reconnu une jeune fille qui fréquente la lycée de la ville voisine. Je vois ces jeunes gens régulièrement à la boulangerie proche de l'école. Sur le coup de midi, ils viennent acheter pans bagnats, sandwich, pizzas, quiches lorraines et viennoiseries (excellentes, les viennoiseries, une fois de temps en temps, mais tous les jours!)... Dans cette boutique, tout est réussi. Mais question calories, il y a la dose de la journée dans une seule part de quiche! Ces jeunes gens déjeunent ici tous les jours! Il existe bien quelques sandwiches thon-salade, mais avec de la mayonnaise. Ce qu'ils achètent le plus, ce sont les autres. Ou sont les fruits? Les légumes? Ce sont principalement des féculents, des oeufs, de la crème, du gruyère. D'accord, il faut en consommer, mais pas que ça! Et le boulanger qui est un commerçant, fabrique ce qui se vend. A quoi cela servirait il qu'il fasse des salades pour qu'elles sèchent dans sa vitrine?
     Pour faire bonne mesure et compléter ce régime complètement déséquilibré, on ajoute une bouteille de coca ou un "soft-drink"! Certains chioisissent une boisson "sans sucre ajouté". Bien, il n'y a pas de sucre, mais de l'aspartam, dont on commence à se demander si c'est vraiment bon à la santé et si cela ne serait pas un peu cancérigène.
     Bref, j'étais désolée de voir cette jeune fille obèse aller voir un médecin pour des problèmes de jambes lourdes et sortir du cabinet du praticien sans conseils diététiques. Comment je le sais? J'ai suivi la conversation de la jeune fille et de la pharmacienne. Difficile de faire autrement que d'entendre.
     Quand j'ai raconté cette anecdote à mon mari, il m'a découragée encore plus en me disant qu'en fait, le "médecin préparait sa clientèle de demain! A quatre visites par an, c'est rentable". Mais il a un horrible mauvais esprit. Comment la médecine peut elle devenir une question de "clientèle"? 
    Voilà le petit fait du jour qui me pose question: pour un médecin actuel, le malade est il un "patient" ou un "client"? Ce que je sais, c'est que la médecine évolue à toute vitesse. J'ai un copain kinésithérapeute qui m'a donné cette explication sur le manque de médecins dans nos campagnes: " les nouveaux médecins ne veulent pas venir en campagne parce qu'ils doivent se déplacer pour aller voir les malades chez eux. En ville, ils fonctionnent sur rendez vous. Ils ne maîtrisent pas leur emploi du temps, ne peuvent pas finir à heure régulières et tout ça fait trop de travail. Le médecin devient un "fonctionnaire libéral". C'est son opinion, moi, je ne fais que me poser des questions et je n'ai pas réponses. 
     Un détail qui semble confirmer son opinion. Ma maman, 88 ans, est sous anti coagulant. Tous les 15 jours, prise de sang et analyse pour vérifier son taux de TP-INR. Cette semaine, il fallait lui diminuer sa dose de médicament. Son médecin traitant étant absent ce jour là, c'est son collègue du centre médical qui reçut le message du laboratoire: supprimer le médicament du soir. Le médecin laissa un message sur notre répondeur à 20h25, (ma mère étant en liste rouge pour ne pas être importunée par les vendeurs de salons, cuisines) car nous étions absents. Je le trouvai à 21h15 à notre retour. J'ai appelé maman, elle avait déjà pris son médicament, et j'étais très inquiète.
     Ma mère habite à 300M de la maison du médecin. Elle n'a même pas eu l'idée de se déplacer jusque chez elle pour lui transmettre le message du laboratoire, alors qu'elle savait ma mère en éventuel danger d'hémorragie.
     Sans commentaire.... Bonne nuit. Enfin nous avons eu une journée de pluie.... 


Par monique de lavesvres
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Vendredi 5 juin 2009
2009 06 05, résumé de la semaine.
     Comme vous avez pu le constater je vous ai bien laissé tomber. Et bien oui, il y a des moments ou l'on ne peut pas faire ce que l'on veut.
     Plusieurs événements font la une en ce moment, alors je vais faire une revue de ce qui m'a paru important.
     LE LAIT:
     Les producteurs laitiers sont à la peine en ce moment et demandent une augmentation: produire 1000L de lait pour 280€,  cest maigre. Le premier poste important pour avoir du lait: la nourriture des animaux. On ne se contente plus de laisser brouter les vaches dans les prés du printemps à l'automne, et de leur donner du foin l'hiver, accompagné de betteraves, céréales.... Il leur faut désormais des compléments alimentaires, des tourteaux de soja et je ne sais quoi d'autre, qui renchérissent le prix à la production. Je suis dans une région d'élevage, et le lait n'est pas la ressource principale, je connais donc assez mal le sujet, si ce n'est en conversant aves des producteurs laitiers dans des réunions.
