Mercredi 16 septembre 2009
2009 09 16, REVUE DE PRESSE
     Non, je n'étais pas en grève! Mais j'étais partie quelques jours au soleil dans ma famille profiter de la mer. J'ai pris le large entre deux sessions hôtelières, les amis parisiens ayant regagné la capitale et ceux qui sont encore dans le sud remontant dès demain. Il me fallait bien ça pour changer un peu de rythme.
     Et là, c'est reparti...
     Comme je ne voulais rien rater des événements, j'ai noté sur des post-it mes sujets de mécontentement.
SUPERCHERIE AU SUPERMARCHE: Luc Chatel vient visiter une grande surface, et comme par hasard de jeunes consommatrices, de l'UMP!, se trouvent juste au même moment dans le même magasin, pour faire les courses de rentrée de leurs gamins. Et pour constater que les fournitures scolaires ont baissé. Si, Si... La qualité aussi d'ailleurs, les feuilles de classeur sont épaisses comme du papier à cigarettes, les crayons seront bons à jeter au bout de 8 jours et si le cartable à 5€ résiste à la première journée d'école, ce sera déjà un exploit. Car ne rêvons pas, la qualité, ça se paie. En tout cas, on peut dire qu'il a du pot le ministre! Imaginez que ce soient des Royalistes, des Aubrystes ou des Besancenomaniaques qui aient fait leurs courses ce jour là! Il aurait eu bonne mine le ministre...Mais cela ne saurait arriver.... le hasard fait si bien les choses...
UNIFORME A L'ECOLE: ce sujet revient à la mode une année sur deux à la rentrée des classes. Il y a les pour qui pensent que cela efface les différences sociales entre les élèves, et les contre qui pensent qu'un uniforme est une atteinte à la liberté.
    Et bien, moi qui ai passé toute ma scolarité en uniforme bleu-marine, avec jupe plissée et blazer, je ne suis ni pour ni contre: je m'en fous! Déjà à l'école il en était de même. Je ne me suis jamais sentie diminuée par le port d'une jupe. On me colle une jupe bleue, va pour le bleu, on ne va pas chipoter pour un bout de tissu. Je ne me suis de même jamais sentie "reconnue" par une classe sociale particulière, ni valorisée comme faisant partie d'une élite. Les écoles où je suis allée étaient de petites unités, moins de deux cents élèves, fréquentées par des filles de toutes sortes: artisans, commerçants, employés de bureau... Mais aussi notaires, médecins, nobliaux du coin... C'est vrai que l'uniforme gomme les différences sociales entre élèves. En classe au moins: toutes les mêmes blouses (bleu marine, modéle 1936 à mi-mollets), les mêmes livres et cahiers fournis par l'école, pas de bijoux, sauf une montre, une chaîne autour du cou à condition qu'elle ne fasse pas 2kg, et éventuellement une chevalière. Certaines avaient des stylos plume or, d'autres des stylos plume acier. Mais un bon devoir plume acier était toujours mieux noté qu'un mauvais plume or!
    J'irais jusqu'à dire que cet uniforme m'a appris la liberté: quand on est toutes habillées pareilles, on se fond dans la masse. On peut être différentes par la personnalité. J'avais déjà un caractère bien trempé, et je passais auprès de mes copines de classe ou de pension pour une originale! Uniforme ou pas, je le suis restée....
     Alors, pour ou contre? Disons plutôt pour quand même. Quand je vois les mères se saigner aux quatre veines pour acheter des "marques" à leurs gamins, je me dis que s'ils avaient tous les mêmes fournitures, cela simplifierait bien les choses. Car "marques" ne veut pas dire "qualité", mais uniquement "mode". La qualité est une valeur sûre, des fournitures qui durent et résistent à l'usure du temps, aux coups de pieds quand le cartable devient ballon de foot. On paie cher une fois, et on  utilise jusqu'à ce que ça tombe en brioche. Il y a aissi le racket. Qui voudrait racketter une gamine en jupe bleu-marine? On laisse tomber, c'est pas mode du tout, plutôt ringard. Nos amis parisiens mettaient à leurs enfants des pantalons de velours, des T-shirts minables et des godasses informes. Pas de blousons de cuir, mais des duffle-coat en lainage. Ils ne sont jamais revenus chez eux en slip comme c'est arrivé au fils de leur voisin qui s'est fait faucher dans la rue son blouson, son jean et son portable!
HOMOSEXUALITE: on en parle partout! Chacun fait sa déclaration très pipeulisante: "je suis homosexuel, ou lesbienne, ou transexuel(elle)". Mais pourquoi vient on nous dire ça?. Est ce qu'il viendrait à l'idée de qui que ce soit, de dire à un journaliste: "Vous savez, je suis hétérosexuel (elle)". Il regarderait son interlocuteur avec des yeux ronds en se disant "mais qu'est ce que j'en ai à faire?". Et bien, voilà, je n'en n'ai rien à faire que mon voisin soit homo, trans, bi, lesbienne ou ce qu'il veut. Si je l'apprècie, je l'apprécie comme il est. Ce qu'il fait dans son lit ne me regarde pas. Je n'admets pas qu'on vienne regarder dans mon plumard, ce n'est pas pour aller reluquer dans celui des autres. J'ai des copains, des amies, certains mariés, d'autres célibataires, mais jamais je ne me pose la question de savoir s'ils sont homos ou lesbiennes. S'ils viennent avec quelqu'un à la maison, à partir du moment où c'est quelqu'un de sympa, je ne vais pas aller m'inquiéter de savoir ce qu'ils font ensemble. Parfois je le sais parce qu'ils me l'ont dit, mais je ne charche jamais à savoir. Nous avons habité longtemps près d'un couple d'homos absolument charmants chez qui nous allions prendre parfois l'apéritif  et que je voyais souvent dans le parc de l'immeuble. Nous savions qu'ils étaient homos, mais cela ne rentrait pas en ligne de compte, c'était leur vie. Ils ne se cachaient pas, mais ne s'étalaient pas non plus. Voilà, ils avaient droit à l'indifférence de tous.
    J'ai vu une fois quand j'avais environ 18 ans, deux filles qui s'embrassaient dans un couloir. Cela m'a mise très mal à l'aise. Il n'y avait dans ce malaise aucun jugement de valeur, simplement la gêne d'avoir été témoin d'un moment d'intimité qui ne me regardait pas.
     Et c'est toujours ce que je pense. Laissons chacun vivre sa vie, à son gré. Et que chacun évite de s'étaler, homo ou hétéro, ce n'est pas plus mal. C'est le vie intime de chacun, et il faut qu'elle le reste.
     Vient ensuite la demande d'enfant et d'adoption. Ce sujet est tellement personnel, peut parfois être tellement douloureux, que je ne saurais avoir d'opinion. L'amour suffit-il pour rendre un enfant heureux? A-t-il besoin d'un père masculin et d'une mère féminine? Je n'en sais rien. Mes amis ont adopté une fille qui a maintenant 24 ans. Quand elle était plus petite, elle m'a dit une chose qui m'a beaucoup frappée: "J'adore mes parents, j'ai eu beaucoup de chance, mais je ne leur ressemble pas". Physiquement, si, mais dans sa tête, non.
DELIT "D'OUTRAGE A AGENT": il paraît que c'est très à la mode. Dès que quelqu'un se fait arrêter sur la route, comme il n'est pas ravi-ravi, il rouspète, il râle, il ronchonne et parfois des noms d'oiseaux fusent dans la conversation. Quand j'ai eu mon permis de conduire, mes parents m'avaient offfert une 2CV d'occasion. Un jour que je prenais une descente un peu raide, j'arrivai sous le nez de deux gendarmes qui m'arrêtèrent et me dirent que j'étais en excès de vitesse. Ma deudeuche qui frisait le 40 en côte, le 70 avec le vent dans le dos, avait passé les 80km/h en descente!. J'éclatais de rire, et je ne pouvais plus m'arrêter. Je n'étais déjà pas riche, et j'écopais d'un PV! Et la seule chose que je trouvais à faire, c'était de me marrer comme une baleine. J'aurais bien aimé m'arrêter, mais impossible, c'était plus fort que moi! Voir le gendarme très digne avec son petit calepin tourner autour de ma voiture pour la lorgner sous toutes les coutures, c'était irrésistible. Enfin, mon fou rire passé, je payais mon amende qui fit un gros trou dans mon budget déjà au ras des pâquerettes. Ce serait de nos jours, je suis sûre qu'il aurait sorti un "outrage à agent dans l'exercice de ses fonctions".
    Une autre fois, je venais d'acheter, d'occasion toujours, une 204 dont le précédent propriétaire avait une caravane, donc des rétroviseurs sur les ailes. Un gendarme m'arrêta pour vérification car je n'étais pas en règle. Je ne savais pas que ces rétroviseurs n'étaient pas valables puisque je voyais très bien dedans. Rien d'autre ne clochait dans la voiture et je n'avais fait aucune infraction, mais il me verbalisait. Il me demanda de signer le PV, ce que je fis après l'avoir lu attentivement et en râlant entre mes dents: bourré de fautes d'orthographe, dont un "de telsortes que" qui me sauta au visage comme un gnon. A l'endroit prévu pour les commentaires, je mis mon grain de sel: "les fautes d'orthographe ne sont pas de moi". Je sais c'était débile et méchant. Mais j'avais du mal à encaisser le PV. Quand il me rendit le papier signé, il me le tendit avec un mépris non dissimulé en me disant: "puriste!". Il aurait pu se sentir outragé par mon attitude qu'il aurait eu raison de trouver insultante. Non, il me laissa partir puisque j'avais payé. Mais il ne parla pas d'outrage. 
    Les gendarmes de ma jeunesse avaient ils plus de sens de l'humour que de nos jours? Les délits étaient ils moins graves? Peut être. Ce qui est sûr, c'est que ce jour là, j'ai agi comme une imbécile, je dirais même une petite connasse prétentieuse, et s'il m'avait flanqué un autre PV, je ne l'aurais pas volé! Dieu merci, il fut intelligent.
MOTARDS: retour de Macon par la RCEA, route express qui rejoint le Val de Saône à Clermont Ferrand. C'était un jour de course moto. Il y en avait partout, ils circulaient en bandes de 3, 5, jusqu'à 10. Cette route est en travaux, par endroits la chaussée est particulièrement étroite, ils doublaient sur les lignes blanches, slalomaient entre les voitures, les camions. D'un seul coup j'en voyais surgir un sur ma gauche, penché en avant, plein pot, sac sur le dos, penché dans les virages comme sur un circuit de F1.
    Quand je vois les vitesses que ces motos peuvent atteindre, je m'étonne qu'il n'y ait pas plus d'accidents compte tenus des risques encourus et des risques imposés aux autres automobilistes ou deux roues. J'en entendais un dire un jour qu'il était très prudent, qu'il était loin d'être un fou du guidon, qu'il avait même une photo de sa femme et de sa fille sur le dit guidon! Malgré la présence de ce talisman, je ne serais pas montée avec lui pour tout l'or du monde! Ce jour là, ils seprenaient tous pour des as de la moto, sans prendre en compte qu'il circulaient parmi d'autres véhicules. Je suis arrivée à la maison, j'étais épuisée d'avoir eu peur pendant 40km de renverser ou d'accrocher un de ces motards. Dieu merci, il n'y eut pas d'accident, mais j'ai eu vraiment la trouille!
MARINA: c'est le nom de la petite fille de 8 ans que ses parents ont battue à mort. Les instituteurs ont fait un signalement, l'hôpital aussi, et les services sociaux n'ont pas suivi. Là est la vraie question. Et cette petit fille est morte d'indifférence, et j'en ai un immense chagrin. Comment peut on en arriver là, à martyriser sa propre fille? Je ne comprendrai jamais que cela puisse exister.
MAMBO: c'est le nom d'un petit chien que deux jeunes ont arrosé d'essence et qu'ils ont enflammé! C'est comme pour Marina, ça me fait frémir d'horreur. Ce matin c'était le procès de ces deux tarés (comment expliquer une telle attitude, sinon par un trou danhs le cerveau, ou quelque chose qui ne tourne pas rond), et j'espère qu'ils auront écopé un max. Je sais ce n'est aps charitable, c'est pas joli d'être rancunière..etc...tec. J'assume, dans des cas comme ça, je suis horrible tellement ça me dégoûte et m'horrifie. Car s'en prendre un animal sans défense, simplement pour voir comment ça brûle, un chien, c'est vraiement une horreur. Et ne venez pas me dire comme le journaliste de France Inter qu'il y avait "au même moment un procès contre un homme qui avait frappé sa femme, et qu'il n'y avait pas de caméra pour filmer". S'il devait y avoir des caméras chaque fois qu'on juge un mec qui se comporte comme un affreux macho vis à vis de sa moitié, qui dans un tel cas ne représente pour lui même pas une miette, il faudrait une armée de caméras chaque jour! Une femme peut faire appel à la loi, elle a théoriquement le droit d'être protégée. Un animal, non. Pour lui, aucun recours, si ce n'est la compassion de gens qui ne peuvent supporter cette violence gratuite.  Le cas de ce chien est choquant parce que rien ne peut justifier cet acte monstrueux. Il faut savoir que dans notre législation, un animal est considéré comme un "bien meuble", c'est à dire comme un tabouret ou une savate! Pas plus. On ne prend en compte ni sa capacité d'être vivant, de sentir de la souffrance, de parfois mourir de douleur. Un animal ce n'est ni un bout de bois qu'on peut faire flamber comme ça pour s'amuser, ni un être insensible. Une société qui ne défend pas les plus faibles, les plus vulnérables, les sans défense, ne peut pas se dire civilisée.
SUICIDES AUX TELECOMS: c'est comme pour le cas de Mambo le petit chien, c'est une véritable honte. Nous connaissons des employés qui nous ont un peu expliqué comment ça fonctionne. il faut dégraisser le personnel. A moindre frais qui plus est, par des "départs volontaires". Et comment y arriver? Mais en rendant la vie impossible aux employés. Vous êtes ingénieur? Votre poste saute, ou vous êtes remplacé, et on vous envoie sur une plateforme répondre au téléphone. Ou bien, on vous placardise en ne vous donnant rien à faire, ou si peu de choses que vous êtes totalement dévalorisé. Vous habitez à l'ouest de la ville et à dix minutes de votre travail? Impeccable! On va pouvoir vous pourrir la vie en vous envoyant tout à fait de l'autre côté, à l'est, afin que vous profitiez de deux heures de transports en commun....etc... Ils ont plein d'idées. On vous fixe des "objectifs" irréalisables de 6 opérations rentables par jour. C'est des abonnements à vendre, des services à la con qu'il vous faut placer à n'importe quel prix et chez n'importe qui. C'est pourquoi, vous qui avez votre ADSL qui ne fonctionne pas par manque d'netretien des lignes, ou pour une autre cause dont vous n'êtes pas responsable, on ne vous répond pas au téléphone, on fait tout pour vous décourager, on vous balade de bureau en boite vocale, de ligne rouge en autre bureau. Vous tapez X, vous retapez 1 ou 8 ou je ne sais quoi, jusqu'à ce que vous pétiez les plombs et que vous abandonniez. Les télécoms sont devenues un lieu de suicide, une entreprise inhumaine. Je pense que tout le monde n'est pas prêt à se suicider pour son travail, mais les gens fragiles, fatigués, découragés, sont les proies toutes trouvées. En plus, les télécoms, c'est très rentable. Je crois qu'ils font environ 35 milliards de chiffre d'affaire et 8 milliards de bénéfice! Au moins, c'est du rentable pour l'état qui est actionnaire de ce bidule. Mais pour les gens qui y travaillent, c'est une calamité, car il n'y a pas 23 morts en 18 mois sans raison. Dans les vraies entreprises avec des patrons qui investissaient leur argent dans leur outil de travail, c'était dur, mais les responsables avaient encore le sens des responsabilités, et pensaient que les humains n'étaient pas des machines, des esclaves ou des choses vaguement identifiables qu'on pouvait pressurer jusqu'à plus soif. On les disait paternalistes. peut être. Mais ils avaient conscience de travailler avec des humains, pas des robots. Les "managers" actuels ont autant de sensibilité qu'un morceau de bois!Et tant qu'il en sera ainsi, qu'on réduira tout aux chiffres à court terme, il y aura des morts.
     Et c'est lamentable!
    Voilà mes coups de gueule de retour de vacances. Bonne semaine à vous, et dites vous bien qu'aucun travail ne vaut qu'on y laisse sa vie. Le travail est fait pour gagner sa vie, pas pour la perdre! 
Par monique de lavesvres
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Samedi 29 août 2009

2009 08 29, RCEA, LA ROUTE MEURTRIERE
     Hier dans la "Renaissance" n° 3893, Mr Nesme, député-maire de Paray le Monial, écrivait un court article au sujet des accidents qui ont eu lieu au mois d'Août dans notre département sur la Route Centre Europe-Atlantique qui traverse le sud de la Saône et Loire, d'est en ouest .
     Je cite intégralement les propos de Mr Nesme. Comme ils sont parus dans un journal dont je donne les références, je ne révèle donc pas un secret d'état:
     "RCEA, ça suffit!
     3 morts et 5 blessés dans 2 accidents sur la RCEA, les 14 et 22 Août 2009. Combien faudra-t-il encore de morts et de blessés pour que cesse l'opposition à une mise en concession de la RCEA proposée par le gouvernement pour terminer la 2X2 voies en 2017 et non pas en 2037?.
     J'en appelle, une nouvelle fois, à la raison de ceux qui s'opposent pour des motifs politiciens au projet du gouvernement qui nous ferait gagner 30 ans. Qu'ils cessent leur obstruction!
     J'en appelle à leur coeur, et leur demande de penser à celles et à ceux qui par dizaines ont perdu la vie sur la RCEA, à leurs veuves, à leurs veufs,  aux enfants orphelins, blessés moralement et physiquement. Ces malheureux se moquent des polémiques stériles.
     J'en appelle à leur réflexion: et si certains de leurs proches devaient mourir sur cette route qui s'apparente à la "roulette russe"? Accepteraient ils alors de continuer à faire obstruction au projet du gouvernement  de sécuriser la RCEA en la mettant en concession, en faisant financer le transit national et international pour en faire une 2X2 voies en 8 ans et non plus en 30 ans?
      La sécurisation de la RCEA n'est pas une affaire de droite ou de gauche. Elle relève de la seule volonté de protéger des vies humaines".  
      Voilà, tout cela est exact, mais Mr Nesme oublie quelques petits détails qui méritent d'être rappelés.
      J'ai déjà parlé de ce sujet en mars. Ce projet est depuis longtemps dans les tiroirs, et cette route avance à l'allure d'un escargot arthritique.
      Il y a quelques années, Mr de Robyen, alors chargé des transports, était venu à Vendenesse précisément, pour présenter l'AFIT, organisme chargé de financer les infrastructures routières. Ce service devait récupérer les bénéfices et taxes diverses du péage des autoroutes déja anciennes, donc amorties et financées. (Qui se souvient qu'on nous avait promis dans les années 80, je ne suis pas certaine de la date, que les autoroutes amorties et financées seraient gratuites? Si, si, je n'invente pas, c'était même un argument électoral pour une présidentielle). Ce service financé par un nombre toujours plus important de véhicules empruntant les autoroutes, l'état tenait là une source inépuisable de financement. La RCEA devait être réalisée, dans des délais raisonnables, par ce biais qui avait l'approbation de tous. Même de Mr Nesme!
     Dans un article du même journal du mois de Mars, un édile local relatait l'historique de cette visite qui avait mis du baume au coeur de tout le monde, politiques et simples habitants.
     Mais voilà. Il y a environ deux ou trois ans, le gouvernement privatisa les autoroutes, l'AFIT ne vit jamais le jour et le financement de la RCEA tomba à l'eau. Plus de sous! L'état s'était privé d'une manne financière dont nous payons aujourd'hui les pots cassés par manque de prévoyance.
    Les morts de la RCEA ne doivent pas être imputés aux opposants à la mise en concession de la route, mais à cet état imprévoyant qui a bradé notre patrimoine que chaque contribuable avait payé de sa poche par ses impôts.
     Le comble de l'histoire, c'est l'aventure du Col des Vaux. Ce col se trouve environ au milieu du tronçon Clermain-Beaubery. Il y avait jusqu'à il y a encore quelques mois, une route 1X1 voie qui traversait un canyon de granit. Une première fois, on avait essayé de faire sauter ces tonnes de rochers, mais l'entreprise qui avait accepté ce travail fit plus ou moins faillite et les travaux furent stoppés.
    Mais comme par miracle, dès qu'il fut question d'une mise en concession de cette route, l'état trouva le financement pour réaliser la percée de ce canyon. On arracha des arbres par milliers, on fit sauter des millions de tonnes de granit à la dynamite, on creusa, on pelleta, on reconstruisit des ponts pour élargir la route! Les travaux les plus pharaoniques de tout l'itinéraire entre Genève et Royans sont financés par l'état, et l'état c'est nous, juste avant la mise en concession de la route! C'est à dire que le concessionnaire n'aura plus qu'à réaliser les trajets les moins onéreux, pendant que les habitants de la région auront payé de leurs deniers un cadeau qui sera fait à un entrepreneur privé, qui n'aura plus qu'à engranger les bénéfices. Car si le concessionaire achetait la route aux frais réels de la percée du Col des Vaux, il y boufferait ses camions, ses pelleteuses et tout le tintouin!
    Dans le département, la majorité des habitants  est contre la concession,  car cela signifie le paiement des trajets entre Macon et Montmarot. Ainsi, les habitants du département qui ont payé les travaux les plus chers de leurs deniers, seront obligés de payer pour circuler sur une route qu'ils ont déjà financée!
     Ce serait aussi la première fois qu'on prendrait une route nationale pour la transformer en route à péage. Sans itinéraire parallèle pour ceux qui ne veulent pas payer l'autoroute. Et si on en construit un, il sera à la charge du département de Saône et Loire. La région Bourgogne mettrait peut être aussi la main à la poche. C'est à dire que nous, les habitants, paierions une troisième fois pour cette satanée route! Je trouve, et je ne suis pas la seule, que ça commence à faire beaucoup!
     Comment voulez vous qu'on accepte ça?
     Empruntant souvent cette voie, je peux constater presqu'à chaque fois infraction sur infraction: dépassement sur la ligne blanche, excès de vitesse, queues de poissons, camions qui vous collent eu train parce qu'ils veulent prendre de l'élan pour les côtes et que vous ne roulez pas assez vite, c'est à dire en dessous des 90km/h autorisés. Pour beaucoup, cette vitesse n'est pas la vitesse maximum, mais le minimum. Or, si je me fais coincer, c'est moi qui paie le PV. J'ai autre choses à faire de mon argent, je respecte donc les limitations de vitesse, malgré les bras d'honneur, les coups de klaxon à vous briser les tympans, et les appels de phares qui font ressembler l'avant des camions à des sapins de Noël! Je me dis à chaque fois qu'un jour ou l'autre il y en a un qui ne freinera pas assez vite et qu'il va m'emboutir. Cette route est une catastrophe surtout à cause des gens trop pressés qui l'empruntent. Quand il n'y a que des voitures, ça va à peu près. Mais dès qu'il y a des camions, c'est calamiteux. Et plus on fait d'autoroutes, plus on a de camions. La France est un accès obligatoire pour rejoindre les pays du Nord au Maghreb et au sud de l'Europe. Tant qu'on ne mettra pas les camions sur les trains, il y aura des accidents. 