     Une seule chose est à constater, les prix baissent, à cause de la grande distribution qui tire tout vers le bas, parce qu'il faut du toujours moins cher. Alors on arrive à une aberration: du lait acheté pour des clopinettes à des producteurs qui n'ont pas d'autre choix que de passer sous les fourches caudines de ces magasins, des produits laitiers qui contiennent de moins en moins de matière première, le lait, remplacé par des adjuvants aux noms numérotés auxquels personne ne comprend rien. Une crème aux oeufs, ça devrait contenir des oeufs, du lait du sucre, et de la vanille éventuellement. Or on y trouve un épaississant, un colorant, un conservateur et j'en oublie des E quelque chose.... Tout cela pour ne pas utiliser le lait que la grande distribution trouve, malgré son prix modeste encore trop cher.
    Alors, les industriels de l'agroalimentaire remplacent le lait, les oeufs par des gelées, des trucs et des machins qui font encore baisser les prix pour vendre encore moins cher. Et pendant ce temps là, le lait reste dans les frigos, ce qui fait baisser les prix encore et encore. Il n'y a pas de raison que ça s'arrête. C'est à dire que quand on croit acheter une crème aux oeufs pour ses enfants, on achète un produit vendu au rayon lait mais qui en contient une infime proportion. Tant que les agriculteurs croiront que ce qu'ils vendent est une matière première, ils ne comprendront pas pourquoi les prix baissent.
    Les consommateurs n'achètent plus du lait, mais paient des services et des salaires: la réduction du lait en "poudre de lait" bien facile à conserver, les brevets de fabrication de la "crème aux oeufs Dupont dorée au four",le salaires des chimistes qui mettent au point ces merveilles, les carburants et les salaires des transporteurs pour faire voyager tout ça, d'une usine à l'autre, d'un entrepôts à un magasin... Le lait n'est plus qu'une très infime partie du produit qui n'a qu'une influence minime sur le prix de vente en magasin.
     Il en est de même pour le pain, j'ai fait un article ici même avec la composition d'une farine: "2009 01 27, bon comme du bon pain". Si vous êtes curieux, vous verrez ce qu'il y a dans la farine de votre baguette matinale. 
    Et il me semble que le monde agricole a oublié une définition simple mais très explicite: "CE QUI FAIT LA VALEUR D'UN PRODUIT, C'EST LA NECESSITE QU'ON EN A". Voilà, la base du commerce. Et pour le lait, puisqu'on nen n'a presque plus besoin pour faire des produits laitiers, les prix se casseront la figure encore longtemps.
    Pour info. On m'apporte à domicile le lait de la ferme bio à 8km de chez moi pour 0,70€ le litre. Je ne paie que le produit, la main d'oeuvre et le transport est minime.
    LES ABEILLES:
    On est début juin, et dans la région les foins sont déjà faits! Plus une fleur aux champs et on a fauché les bords de route. Les acacias sont défleuris et les abeilles n'ont pour ainsi dire plus rien à butiner. A part les jardinières. Ou les fleurs plantées dans les jardins, car il ne faut pas compter sur les haies pour avoir une floraison. Elles sont vertes, c'est tout.
    J'entendais hier soir sur Europe un sous ministre quelconque dont je n'ai pas entendu le nom, dire que ce n'était pas très grave, car "dans certains pays, on pollinisait les arbres fruitiers et les fleurs à la main!". Et bien chère madame, je vous propose de postuler pour le poste! Est ce que vous vous rendez compte de la bêtise que vous proférez? Dans certaines provinces de Chine on pollinise les arbres fruitiers à la main, d'accord, mais la main d'oeuvre n'a pas le même coût qu'en France. Ici, ce serait impossible. A moins d'importer une main d'oeuvre sous payée, exclavagisée pour ainsi dire. Et pourquoi se compliquer la vie en faisant un travail éreintant, alors qu'en préservant les abeilles, on une main d'oeuvre gratuite (une "aile d'oeuvre"?) qui ne demande en fait que quelques soins et un peu d'attention?. A moins de concourir pour la création d'emplois impossibles dont personne ne veut. Alors que le plus simple serait de faucher les foins un tout petit plus tard et de laisser pousser les haies. On va bientôt voir de plus en plus de ruches en ville, au moins il a des arbres dans les parcs et des fleurs dans les massifs! Et la pollution? Les abeilles sont des animaux remarquables: elles éliminent la pollution de leur miel et livrent un produit fini toujours parfait. Si la pollution est trop importante, elles en meurent! C'est aussi simple que ça.