    Je vous entends déjà me dire, que la majorité des camions transportent leurs cargaisons sur de courtes distances. J'ai compté plusieurs fois entre Valence et Macon les camions français et les étrangers. Je suis toujours arrivée à environ un tiers de camions étrangers, venant de Pologne, Roumanie, Lituanie et Europe de l'Est en général. Ce qui fait déjà pas mal. Et ceux là n'ont rien de "locaux"!
    L'accident du 14 Août est dû à un dépassement sur la ligne blanche. Le conducteur a percuté 2 voitures qui venaient en face. Il a été tué. Tant qu'il y aura sur cette route des imprudences comme celles ci, toutes les précautions, toutes les mises au gabarit qu'on voudra seront inefficaces. Un chauffard reste un danger public, fut il représentant de commerce et habitué à rouler la majorité du temps. 
     C'est pour tout cela que bien qu'opposante à la concession payante pour cette route, je ne me sens ni responsable, ni coupable des morts qui s'y produisent. Peut être même ferais-je partie de la liste demain. 
      Quant à dire que les morts ne sont ni de droite ni de gauche, c'est l'évidence même, et je suis contre ceux qui en font une affaire de parti. Je ne suis afiliée à aucun parti, j'ai été suffisamment embrigadée dans ma vie pour savoir le prix de la liberté. Mais il faut bien constater dans ce cas précis que la RCEA manque de financement parce qu'un gouvernement de droite a préféré vendre notre patrimoine commun, au lieu de le rentabiliser en améliorant nos infrastructures routières. Constatation incontestable, qu'on soit de droite ou de gauche. 
     Dernier petit détail qui vaut son pesant d'or: le prix de la réalisation de la RCEA, est environ le montant des indemnités qui ont été octroyées à Bernard Tapie! Avec les indemnités de ce monsieur, on payait une route utile à tous! Et ça c'est scandaleux...
     Pour mettre fin a ce problème, Arnaud Montebourg a fait un recours en conseil d'état. Espérons qu'il sera suivi d'effets
      Vous qui revenez de vacances, prenez votre temps, n'allez pas trop vite. Si vous avez une heure de retard, la terre ne s'arrêtera pas de tourner. Il serait trop dommage qu'une imprudence vous coûte la vie, ou celle de votre famille. Vous ne vous le pardonneriez jamais. 
     Il y a une chose importante que j'ai apprise quand j'ai passsé mon permis: "quelles que soient les circonstances, le conducteur doit toujours rester maître de son véhicule". Il me semble que c'est un principe oublié, mais qui éviterait bien des accidents, car les morts dus à une panne mécanique ou à un malaise sont rarissimes.     
     Bon voyage à vous tous, et bonne rentrée.

Par monique de lavesvres
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Dimanche 23 août 2009
2009 08 23, refais le-me-le.
      Encore un titre à la c...! Je sais, je me le suis déjà dit depuis que j'écris sur ce blog.
      Alors, "re fais le-me-le?".... D'accord, mais " refaire quoi?". Et bien , moi rien. Ce sont les autres qui refont....
     Le suspense ayant assez duré, j'explique avant que vous ne zappettiez sur un autre blog. Déjà que j'ai appris ce mois ci que "je n'étais pas dans le "TOP des BLOGS"! Alors, stoppons net et venons en aux explications claires.
      Cela a commencé il y a quelques temps par "La complainte de la Butte" chantée par Patriiiiick!!!!! Bruel. Je devrais dire sussurée à l'oreille de l'auditeur, sans aucun rythme, sans personnalité, avec du boum-boum-boum rythmique (on dit "remastèrisé". Il faut tout t'expliquer ma pauvre fille!) qui fout toute la mélodie et les paroles en l'air:
"La Lune trop blême,
Pose un diadème
sur tes cheveux roux....(ralenti dans l'original, supprimé dans la version Bruel)
La Lune trop rousse,
De gloire éclabousse
Ton jupon plein de trous.....(ralenti)
La Lune trop pâle
Caresse l'opale de tes yeux blasés......(ralenti)
Princesse de la rue
Sois la bienvenue
Dans mon coeur blessé....."...etc...etc.
     Cela m'avait un peu irritée, moi qui pourtant sans être une fan du Patrick en question aimait bien sa voix. Mais là, c'est nul. Monocorde, uniforme, incolore, inodore et sans saveur. Ce n'est plus du sirupeux, c'est du jus de chaussette, une copie pâlichonne d'une mélodie qui avait un rythme balancé qui en faisait tout le charme. Des graves et des aigus qu'il fallait pouvoir suivre. Et bien, désolée, soit il ne peut pas, soit il ne veut pas. Bref, ce réchauffé est à l'original ce qu'un Big Chose est à Troigros. 
     Dans la liste des "refais le-me-le", on passe au numéro 2. "Mon manège à moi", par je ne sais qui, que je laisserai dans son anonymat le plus complet avec l'espoir qu'il s'y endorme définitivement ou qu'il change de métier.
      L'avez vous entendu jouer en jazz, au piano, par Moustache ou Jean Constantin? Sûrement pas, vous êtes trop jeunes. Mais c'était endiablé, joyeux, rythmé et donnait envie de danser. Et chanté par Edith Piaf? Une pure merveille. Une voix, un timbre aussi bien dans les aigus que dans les graves. On aurait aimé que l'homme de notre vie nous emmène dans ce manège là.
     Revu troisième millénaire, ça donne un "machin" terne, sans allant, encore sans rythme, et surtout, une mélodie répétitive.
     Petite leçon appliquée, avec commenaitres entre parenthèses, pour que vous compreniez ce que je veux dire:
"Tu me fais tourner... (ralenti) la tête,
Mon manège à moi, c'est toi. 
Je suis toujours à la fête (le ton monte)
Quand tu me tiens dans tes bras (le ton descend)
Je ferais le tour....(ralenti) du monde,
Cela ne tournerait pas plus que ça (le ton monte)
La terre n'est pas assez ronde....
Pour m'étouridir autant que toi (Le ton monte).....etc...etc
    Ecoutez l'original et vous comprendez. Ces ralentis, ces différences dans le ton donnent  à la mélodie un "balancé", une souplesse que n'a pas la version actuelle.
    En version nouvelle, c'est insipide:
"Tu me fais tourner la tête (plat...)
Mon manège à moi c'est toi (monocorde, dans le même ton)
Je suis toujours à-à la fête,
Quand tu me prends dans tes bras (mou...)
Je ferais le tou-our du monde,
Cela ne tournerait pas plus que ça (monocorde dans le même ton)
La terre n'est pas a-assez ronde (ramollo)
Pour m'étourdir autant qu'toi (re-mou, sur le même ton)
    Reportez vous à l'interprétation actuelle, et vous comprendrez ce que je veux dire. Si vous pouvez un jour écouter les deux versions l'une après l'autre vous verrez la différence. Sur l'original c'est une déclaration d'amour, enthousiaste et joyeuse que toute femme aimerait entendre au moins une fois dans sa vie. Sur la copie, un mec me dit les mêmes mots, sur le ton où il le chante, et je tombe dans une neurasthénie profonde, où je prends la fuite au grand galop avant qu'il ne tombe d'inanition... Il y a beau avoir "remasterisation" de la musique, du tempo, c'est..... quelconque! On l'a entendu une fois, et on ne souhaite plus jamais recroiser la route de ce murmureur apathique.
     N'importe quel choriste amateur, n'importe quel clampin qui apprend à parler en public, sait au bout de 5 minutes que le ton montant en fin de phrase donne de l'allant à la pensée, de l'énergie. Une fin de phrase dont le ton descend, est triste, défaitiste, brise l'élan et l'optimiste. Ecoutez les politiques et vous entendrez que s'il s'agit de convaincre, le ton monte. Et personne ne s'y trompe, c'est toujours là qu'on sent venir l'arrêt pour préparer les applaudissements. Si on veut annoncer une mauvaise nouvelle, on baisse le ton. C'est ce qu'on explique aux chômeurs en recherche d'emploi, la nécessité d'être "positifs" et de paraître optimistes.
      Quant au numéro 3, Mieussec (je ne ferai aucun jeu de mots débile sur ce patronyme! ), il massacre Joe Dassin. Et là, c'est la tsunami qui fait déborder l'océan de ma patience: C'est du n'importe quoi, toujours avec une boite à rythme qui écrase toute la musique et surtout les paroles. Si je ne les avais pas connues par coeur, je n'en aurais pas compris un traître mot:
"On s'est aimés comme on se quitte,
Tout simplement, sans penser à demain.
A demain, qui vient toujours un peu trop vite,
Aux adieux qui quelquefois se passent un peu trop bien....etc...etc"
     Alors, messieurs les compositeurs et les interprètes, forcez vous, creusez vous les méninges pour nous "composer" des musiques avec un rythme. Quand je parle de "rythme", je veux dire à trois temps, à quatre temps, au nombre de temps que vous voudrez, inventez à l'occasion, mais que ça ait du nerf, du "tempo", de la personnalité, du punch. Ou de la tendresse, de la nostalgie, du sentiment... J'ai toujours aimé les mots, c'est quand même ce qu'on a trouvé de mieux pour expliquer sa pensée. Une chanson, ce sont des phrases poétiques, ou drôles, ou tristes, c'est une histoire en quelques minutes, harmonisée avec une musique qui soit autre chose qu'une infâme bouillasse de boite à rythme qui n'a de musique que le nom.
    Et, si ce n'est pas trop vous demander, j'aimerais bien comprendre les paroles, de quoi qu'elle cause votre chanson.... 
   On peut bien me dire que la critique est facile et que l'art est difficile, et que si je peux mieux faire, je n'ai qu'à m'y mettre! Bien sûr que non, chacun son boulot. C'est vous qui vous revendiquez compositeurs, chanteurs, interprètes, artistes... Moi, je ne revendique aucun talent dans ce domaine. J'aime les mots, les musiques, et c'est vous qui êtes inspirés, qui voulez être de grands artistes, remplir des "Zenith" et autres mythiques "Olympia". Alors, si vous n'êtes pas capables de faire des chansons dignes de ce nom, evitez au moins de massacrer celles de vos prédécesseurs, ou changez de métier si vous n'avez aucune inspiration ou pas de talent dans ce domaine. Vous êtes peut être très doué pour autre chose. A vous de trouver quoi. 
     J'ai oublié de mentionner dans les artistes massacrés, Georges Brassens. On a dit de lui que c'était un piètre musicien. S'il était si "piètre" que ça, reconnaîtrait-on ses musiques aux premières notes qu'on entend? Je ne crois pas. Pour être identifié aussi facilement, il faut un sacré talent. Comme pour les peintres, les potiers, les cuisiniers ou les musiciens. Quand on entend Callas, on ne peut la confondre avec aucune autre, la trompette de Miles Davis est identifiable entre mille, le violon de Grapelli se reconnaît à une lieue, et une musique de Mozart est à nulle autre pareille. Et ça, c'est le talent! Voire le génie.
     En ce moment, c'est la mode des chanteuses à voix de gamines et des chanteurs sans voix (mais avec chapeau, bonnet ou lunettes pour avoir un "look" qui leur tient lieu de talent). Ils parlotent sur des musiques indigentes, avec une lassitude qui vous sape la brasse dès l'aube. Après 5 minutes de ces oeuvrettes, on n'a plus qu'une envie: retourner se coucher! Cela ne dure qu'un temps, Dieu merci! Le temps qu'ils prennent la tête comme une soupière, se prennent pour des artistes ou des génies, et qu'ils retombent dans l'oubli d'où seul le marketing les avait fait sortir. Les auditeurs sont moins nuls que ce qu'on pense....
     Bientôt la rentrée. La lumière change, elle devient plus douce, les matous ont un peu plus de mal à se lever le matin, et il y a de la rosée au jardin.
     A bientôt, quand vous aurez plié vos parasols.
Par monique de lavesvres
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Samedi 22 août 2009
2009 08 22, vrai problème, fausse solution
     Ainsi Mr Fillon a fait une virée en Bretagne pour voir les algues vertes qui empoisonnent le village de St Michel en Grève? Voilà une idée qu'elle est bonne!!!!.
     La mort d'un cheval asphyxié par les émanations toxiques des algues vertes en décomposition a semé le trouble dans tout le pays. Le cavalier s'en est sorti de justesse je crois. On ne s'est pas beaucoup étendu sur son état de santé, ce dont on est sûrs, c'est que le cheval est mort après avoir respiré ces algues et pataugé dedans. Du moins c'est ce que j'ai entendu à la radio.
     Les algues vertes n'existaient pas en Bretagne dans les années 50-60 quand nous y allions en vacances. Nous voyions passer sur les plages des chevaux tirant les charettes de goëmon . On utilisait cette algue brune (je crois que c'était du fucus vésiculeux) comme engrais dans les jardins pour faire pousser les légumes. La pêche à pieds était la grande joie de nos vacances. On pouvait manger coques, couteaux, crevettes, moules et huitres sauvages, étrilles...  Le soir, on faisait griller notre pêche. Le barbecue était un modèle breveté d'une simplicité enfantine: un trou dans le sable ou on faisait le feu, une grille soudée par papa qu'on posait à même le sable au dessus du foyer quand la braise était chaude, et sur laquelle on posait nos coquillages. 
     Maintenant, on patauge en bottes (au mois de juillet!) dans une marée verdasse et nauséabonde. On "essaie de respirer", parce que ce n'est pas gagné tous les jours, suivant le sens du vent. On passe plus de temps en apnée que les narines bien ouvertes pour s'aérer les poumons! Cela fait au moins 20 ans qu'on reparle régulièrement de cette bouillasse verdâtre qui empoisonne toute la région.
     Vous me direz peut être qu'il est difficile de s'en débarrasser. Que ce grand nettoyage serait très cher. Que nenni! Tous nos gouvernants connaissent la solution: ne plus utiliser les nitrates dans l'agriculture. La Bretagne est pourrie jusqu'à ses nappes phréatiques par tous les rejets des cochonneries industrielles, ces goulags à bestiaux où sont enfermés vos futures côtelettes et le jambon de votre pique-nique. On sait qu'il faudrait dire aux agriculteurs de se tourner vers d'autres types délévage, ce style de camp de concentration animale étant une honte pour un pays qui se dit civilisé. 
      Mais qui aura le courage de dire ça? Quel homme politique aura assez de c... où vous pensez pour oser énoncer cette évidence que personne ne veut entendre: ASSEZ DE NITRATES! Je n'en vois aucun qui ait assez de cran pour le faire. Pas un seul qui ose mettre sa carrière en jeu, qui accepterait de se faire étendre aux prochaines élections pour avoir le courage de faire ce constat et sacrifier sa carrière pour le bien de ses concitoyens. Où est le principe de précaution? Continuer, c'est irresponsable. Celui qui osera dire ça se fera ratatiner, écrabouiller par tout le monde. Il se mettra à dos les agriculteurs et les fabricants de nitrates. Même si en privé, chacun lui dira qu'il a raison.
     Je sais qu'on va encore me dire que je joue la "donneuse de leçon" et "l'emmerdeuse" patentée. Mais comment faire respecter notre droit à pouvoir respirer? Simplement respirer... Je ne demande pas que ça sente la rose. Non. Simplement avoir un air respirable, qui ne sente "RIEN". Ou si peu, qu'on accepte le désagrément. Où est le "Grenelle"? On nous le sort comme un lapin d'un chapeau à tout bout de champ (c'est bien le cas de le dire!) Mais là, comme par magie, plus de Grenelle, plus de principe de précaution. Motus et bouche cousue sur toute la ligne. Le courage est une qualité en voie de disparition.... Où est Churchill qui promettait à ses concitoyens "du sang et des larmes?"
     En revanche, aller sur place dire que l'état paiera le nettoyage des plages, c'est envisageable, puisque c'est une sorte de permis tacite donné aux pollueurs de saccager toute une côte. Car si ça peut intoxiquer un cheval qui doit faire quand même entre 400 et 600kg, quel effet cela peut il avoir, à court ou à long terme sur les humains? Et qui va payer? Mais nous bien sûr! Ce sera souffler dans un violon, car tant qu'on utilisera des nitrates, les algues vertes reviendront encore et encore et empoisonneront les plages bretonnes. Et il faudra renettoyer, recommencer sans cesse, enlever le sable pourri, gratter les rochers. Le mythe de Sisyphe revu pour le troisième millénaire!
     Cet exemple est caractéristique de l'action de nos gouvernants: cautère sur jambe de bois. Et surtout ne pas mécontenter les électeurs. Combien de temps les acheteurs se laisseront-ils prendre au jeu et achèteront ils cette viande de porc élevée dans ces conditions scandaleuses? Je crains que la crise aidant, les gens n'en n'aient bientôt marre de payer pour nettoyer d'un côté ce qu'on continuera à salir de l'autre.
     Volià comment on peut dépenser des fortunes, ruiner un pays en agissant sur les conséquences sans aller à la racine du mal. Donner un calmant contre une rage de dents n'a jamais soigné un abcès. Le seul traitement valable pour éradiquer ces algues vertes, c'est la suppression des nitrates. Et tant qu'on ne passera pas par là, ce sera de l'argent perdu. Notre argent, à vous, à moi, à nous tous.
      Vous pouvez penser que je parle très souvent d'argent, mais je sais trop ce que c'est que compter, jongler avec de petites sommes ajoutées les unes aux autres pour arriver à boucler son budget, en rognant à droite et à gauche, en jouant avec les achats qu'on repousse jusqu'à les supprimer en se disant que c'est accessoire et qu'on peut s'en passer... Ma situation s'est améliorée, mais je n'ai jamais oublié cette époque de ma vie. Et voir tout cet argent gaspillé me fait mal au ventre. Nos hommes politiques sont des paniers percés qui sèment à tout vent... Ils s'en foutent, c'est pas leurs sous! 
     Cela fait un temps fou qu'il n'a pas plu et qu'il fait une chaleur à crever, même la nuit. Enfin, hier on a eu un orage, et ce soir il fait un peu plus frais. Heureusement qu'on a de vieilles maisons qui gardent un peu de fraîcheur, sinon, mon cher et tendre ne résisterait pas.
     La rentrée se rapproche, bientôt on va pouvoir joindre les administrations à peu près normalement, demander un renseignement et avoir une réponse. Ouf!
     Bonne fin de vacances.
Par monique de lavesvres
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Lundi 17 août 2009
2009 08 17, la grippe, plus d'école.
     Il y a bien longtemps que je vous ai laissés tomber. J'ai pris quelques vacances d'internet, pour transformer la maison en étape-hôtel-restaurant-gîte. Avec les amis qui vont, qui viennent, qui montent et qui descendent du nord au sud, nous avons beaucoup de visites, et c'est très agréable, même si ça donne beaucoup de travail.
     Bien qu'il fasse très beau et que nous déjeunions dehors sur la petite terrasse devant la maison, j'écoute toujours la radio pendant que je grignote mes tartines. Je passerai sur la prestation de ce matin  de la "ravie de l'Elysée", Christine Lagarde, pour qui tout va toujours très bien, madame la Marquise. Que les boites qui mettent la clé sous la porte, ça ne fait rien, pourvu que le chômage baisse dans les stastistiques et que la CACA 40 soit au top, elle est aux anges.
     Ce matin, il était question d'école, vu que la rentrée des classes pointe le bout de son nez. Avec elle, la grippe cochonnière dont j'ai déjà parlé dans plusieurs chroniques. Il est question de fermer les écoles, "dès que 3 enfants auront la grippe!".
     Alors là, je me demande sur quoi on va se baser, et comment on va faire. Car c'est seulement en cas de grippe cochonnière qu'on fermera les écoles. Mais qui décidera de faire les analyses pour savoir si la grippe est cochonnière ou saisonnière, simple rhume, allergie au pollen ou à la cacahuète?. Suffira-t-il que 3 gamins aient pris une bonnne crève en même temps, pour qu'on décide de faire des investigations plus poussées avec prélèvements dans la gorge, analyses, examens? Qui va s'en charger? Les médecins de ville? Déjà qu'ils sont surbookés jusqu'au ras des yeux, je ne sais pas comment ils vont faire. Ou alors en heures sup. Ou alors des médecins polonais ou roumains appelés en renfort. Et ça va encore coûter un max de fric à la sécu qui rame déjà bien en dessous du niveau de la mer.
     Admettons donc que l'école ferme. Bien.... Que fait on des enfants? Qui va s'en charger?
     La brave dame qu'on interviouvait demandait qu'on fasse appel à la "solidarité familiale". C'est vrai quoi, les grands parents n'ont qu'à se charger des mômes, merde! Ils sont en retraite, ils n'ont plus rien à faire. A la limite, ils s'ennuient. C'est presque leur rendre service que de leur refiler les enfants. Il ne manquerait plus que les parents soient obligés d'arrêter de travailler pour s'occuper des gamins. Et puis, ils sont rodés les vieux, ils en ont déjà élevé des enfants. Parfait en théorie, sauf que les grands parents habitent parfoiis à 500 bornes, ou alors qu'ils sont encore en activité. Cela m'étonnerait qu'ils arrêtent leur boulot pour jouer les nounous bénévoles.
    (Si! J'en connais une qui quitte sa Bourgogne pour aller garder ses petits enfants à Orléans. Ceux ci étant en vacances à la Martinique, il faut bien une nounou pour emmener les loupiots à l'école puisqu'on part hors vacances scolaires parce que c'est quand même moins cher! Mais s'il faut payer quelqu'un pour assurer l'interim, ce n'est plus aussi rentable. Alors qu'avec l'aïeule, l'essence, l'autoroute, c'est vachement bien puisque c'est mémé qui paie! En plus elle fait la cuisine, la lessive et la vaisselle. Que demander de plus? C'est un service 25 étoiles. Le top du top!) 
    Autre solution: les voisins. On fait bien un repas par an pour la fête des voisins, alors, les voisins, ils peuvent bien se charger des gamins du quartier. Car c'est bien connu, les voisins ne travaillent pas, ils n'ont que ça à faire, garder les enfants dont l'école ne veut plus s'occuper, au risque de se choper la grippe cochonnière. Vous en connaissez beaucoup, vous, des gens qui sont d'accord pour être malades en gardant les enfants des autres? Moi, pas tellement. J'ai beau faire l'inventaire, j'ai du mal à en trouver deux ou trois. Surtout si cette grippe à la con vous rend bien malade pendant 8 jours. Qui va s'occuper d'eux quand ils auront la crève et qu'ils seront en quarantaine parce que les enfants des voisins leur auront refilé leur sale maladie.