     CRASH DE L'AVION RIO-PARIS:
     On ne sait pas en fait ce qu'il est advenu de cet avion, car les débris trouvés en mer semblent venir d'un bateau! On attendra donc d'en savoir plus.
     Le jour de ce crash, nous avions des amis qui ont voulu regarder les infos sur la Une. Déjà, on a passé d'hypothèses en en hypothèses en interpellant les "experts" les uns après les autres pour les entendre dire qu'ils ne savaient rien et qu'il fallait attendre les résultats des analyses des débris éventuels! On aurait trouvé ça tout seuls, sans l'aide d'une journaliste décolorée à la mine de circonstance.
    Tout ça aurait pu passer, mais filmer des familles en pleurs dans des halls d'aéroport, prendre en gros plan des visages ravagés par l'appréhension, le chagrin, c'est au delà du supportable, et ignoble. J'ai fui cette info de caniveaux, indigne d'une chaîne d'info qui mériterait ce nom. Messieurs les journalistes, un peu de pudeur!
     J'ai entendu une grand mère dire qu'elle n'avait pas été prévenue du drame. Comment aurait pu faire la compagnie pour savoir que cette famille avait deux enfants en vacances chez leur grands parents? La mère avait donné son propre numéro de portable! Il est certain qu'Air France a mis du temps à les trouver. Quant à appeler la compagnie au téléphone, je suppose que le standard devait être saturé et que la grand mère a du capituler.
    Une info cynique sur ce crash: cet accident malgré plus de 200 morts, n'a pas fait baisser la valeur d'Airbus en bourse! Et l'incidence de cette catastrophe ne posera pas de problèmes de commercialisation pour cet appareil! Tant mieux, on est rassurés, tout est bien dans le meilleur des mondes.... On a intégré que l'avion n'était pas un transport fiable à cent pour cent, comme la voiture, le bateau ou le vélo, c'est normal, et au vu du nombre d'appareils qui circulent, c'est vrai que les accidents sont rares. Mais quand même... Quand on est dans le mauvais avion au mauvais moment......
    LES EUROPEENNES:
    On va élire dilmanche les députés européens. Et tout le monde s'en fout, surtout nos gouvernants! Ils envoient à Bruxelles ceux dont ils veulent se débarrasser! Avec ça, on est bien servis. Et puis à quoi bon voter? On a voté "NON" clair et net il y a quelques années, et ce que nous avons refusé nous a été imposé sans nous demander notre avis! Vive l'europe! 
     Mais moi, j'irai voter, même si ça ne sert pas à grand chose. Pour une fois que j'ai officiellement le droit de l'ouvrir, je ne vais pas me priver.
    On en est en ce moment à la foire d'empoigne entre candidats. Deux pros de la politique qui s'envoient des noms d'oiseaux à la figure. Je ne leur en veux pas, on peut craquer de temps en temps, mais franchement, ça la fout mal! Ils parlent de concertation, d'entente, et ils ne sont pas capables de se parler sans se voler dans les plumes!
     J'ai entendu Mr Bayrou dire à Nicolas Demorand sur Fr Inter, qu'il trouvait scandaleux que les journalistes aient accepté d'avoir un directeur nommé par le gouvernement sans broncher, sans élever la moindre protestation. Demorand a précisé "qu'il se sentait libre de s'exprimer". Ce que F.B n'a pas démenti, mais il efoncé le clou en précisant que "dans une démocratie digne de ce nom, ce n'est pas au gouvernants de nommer les directeurs des radios". Demorand n'a pas apprécié et j'ai vu ce matin qu'il lui gardait un chien de sa chienne! Mais je pense que F.B a raison.
    Quant aux sondages, je trouve que c'est un scandale à l'état pur: soit ils sont faux et n'ont aucun intérêt, soit ils sont exacts et il n'est pas nécessaire de se déplacer pour mettre un bout de papier de qualité douteuse dans un boite grande et moche.
    F.B dit que les sondages sont une ressource financière pour les instituts qui les réalisent et que les sondeurs sont plus ou moins "vendus" aux politiques qui les demandent. Il faut le prouver avant de le dire. Mais on peut se poser une question: un journaliste décoré de la légion d'honneur (ou un autre hochet du même genre) par le président de la République dont il est proche, peut il décemment avoir toute indépendance pour poser des questions impartiales et annoncer de mauvais résultats? J'ai comme un doute...  A part ça, calme plat sur toute la ligne...
    Voilà ma revue terminée. Bonne semaine et votez selon votre conscience, mais essayez de voter. Je sais que c'est dur de se dire que c'est peut être pour rien, mais on ne sait jamais!
Par monique de lavesvres
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