    Et puis, les voisins,  c'est pas agréé! C'est mal assuré. Que se passera-t-il si le gamin se casse la figure? Faudra-t-il que le voisin prenne une assurance supplémentaire? Et s'il arrive un accident, les parents ne seront ils pas les premiers à se retourner contre le gardeur d'enfants en lui intentant un procès pour défaut de surveillance? On est de plus en plus comme les états-uniens, on va en justice pour n'importe quoi, onse retourne contre n'importe qui.     
     Alors, je vous le dis tout net. Ne venez pas chez nous pour nous refiler vos gosses s'ils ont la grippe cochonnière. Débrouillez vous avec, on a assez de soucis comme ça. Vous les avez faits, occupez vous en.
     Vous allez penser que je suis monstrueuse d'égoïsme? Et bien peut être. Mais quand je vois comment certains parents se débarrassent de leurs enfants chez les grands parents, ça m'énerve. Car si les grands parents sont malades, il n'est pas question que les enfants s'en occupent. Ils bossent eux!. Il faut bien qu'ils puissent acheter le dernier i-truc à la dernière mode. Les grands pères, et bien ils font appel aux services sociaux. Il y a plein de gentilles infirmières qui sont là pour ça. C'est pour ça que je refuse de rentrer dans ce jeu de dupes. J'aime le donnant-donnant: tu me prends les petits en vacances, d'accord, et si tu as la crève cet hiver que tu ne puisses pas sortir, je ferai tes courses, je m'occuperai de toi, tu pourras venir 8 jours à la maison, même si on est obligés de se serrer un peu. Là, oui. Autrement, que dalle!.
     Il existe encore une autre solution: des garderies. On parque les gamins malades ensemble sous la garde de... De qui, au fait? L'éducation nationale ou l'état? Qui va rémunérer le personnel? La ville?  Ou va-t-on les installer?Là, personne n'a répondu à la question.
     Et puis il faut vacciner! Maiq contre quel type de grippe? Car aux dernières nouvelles, les vaccins qu'on est entrain de faire, on ne sait pas s'ils seront appropriés à trucider les microbes cochonniers. Si ça fait comme la fièvre catharrale des bovins qui a environ 25 sérotypes différents, on n'est pas sortis de l'auberge et on aura les fesses comme des pelotes d'épingles à force de piqûres. Et toujours sans savoir pour quelle éfficacité.
      Donc si j'ai bien compris: en cas de grippe cochonnière, on ferme les écoles, on ne sait pas quoi faire des enfants ni à qui les confier. Si les parents ne travaillent pas le temps que les enfants guérissent, qui va compenser le nombre de jours de travail perdus pour les entreprises?
     Tout ça pour avoir voulu des côtelettes au rabais venues du fin fond du Mexique! Si on fait le compte de tous les frais de vaccin, des jours de travail perdus, des masques, des frais de garde, du personnel de remplacement, ça vous met le kg de côtelettes au prix du caviar et le filet mignon à 50€! Sur le dos de la sécu bien sûr! Beau calcul. Et rentable surtout.....pour les laboratoires, les fabricants de masques et les toubibs! Les autres.... Ma foi.... qui s'en soucie?
     Je vous souhaite quand même de belles vacances, et faites les marchés puisque vous êtes en vacances et que vous avez le temps.     
Par monique de lavesvres
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Mardi 4 août 2009
2009 08 04, LA PESTE COCHONNIERE,
      Je sais ce que vous allez me dire: on dit la grippe porcine, pas la "peste cochonnière", ça la fout mal. Pas d'accord, il s'agit- bien dans mon esprit d'une saleté de maladie qui va nous flanquer la pagaille partout. Et puis, au prix de revient que les autorités nous annoncent, je fais ce que je veux. Na!
      Reprenons l'historique de cette lamentable affaire.
     Au départ, un élevage mexicain (en fait, je crois, un élevage américain établi au Mexique. On fait produire ses merdes chez les autres. NIMBY, comme disent les états-uniens) de milliers de porcs, confinés dans une sorte de hangar en plein soleil. Le Mexique étant réputé pour ses plages, son sable chaud, qui sent bon le légionnaire..... (Ce n'est peut être pas dans le bon ordre, mais on appelle ça une "licence poétique!)
     Bref, vous avez des milliers de cochons qui transpirent les uns sur les autres, en plein cagnard, bouffant des aliments douteux dans une atmosphère immonde, et pataugeant dans la merde du jour de leur naissance jusqu'au jour de leur mort. Ce tableau, peut être encore trop soft par rapport à la réalité, explique comment est élevée la côtelette que vous mangez. Et ne croyez pas échapper à tout ça en achetant français, si les réglementations sont plus strictes, ce n'est guère plus reluisant.
     Dans des conditions pareilles, ces animaux tombent malades et sont un véritable foyer d'infection. Quand ils meurent dans leur goulag à bestiaux, on prend la carcasse, on le pose dehors dans un coin, et après, j'ignore ce qu'on en fait. Peut être qu'on la donne à un équarisseur qui en fait de la nourriture pour les porcs. 
     Pour revenir en Europe, les espagnols avaient trouvé une solution bien plus pratique. Ils creusent des fosses derrière les élevages, et les vautours se chargent de tout! Ceux ci ayant une nourriture à volonté ont proliféré au delà du raisonnable, et sont devenus désormais dangereux en s'attaquant aux animaux vivants, veaux, brebis... Cependant, j'ai encore un doute sur cette affirmation car personne n'a encore pu filmer le carnage en direct. Alors, je reste dubitative et garde une prudente réserve sur cette information. Il ne faudrait pas que ce soit une manipulation pour inciter les autorités à diminuer le nombre des vautours parce qu'ils gênent les paysans. Les vautours sont des charognards, pas des prédateurs, mais je conçois que leur voisinage peut être impressionnant, et que s'ils décident de  chasser en bandes, il vaut mieux se planquer.
     Cette façon de nourrir les vautours a modifié leurs habitudes de se nourrir. Ils ne font plus des centaines de kilomètres pour trouver la carcasse d'un animal mort, ils vont au self, puisqu'on leur en a donné l'habitude. De vrais humains!
     Cette pratique est désormais interdite par l'Europe, et c'est tant mieux. Quoique ça se pratique encore, mais en catimini, et en moindre quantité.  Mais il reste quand même un problème. Quand un animal meurt, on le met dans un coffre en attendant que l'équarisseur passe. Entre la chaleur, les déchets, le porc malade qui se décompose, ces facteurs ajoutés sont une vraie mine à microbes, qui se répandent partout, par l'air qu'on respire entre autre et dont tout le monde profite!
     Et tout ça pour achter le kilo de porc à 1€! Quand on estime le coût d'un tel gâchis, on se dit que le kg de porc à 10€, c'est presque le prix logique.
    CI dessous, des extraits d'un article de Clotilde Cadu, dans le journal Marianne n° 640, sur le sujet. Pour en avoir l'intégralité, reportez vous à ce journal.
"Grippe A (H1N1), des vaccins par milliards.
     Les scientifiques ne savent pas grand chose de cette grippe. Pourtant cela n'empêche pas les pouvoirs publics d'annoncer une mobilisation de grande ampleur. Mercredi sur Intern le Pr Marc Gentilini, dénonçait "ce drame qu'on nous joue comme le feuilleton de l'année 2009", et jugeait "indécent" cet alarmisme, surtout par rapport à d'autres fléaux sanitaires, comme le paludisme qui tue chaque année 1 million de personnes. Seule certitude au milieu de cette psychose, le virus qui affole la planète va bel et bien muter...pour se transformer en or pour les labos.
     Dès l'annonce d'une pandémie (providentielle?), Roche, producteur du TAMIFLU, recommandé par l'OMS, s'était frotté les mains.....Les pays riches s'arrachent le précieux sérum: les USA pour 1'5 milliard d'€, le Royaume Uni attend 60 millions de doses, l'Allemagne 25 millions.La France, championne de la démesure a mis sur la table, et dans les poches de Novartis-Sanofi-Pasteur-Glaxo-Smith-Klein, 1 milliard d'€ pour 94 millions de vaccins. Un milliard de masques anti-projection (en pharmacie, 2€!) vont être livrés..... Selon les estimations des experts, un vaccin vendu 6€, correspondrait à une recette de 3 ou 4€ pour le producteur. "La vaccination est un choix contestable. Le gouvernement frileux veut éviter toute critique", assure François Autain, sénateur CRC-SPC de Loire Atlantique, dubitatif quant à la pertinence de la gestion française de la menace pandémique. Pour  autant la France garde le cap et continue sa campagne de prévention.
     Une maladie presque oubliée, la rougeole, vient lui prêter main forte. La préoccupante recrudescence du virus (802 cas entre janvier et mai 2009 contre 40 en 2007) constitue un sérieux obstacle à l"élimination de la rougeole en France prévue pour 2010. "La couverture vaccinale actuelle reste insufffisante", s'alarmait le Haut Conseil de la Santé Publique et l'Institut National de Veille Sanitaire, plaidant implicitement pour la vaccination massive.
    Une annonce qui tombe pour le moins à pic".
     A propos de la rougeole, de mon temps (salut mémé!) on avait tous la rougeole, quand un la prenait en classe, tout le monde y passait. On s'octroyait quelques jours de vacances, on se faisait "poupougner" à la maison avec deux ou trois médicaments et on attendait que ça passe. Je n'ai jamais entendu qu'une de mes copines ou un copain de mon frère soit mort de la rougeole. Comme la rubéole pour les filles. On s'arrangeait surtout pour que toutes les petites filles la prennent. Ainsi, quand elles étaient enceintes plus tard, elles ne craignaient rien.
     J'ai entendu Mme Bachelot, dire qu'il faut prendre des mesures d'hygiène draconiennes: se laver les mains quand on tousse ou qu'on se mouche, se moucher dans des mouchoirs en papier et les jeter ensuite, se relaver les mains avant de passer à table, mettre sa main devant sa bouche si on éternue ou si on tousse... Cela s'appelle simplement du savoir vivre et de la politesse. Pour les mouchoirs, dans quelles poubelles doit on les jeter? Dans les poubelles grillagées qu'on trouve en ville? Impeccable, les petits microbes H1N1 vont de faire rire en se répandant partout avec le vent. Et comment éviter une sale habitude qui a vu le jour une vingtaine d'années, alors qu'elle avait disparue de notre pays depuis des décennies, qui veut qu'on crache dans la rue, au ras des baskets des passants? C'est dégoûtant, mais on voit ça de plus en plus. Ces crachats sur les trottoirs, dans lesqels vous marchez, et bien c'est un très bon moyen de propager la maladie.
      Tout ça n'est pas très glorieux, mais en tout cas, je suis certaine que je ne ferai pas vacciner. Mon mari a voulu que je le fasse une fois, j'ai fait une allergie au blanc d'oeuf, j'ai été malade à crever du 2 janvier au 27 avril! Quand j'ai dit à mon médecin que je mangeais des oeufs en quantité et que je n'étais pas malade, il m'a répondu: "Bien sûr! Mais vous ne les mangez pas en intrmusculaires!"
     Car c'est là où je voulais en venir. Si on n'élevait pas des porcs au rabais, dans des conditions lamentables d'hygiène, peut être pourrait on éviter de foutre en l'air des fortunes en vaccins et autres antivirus. On veut tout au rabais, en prétendant qu'il faut bien que les gens modestes puissent se nourrir. Je pose une question très bète, mais qui a son importance: tous ces frais de sécu, vaccinations, journées de travail perdues, qui va les payer? Mais nous bien sûr, riches, moins riches, aisés ou pauvres, voire très pauvres. Et là, tout le monde trouve ça normal. Au lieu d'élever, avec des moyens appropriés des animaux sains, nourris sainement, dans des conditions sanitaires qui répondent aux besoin de l'animal, on fabrique des goulags à cochons, véritables bombes microbiennes à l'échelle de la planète, dans des écuries sales, avec des lisiers épouvantables dont on ne sait que faire. C'est ce que j'appelle une politique à courte vue. Et le moindre couple qui gérerait son foyer de cette façon est sûr de se retrouver à la rue en moins de deux.
      Rappelons un fait qui semble sans importance pour la plupart des éleveurs, mais que je trouve primordial: dans les années 50-60, la Saône et Loire était le troisiéme producteur de porc de France. Il est à remarquer qu'il n'y avait aucun goulag à cochons, mais des élevages de petite dimension partout. Chaque ferme avait un ou plusieurs porcs que l'on vendait, les plus modestes les gardant pour eux. Certaines avaient un petit élevage de plein air avec une centaine de porcs en complément des bovins. Je tiens cette information d'un article paru dans le journal sous la plume de Mr Carrion responsable de la section porcine de Saône et Loire. Il reconnaît implicitement qu'on est capable de produire autrement le porc que l'on veut consommer. Et ça, c'est indispensable de le savoir.
     Et cela nous éviterait des fortune jetées par les fenêtres.
     Pour finir, la parole d'un médecin décédé depuis qui disait à mon grand père dans leurs nombreuses conversations: "Vous y croyez, vous aux microbes? Les microbes, c'est rien, le terrain c'est tout".
     Peut être un peu lapidaire comme jugement, mais on peu quand même y réfléchir.
      Passez un bel été...
Par monique de lavesvres
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Jeudi 30 juillet 2009
2009 07 30,  367.
     Je vous vois déjà venir, vous qui venez d'arriver sur cette page: Que veut bien dire ce chiffre, tout seul, sans explication?
     Voilà la clé: ce matin sur Inter, une journaliste expliquait qu'une mission officielle avait chiffré le nombre de femmes portant la burqa en France: 367, pas une de plus ni de moins! On vous le dit tout net, il y en a 367, et c'est tout.
     Sur le coup, j'ai ri. Puis j'ai trouvé ça moins drôle. Comment est on arrivé à ce chiffre? Ou a t on compté ces vêtements? Quelles bases de données, quelles statistiques a t on utilisées pour être aussi précis? Mystère et boules de pétanques. Les boules de gommes, c'est pour l'hiver et les petits matins pluvieux.
     Et là, je ne suis plus. Chaque fois que je vois un reportage sur les banlieues des grandes villes, je vois circuler beaucoup de femmes avec des djellabas jusqu'aux chevilles, des foulards sur la tête qui ne laissent voir que le visage dans le meilleur des cas. Quant aux femmes "emburqatées" (c'est un néologisme que je viens d'inventer pour donner un nom aux porteurs de la burqa), désolée Messieurs les auteurs de ce chiffre, on en voit beaucoup plus qu'il n'est souhaitable, et de plus en plus. Et n'y en aurait il qu'une seule, c'est toujours une de trop.
     Ce qui me fait être si sûre de moi, c'est un renseignement glané sur le terrain. Un jeune qui travaille dans un "fast-food avec un affreux clown jaune", en plein centre de Paris, s'est mis à compter les "Belphégor" qui fréquentaient la cantine, car il a constaté que le nombre était en augmentation. Il en compte en moyenne une quinzaine par jour, son record étant de 35!  Dans une seule journée! Et il n'y en aurait "que" 367 sur toute la France? Soyons un peu sérieux, c'est impossible quand on sait qu'on en a compté environ, 250 rien que dans la région lyonnaise.
     Quant au serveur, il prépare les barquettes derrière le comptoir et les apporte, mais ne reste pas dans le resto. Il se demande comment elles font pour manger, avec des gants et un voile intégral. Le hamburger doit plutôt être difficile à entamer et ne doit pas être facile à manger. Je ne vous parle pas de l'état des gants ou de la burqa à la fin du repas. Tout cela me semble bien difficile à organiser pour se nourrir, geste naturel qu'on fait tous les jours, trois fois par jour et trois cent soixante cinq jours par an. Je crois que je deviendrais anorexique.
     Le député communiste qui s'est saisi du sujet, grâce lui soit rendue!, trouve que 367 burqas, c'est encore trop et il n'a pas l'intention de lâcher. Surtout, tenez bon cher Monsieur, et ne vous laissez pas manipuler, car ce chiffre est irréaliste. Le gouvernement a déjà créé une commission d'étude. C'est à dire, qu'il est prêt à enterrer le problème en niant les faits qu'on peut constater tous les jours dans la rue, pour peu qu'on ait les yeux en face des trous. Selon Clemenceau "quand on veut enterrer un problème, on crée une commission". Mais ça ne résoud pas le problème. Ne pas vouloir envenimer les choses, c'est bien, mais il ne faut pas nier l'évidence qui crève les yeux. Sinon, dans quelques temps cette épidémie s'étendra et ce sera trop tard. 
      Il y a quand même un journaliste qui a trouvé ce chiffre ridicule. Enfin un observateur attentif de la société!
      Suivit l'interviou d'un "monsieur" dont je n'ai pas compris le nom, qui disait qu'on ne devait pas "exclure" ces femmes qui se promenaient dans "ce mur de tissu", car la situation serait encore pire pour elles. Et bien, là je ne vous suis pas du tout. Ces femmes s'excluent d'elles mêmes, elles n'ont besoin de personne, ce n'est pas nous qui les excluons. Ne nous trompons pas de cible, et ne prenons pas le problème à l'envers.
     Quant à ce que ces femmes soient toutes volontaires pour s'enfermer de cette façon, elles le font surtout sous la pression sociale de leur entourage, de leur mari souvent, et pour avoir la paix. On me dira que si elle ne se voilent pas, elles ne pourront plus sortir du tout. Ne nous leurrons pas, elles ne sortent déjà pas du tout, ou un minimum. Donc, garder cet emballage est une illusion  et il faut faire quelque chose poiur enrayer cette vague qu'on sent venir.
    Car c'est très bien manipulé, et on sent des marionnettistes de talent derrière tout ça. Fadela Amara et Isabelle Badinter n'ont pas dit autre chose lors de l'émission il y a quelques semaines: le voile, la burqa, n'ont rien à voir avec la religion de l'islam, mais plutôt avec une guerre politique qui veut étendre l'islamisme et son pouvoir sur toute la planète. C'est avant tout une histoire de gros sous et une lutte d'influence au niveau mondial. Si on ne ressent pas ça à défaut d'en avoir la confirmation immédiate, c'est soit qu'on est un idéaliste indécrottable, soit qu'on n'a pas un minimum de sens de l'analyse. Je peux aussi me tromper, et je le souhaite, cela voudrait dire que la burqa n'aura été qu'un accident de l'histoire qui s'est résolu tout seul. (Comme de débaptiser les villages de St Vincent ou St Pierre pour les appeler par un nom laïc. A la fin de la révolution, les villages ont repris leurs noms normaux). 
   Ce qui me choque le plus, c'est que dans les pays où les femmes doivent porter la burqa, beaucoup d'entre elles se battent pour se défaire de cet oripeau qui les humilie. Et nous, en France, pyas laïc par excellence, on devrait respecter ce "blister" dans lequel on enferme les femmes. Quand on arrrive en Iran, dans les pays du golf, allez donc vous promener sans un grand manteau et un voile sur la tête. Vous allez voir si les gardiens de la révolution ne vous font pas rhabiller fissa! Vous allez voir la compréhension dont ils feront preuve. Et c'est nous les "intolérants"? Enfin, on se moque (encore une fois) de nous. Et toutes ces femmes, si elles veulent vraiment parce que c'est leur choix, porter la burqa, qu'elles aillent vivre leur foi dans un pays ou c'est la tradition. Ellles se sentiront bien dans leur peau. Mais chez nous, NON, NON et encore NON!
    Toute dernière chose qui me gêne au plus au point et qui, pour moi, est "un trouble à l'ordre public", je ne sais pas qui j'ai en face de moi: un homme? une femme? avec de bonnes intentions ou pas? Sous son emballage, que porte t elle? un sac à provisions ou une kalachnikov? je suis loin d'être une obsédée de la sécurité, mais ne pas savoir qui me parle, ne pas voir le visage de mon interlocuteur, c'est imposssible, je ne peux avoir de conversation, voire de simple échange avec une personne qui ressemble à une ombre, un zombie ou au fantôme de l'Opéra.
     En bref, messieurs les politiques, agissez vite, très vite, afin que ce vêtement quitte les habitudes de certaines femmes. En plus j'aimerais bien avoir l'avis, hors caméra, hors identification possible, d'une seule femme rebelle qui me dise comment elle vit cette prison mobile qu'on lui impose contre son choix. Mais cet oiseau rare, je suis sûre qu'on ne l'entendra jamais, car elle serait rejetée par sa famille, sa communauté, ses voisins, voire agressée par un milieu social pesant et parfois violent. Ce serait pour elle invivable. Donc, ce n'est pas à ces femmes de se "libérer" seules, c'est à notre état de les protéger et de faire qu'elles puissent "réellement" choisir.
     La tradition de ce pays, le mien, nous l'impose pour être fidèles à notre histoire. Sinon, il ne restera de cette histoire qu'un fantôme et nous n'aurons plus rien à revendiquer, nous le "Pays des Droits de l'Homme" qui n'aura pas su défendre les femmes vivant sur son sol. Et si certaines veulent à tout prix porter ce vêtement par conviction, il leur faudra aller ailleurs. On ne va pas au canada si on ne veut pas porter des bottes de neige! il y a des choix à faire dans la vie, et chacun doit faire librement les siens.
     Aujourd'hui, il fait beau. Alors, mettez des maillots de bains, mais ne vous faites pas trop griller. Trop c'est trop, et ça fait saucisse au barbecue quand ça devient rouge...
     Bonne journée.
Par monique de lavesvres
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Lundi 27 juillet 2009
2009 07 27, cuisine et cuisiniers
     Hier soir, j'ai regardé "Capital", émission qui me surprend bien souvent. Il  y était question de melons entre autres, mais le sujet qui m'a interpellé, au niveau de mon assiette, faisait dans la "merguez".
     Définition de la dite saucisse: elle doit être faite avec du mouton, du boeuf et des épices exclusivement selon les puristes. Et l'enveloppe de la merguez avec du boyau d'agneau, à l'exclusion de toute autre matière plus ou moins plastique. C'est là qu'on voit que les puristes de la merguez ne sont pas légion. Certains y incluent du cheval, bien moins cher que le boeuf, et chose qui m'a laissée sans voix, du porc parfois. Si, si, vous avez bien lu, du porc!
     Comment? On a le droit de mettre du porc dans les merguez? Oui, bien sûr, mais il faut que ce soit écrit sur le paquet. D'un coup j'ai revu le couple de personnes âgées algériennes que je croisiais régulièrement au petit supermarché voisin et que j'aidais parfois à faire leurs courses, car ils ne savaient pas lire. Je les aimais bien, ils étaient très gentils et on discutait souvent. Ils prenaient le paquet dont ils reconnaissaient le dessin et c'était le bon. Le jour où ils ne trouvaient pas le produit auquel ils étaient habitués, ils faisaient comme avec moi, ils demandaient de l'aide aux clientes du magasin. Je les ai aidés pour quantité de choses, de la mayonnaise aux champignons en passant par le lait. Mais si le cas s'était présenté et qu'ils désirent des merguez, je n'aurais jamais eu l'idée de regarder sur le paquet s'il y avait du porc dedans! cela m'aurait paru tellement évident qu'il ne devait y avoir que du mouton, que je ne me serais même pas posée la question. Comme quoi! Les certitudes.....
     Bref... On hache de la viande de mouton, on met des épices "à merguez", on refile la mixture dans un boyau d'agneau, on tournicote pour former les saucisses, et c'est tout. La "vraie merguez", la merguez pure souche, ce n'est que ça, tenez vous le pour dit.
     Mais, si on fouille un peu, on découvre qu'on peut mettre aussi du gras de boeuf, ingrédient qui, à défaut de faire baisser votre cholestérol, fait encore chuter la note puisque cette matière première récupérée au rabais sur les carcasses ne vaut pas tripette et se vend pour presque que dalle! Mais ce n'est pas tout. Le boyau d'agneau, c'est cher! Alors on vous refile du boyau qui ressemble à un tuyau en plastique dans lequel le hachis est enfourné vitesse grand "V". Et pour faire bon poids, on vous ajoute du "collagène", c'est à dire des tendons broyés, des nerfs, et je ne sais quoi encore de peu appétissant. Le collagène ne doit pas dépasser 30% de la viande. Mais parfois les balances perdent un peu le nord et on va jusqu'à un ..., allez, comptons un petit 40%. C'est toujours ça de gagné!
     Si vous avez encore faim, tant mieux, moi j'ai déjà fini avant d'avoir commencé. J'avoue que je regardais toutes ces mixtures hachées avec méfiance, mais là! Je sens que les merguez vont rester n'importe où, mais surtout pas dans mon assiette.
     Le plus beau reste à venir. Prenez Marc Veyrat, parlez lui de merguez, et il vous répondra qu'il met à son menu une "merguez virtuelle", pour faire entrer les plats populaires dans la grande cuisine de nos grands chefs.  LUI, en l'occurence.Et il fait des frites aussi!
     Ne pensez pas qu'il va vous apporter un plat où trôneront trois merguez  sur une assiette de couscous! C'est beaucoup plus subtile. 
    Explication: vous allez chez votre copain, le meilleur merguezier d'Annecy, vous le bisouillez un grand coup, vous partez avec vos fournitures, 6 merguez pour 43 convives qui ont réservé évidemment, et c'est à partir de là que ça devient marrant. Je vous donne la recette, au cas où vous veuillez essayer.
     Après les avoir fait cuire, vous passez au "blender" (nom moderne du mixeur de la mémé) avec du bouillon et vous filtrez, jusqu'à ce qu'il ne" vous reste que l'esprit de la merguez", c'est à dire la quintessence du produit. C'est alors que le côté comique entre en scène. Vous êtes au resto de Mr le chef, dans un cadre charmant, et vous attendez votre merguez. Si vous espériez, "des" merguez, perdez vos illusions. Il arrive, avec ses cannes anglaises, et un affreux récipient qui fume quand on l'ouvre. C'est plein d'un "machin" inféfinisssable au premier coup d'oeil, qui glougloute plus ou moins. C'est un récipient d'azote liquide qu'on pose à proximité de votre table. Le chef, du geste auguste du cuisinier, prend dans un pot l'extrait de merguez avec une cuiller, et avec une autre, façonne avec grande habileté, une sorte de mini-quenelle qu'il plonge dans le pot qui bout. On voit flotter une sorte de petite chose de la longueur de la cuiller, puis on la sort, et on vous prépare votre assiette. Vous recevez ainsi, avec force cérémonie, une assiette au milieu de laquelle trône une merguez en modèle réduit. Sur le bord de l'assiette, où tiendrait largement une portion de choucroute pour deux personnes, on vous pose "une" frite! Pas deux, une seule et unique frite, posée là comme par hasard, objet d'art à déguster. Pour agrémenter le tout, une cuiller, pas trop grosse la cuiller, de jus de truffe. Vous avez beaucoup de chance, on aurait pu vous faire respirer l'odeur de la truffe! Non, la générosité du chef étant sans limite, vous avez droit à un très petit peu de jus de truffe. ET C'EST TOUT! Le plat est composé par personne, d'une merguez tout à fait virtuelle qui doit faire deux grammes et demi, d'une frite (c'est mieux que les petits pains de Jésus Christ: avec une patate il nourrit une cantine!) et d'un soupçon de jus de truffe.
     Je n'en croyais pas mes oreilles ni mes yeux. Le chef s'enquit auprès de ses clients, s'ils trouvaient ça bon. J'ai beaucoup aimé la réponse de la dame: "ça sent vraiment la merguez!". Ben dis donc, c'est encore une chance! Un convive fit remarquer que pour inviter ses copains, il s'en tiendrait à la bonne vieille méthode de la merguez au barbecue! J'étais morte de rire! Bravo Mr Veyrat, vous êtes très fort! Car ce modeste plat fait partie d'un "menu dégustation de 18 plats à 360 €"! Si j'avais dû payer la note, j'aurais trouvé ça moins drôle. Et vous êtes en faillite? Ce ne sont sûrement pas les fournitures qui grèvent votre budget...
    Comme me l'a dit un habitué de la maison: "manger chez Veyrat, c'est un pur moment de poésie". Ce serait risible si je ne savais pas que l'habitué en question est radin comme pas deux sur le prix du petit pois et du paquet de nouilles. J'ai encore gardé une pointe de bon sens qui m'empêche de tomber dans le ridicule et un snobisme de parvenus. J'ai au fond du cerveau une petite voix qui me dit que pour  savourer un pur moment de poésie, il vaut mieux relire Baudelaire! Mais allonger un tiers de SMIC au bas mot pour avaler des esprits de légumes touilllés dans l'azote liquide, je veux bien être con! Mais à ce point là, pas encore. Quant à la frite de ce monsieur, et bien voyez vous, elle me resterait un peu en travers... C'est vrai que même avec 18 plats, vous êtes au moins sûrs de ne pas grossir....
    Crise? Vous avez dit crise? Allons donc.....
     Voilà comment va la vie sur notre petite planète bleue. Mais tant qu'il y aura un hurluberlu pour payer le frite au prix de l'or en barre, la connerie humaine aura encore de beaux jours devant elle.... C'est vrai que selon le philosophe, c'est la seule chose qui donne une idée de l'infini! Bonne semaine.
PS: Nous avons dégusté pour le déjeuner dans notre modeste demeure un gratin de côtes de bettes du jardin, avec une béchamel au vrai lait entier et au vrai comté, dont nous nous sommes régalés. Comme deux vieux cons que nous sommes... Mais c'était vachement bon....
    
Par monique de lavesvres
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Dimanche 26 juillet 2009
2009 07 26, soleil, brillez pour nous.
    En ce moment, mon blog est un peu en sommeil, mais ce matin, j'ai du temps entre la tonte du pré, les amis de passage, la cuisine et le ménage, alors, je viens discuter un peu avec vous. Nous ne partons jamais l'été, la maison idéalement située à 400km de Paris et 400km de Marseille, devient pendant cette période une halte tout à fait bienvenue, pour les uns qui montent et pour les autres qui descendent. Nous sommes ravis de revoir nos amis et même si la maison est peu "foutoir", j'avoue que je m'en fous. Et puis c'est la période du jardin, des conserves et des confitures. C'est du boulot, mais l'hiver c'est tellement agréable d'avoir de bons produits.
     Comme il fait très chaud l'après-midi, on tire les rideaux pour se mettre au frais et regarder le tour de France. Mon mari s'intéresse aux coureurs, et moi aux paysages,...entre deux petites siestes. Les montagnes, la vallée du Rhône et Valence, les petites routes qu'on reconnaît et sur lesquelles on essaie de se situer: " Tiens, ils sont à Beaumont les Valence, ils vont bientôt passer devant chez Untel.... ben dis donc, la route... ils l'ont vachement élargie....ça y est, ils ont fini le rond-point...etc..". On voyage dans nos fauteuils, et parfois on découvre des endroits inconnus qu'on trouve ravissants et qu'on aimerait visiter. On se dit qu'en allant à tel endroit, on pourra passer par ici, plutôt que par là parce que ça a l'air plus chouette. Quant aux coureurs, je ne les connais pas, alors qui arrive premier, c'est le centième de mes soucis. Cetta année on a échappé au diable ridicule qui se faisait remarquer et c'est tant mieux.
     Ah si, une chose m'énerve sérieusement: quel que soit celui qui est en tête, on ne parle que d'Amstrong, chaque fois que la caméra se déplace, on a droit à une image d'Amstrong! Marre, y en a marre! Je n'ai aucune sympathie pour ce monsieur, c'est peut êtreun grand sportif, mais tellement de soupçons de dopage pèsent sur lui, que cela me gêne. Et comme a dit un  journaliste à la radio lors d'un commentaire: "Untel n'est pas plus crédible qu'Amstrong en maillot jaune!". Quand j'aurai dit que ce journaliste est américain, on comprendra que j'ai tendance à prendre son opinion au sérieux.     
     Mais ce qui me frappe surtout, c'est la foule le long de la route. Des adultes, des enfants, des français, des étrangers avec leurs drapeaux, des vieux, des jeunes, des parents, des gamins à pieds et en poussettes.... et beaucoup de torses nus!
     Les torses nus ne me choquent pas, il y en a même de très agréables à regarder. Mais en plein soleil, ça me gêne.
     Car c'est là que je voulais en venir: depuis des années on sait que le soleil peut êre un ami ou le pire des ennemis. Mais que ne ferait on pas au nom du sacro-saint bronzage! Je suis affolée de vois des voir des gamins dans les poussettes, avec un petit parasol au dessus de la tête, mais les bras au soleil et les pieds itou, grillant en plein cagnard comme des merguez. Les jeunes gens qui courent le lonjg de la route en espérant qu'une caméra les filme, torses nus pour revenir raoussis comme des pains trop cuits sortant du four. Les femmes aux épaules nues: bien souvent, elles sont proches de la couleur du homard sortant du court bouillon. Le nombe de gamins sans chapeaux, sans bobs, la tête en plein soleil, je suis affolée de voir tous ces gens faire leur "pause-cancer" en regardant passer les vélos et la caravane. C'est une belle fête, et je trouve cette exposition  en plein soleil incongrue.
     La première fois que je suis allée en vacances, j'avais 5 ans, c'était à Noirmoutier. Dieu sait que le soleil qui brille au bord de l'océan n'est pas celui de la Méditerranée, mais mes parents étaient déjà au courant que le soleil pouvait être dangereux. On ne sortait jamais sans notre inévitable bob dès qu'il ne pleuvait plus et que le soleil filtrait à travers les nuages. Et tous nos petits copains qu'on retrouvait tous les ans étaient pareils. Les femmes ne s'allongeaient pas des heures au soleil pour ressembler à la fin des vacances à une vieille patate, ratatinée et marronasse. Nous revenions tous avec des couleurs, un teint hâlé, mais on n'était aps complètement cuits comme nombre de gens que je croise en Septembre. La couleur oscille entre le caramel brûlé, le rougeâtre marron et les plaques plus claires dues aux coups de soleil. c'est d'un goût!
     Et chez les grands parents, c'était le même problème: pas de sortie sans chapeau! Sur toutes les photos de gamins, mon frère et moi portons des couvre chefs ou des bibis plus ou moins ringards, parfois très moches, mais on y avait droit. Et je vous jure bien qu'il n'était pas question de le poser. En cas de caprice, la fessée se profilait à l'horizon et on avait intérêt à garder les fesses du côté du mur... Le principe de précaution existait déjà! Du moins, on l'avait déjà trouvé à notre niveau.
    Mais depuis des années on a inventé les crèmes solaires. Il y en a de toutes sortes, de toutes les compositions et à tous les prix. Il y en a qui vous protègent pour une ou trois heures! Et bien, je n'y crois pas. Quand je vois les jeunes femmes topless jouer au volley pendant une heure en plein soleil, ou se prendre pour un steack posé sous un grill, on en me fera jamais croire qu'elle n'entament pas leur "capital soleil" rapidement. Et quand je vois des femmes de 40 ans, le visage ridé comme une vieille pomme, les seins en gant de toilette sur le ventre, je me demande si ce résultat peu esthétique en vaut bien la chandelle. D'accord il y le botox, les acides machins, les vitamines truc, les combleurs de rides qui vous donnent un air malade tellement vous semblez enflée, je me pose la question de quelle est cette mode qu'on essaie de nous imposer, cette beauté formatée internationale: toutes avec des seins en ballons de foot, des fesses rebondies de gamines de trois ans, un nez qui jappe à la lune dont on peut presque voir l'intérieur des narines tellement celui ci est fait et refait. Je passe sur les liftiings et autres liposuccions qui font que toutes les femmes se ressemblent d'un côté de la terre à l'autre.
    Alors voilà, vous qui êtes au soleil profitez en, accumulez des vitamines pour l'hiver, mais je vous en prie, évitez de ressembler à des patates trop cuites! La vie n'est pas toujours très drôle, et se préparer un futur cancer pour être "à la mode", est ce que ça vaut le coup? Et vous qui êtes des adultes, vous êtes responsables de vos actions, c'est votre problème après tout. Mais les bouts de chou que je croise dans les poussettes, ils n'ont pas le choix. J'ai vu l'autre jour deux mamans discuter sur un trottoir. Elles bavardaient tranquillement, les deux bébés sous le parasol. Mais peu à peu, la conversation se prolongeant, les deux gamins se sont trouvés en plein soleil, ronflant comme des souches! Le parasol ne servait plus à rien. 
     Alors, passez de belles vacances, et si vous ne partez pas, essayez de faire autour de chez vous ce que vous n'avez jamais le temps de faire le reste de l'année: visiter un musée, aller dans les brocantes pour acheter des livres car je trouve que les livres sont quand même assez chers si on est grand lecteur, aller vous promener, dessiner avec vos enfants, lire avec eux, jouer avec eux, c'est gratuit.
   Bonne semaine.
Par monique de lavesvres
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Vendredi 17 juillet 2009

2009 07 17, marchons sur la tête
      Ceux qui viennent sur ce blog savent déjà que nous essayons de sauver de la destruction deux haies bocagères qui encadrent la nouvelle gendarmerie de Charolles. Ceux qui ne savent pas mais que ça intéresse trouveront un article sur le sujet dans la liste, il y a 1 ou 2 jours.
     Aujourd'hui, dans le journal local, "la Renaissance", paraît un "appel à projets" dont je vous livre l'intégralité du texte, à quelques phrases secondaires près. Et comme je ne peux m'empêcher de mettre mon grain de sel partout, mes commentaires personnels sont intégrés au texte mais entre parenthèses, afin d'éviter toute confusion avec le texte original qui est entre guillemets.
BOURGOGNE, CONSEIL REGIONAL, "Appels à projets"
     "Ensemble, valorisons le patrimoine naturel bourguignon pour en préserver son identité et sa biodiversité.
      "Le plan régional en faveur de la biodiversité du conseil régional de Bourgogne vise à améliorer la connaissance des espèces, paysages et milieux bourguignons, à renforcer l'information et la sensibilisation, mais aussi à préserver la biodiversité dans les milieux naturels remarquables ou plus "ordinaires" (ordinaire toi même! tous les milieux sont particuliers et remarquables). C'est dans ce cadre qu'il reconduit cette année deux appels à projets:
    " VERGERS CONSERVATOIRES: face à la disparition des vergers traditionnels, la Région finance des projets d'inventaire, des travaux pour sauvegarder des techniques traditionnelles, des projets de restauration et de création de nouveaux vergers conservatoires, des actions de formation et de sensibilisation. (Très bien, depuis des années on sensibilise à tout va, mais on se dépêche d'arracher les arbres qui sont "toujours" gênants. Dans un virage, on coupe, visiblité oblige! Le long d'une ligne droite? on coupe, il est trop haut ou pourrait traverser la route sans rien demander à personne et emboutir une voiture! Dans un chemin? on élague à 1m de haut pour 50cm de large, le tracteur ne passe pas! Sur les places? ça fait des feuilles, il faut nettoyer....La liste est infinie, vous pouvez la compléter vous même)
     "Avec la disparition constatée des pollinisateurs, alliés naturels des arbres fruitiers, elle soutient cette année l'installation de ruches et la plantation de haies aux espèces mellifères lors de la création d'un verger conservatoire. (Bonne résolution de vouloir protéger nos abeilles. Mais commencez donc, élus des conseils général et régional à ne pas crépir au désherbant les bords de route. J'ai pu constater que les poteaux de téléphone ont été désherbés et que mes buissons en ont bien profité malgré eux. Ils sont roussis sur 2m2, alors que la ligne est en limite de propriété et que le désherbant n'a rien à faire "chez moi". Et  respectez les acacias et autres prunelliers en les taillant au dessus de 3 ou 4m pour avoir une floraison. Et  seulement quand les fleurs seront fanées vous pourrez les tailler. Mais avant toute autre chose, commencez par protéger  et interdire l'arrachage des quelques haies hautes, les "vraies", avec noisetiers, charmilles, prunelliers, aubépine, troênes...qui subsistent encore en charolais! Préserver le patrimoine est bien moins cher qu'en créer un nouveau à coups de subventions hors de prix. Cela s'appelle de l'économie et quand on est fauchés comme on nous le répète jusqu'à plus soif, cela devient une évidence pour tous. Sauf pour les élus! Les "croqueurs de pommes" demandent depuis des années qu'on replante des arbres fruitiers, dans les haies, sur les délaissés des routes, sur les places des villages. La seule réponse qu'ils obtiennent, c'est que "c'est dangereux si les gens vont cueillir des fruits". C'est évident qu'on ne peut le faire n'importe où, mais il y a des tas d'endroits possibles. Il n'y a qu'à leur demander, tout est répertorié chez eux)
     "POUR QUI?:Cet appel à projets s'adresse aux particuliers, agriculteurs (si vous distribuez du pognon, vous avez quelque chance d'intéresser un ou deux clampins qui prendront les sous et laisseront crever les arbres parce qu'ils ne voudront pas les entretenir. Sinon, macache!), communes et groupements de communes, départements, associations, syndicats inter communaux et lycées. (le lycée de Charolles est partenaire depuis 1995! Il a même participé a une plaquette sur le rôle de la haie qui s'appelait "opération bocage charolais". La plaquette est très bien, mais cela n'a pas sauvé une haie, ni donné envie aux futurs agriculteurs élèves de l'école de garder des haies chez eux)
    "BOCAGE ET PAYSAGE: En Bourgogne nos paysages sont encore marqués par le bocage (par endroits et ça devient rare). Mais avec la diminution du nombre d'agriculteurs, les remembrements et la modernisation de l'agriculture, 40% des haies ont disparu en 50 ans (Le nombre d'agriculteurs n'a pas grand chose à voir dans la disparition des haies. C'est surtout le changement du mode de vie qui a fait disparaître les haies. On n'est plus "paysan" mais "agriculteur", c'est quand même moins ringard. Le premier faisait péquenot, le second a son petit côté moderne et son look industriel de la terre, ...pour les pédants et les cons!. Les broyeurs ravagent les buissons à 1m du sol parce que c'est plus facile à entretenir. Et si vous arrivez à convaincre un seul d'entre eux que les haies sont utiles pour la protection des sols, contre l'érosion, vous êtes très, très fort! Si vous avez des haies hautes, vous êtes un flemmard, et "ça fait sale". Si, si, je suis bien placée parce que j'en ai et qu'on m'a déjà balancé ça dans les dents. Alors que les haies "jardinées" carrées comme autour du plus minable des pavillons de la banlieue la plus pourrie, ça fait "évolué". Même si elles repoussent  en "balai de chiottes" avec des ronces partout, même si on ne peut plus marcher sur les bas côtés à cause de la fougère qui envahit tout, c'est vachement plus moderne que ces foutues haies en hauteur. Alors que c'est très long et très cher de maintenir des haies hautes. On ne se chauffe plus au bois mais au fuel, il n'est donc plus nécessaire de couper des branches pour les feux. Les piquets, on les achète à la "Coop", c'est quand même plus pratique! Et il faut de grands espaces, comme le far-west ou l'Australie. Ce qu'on ne dit pas, c'est que si les exploitations font la surface d'un département, l'herbe y est minable, et les pancartes "No smoking" indiquent assez la qualité des paillassons qu'ils appellent pompeusement "prairies". J'ai traîné mes bottes dans la région d'Adélaîde, et j'ai les photos. Chaque agriculteur se rêve exploitant des champs de 3km de long! Mais ici, c'est impossible, c'est vallonné, rivières et ruisseaux courent partout, on n'est pas dans la Beauce. Les paysans adaptaient leur mode de vie à la terre qu'ils connaissaient bien, les agriculteurs adaptent la terre et les paysages à l'agriculture productiviste qu'on leur a enseignée. Et la plupart d'entre eux ont du mal à l'admettre, car alors ils ne correspondent pas à l'image de l'industriel paysan qui les fait rêver. Au lieu de se dire qu'ils ont des atouts que bien d'autres n'ont pas, une terre riche propice à l'élevage, des paysages magnifiques qui attirent les touristes amateurs d'histoire, d'art, de nature encore préservée, ils se sentent mal dans leur métier.) La région entend soutenir et inciter les projets qui restaureront la trame bocagère et redonneront aux paysages bourguignosn leur authenticité"
     Fin de l'article.
     Quel beau projet pensez vous. Sur le papier, sans aucun doute. Mais sur le terrain que voit on: la mairie de Charolles qui se dépêche de détruire les deux plus belles haies bocagères de la ville autour de la nouvelle gendarmerie en construction. Elle sera "désépaissie" à moins d'1m et ratiboisée à 1,5m de haut. Et cela dans "l'intérêt des futures familles".(?) L'engagement avait été pris par les élus de rabattre la haie à 2m au 15 Août, et au 17 Juillet c'est déjà enclenché, la haie est presque démolie en dépit des engagements pris par les politiques. Que la gendarmerie veuille être clôturée, ça peut se conprendre. Mais pourquoi ne pas cacher le grillage ou la clôture derrière une haie magnifique qui tient à l'ombre au plus chaud de l'été, et qui fait obstacle aux vents dominants l'hiver? Moins il y a de haies hautes, plus les vents gagnent en puissance, plus on a des orages destructeurs, des inondations parfois meurtrières, (comme à Digoin l'an dernier) des rafales de vent qui cassent les arbres et arrachent les toits, des averses de grêles... Je ne suis pas entrain de faire la liste des 7 plaies d'Egypte, mais de ce que je vois autour de moi. Avant hier nous avons eu un orage impressionnant, c'est la première fois que tout saute chez nous malgré les parafoudres et les disjoncteurs. Alors, utiles les haies? Encore plus que ça, indispensables à tous, aux humains comme aux animaux.
      Alors, messieurs les élus, un peu de sérieux, à droite comme à gauche. Les plaquettes pleines de beaux projets, de grandioses recommandations, "d'engagements citoyens" à planter des haies et à protéger la nature, ras le bol plein le c..., y en a marre!. On a l'impression de se faire entuber, et je crois bien qu'on n'est pas loin de la vérité. Le respect de la nature, des paysages, c'est pour les autres, pas pour vous. Vous râlez contre les promoteurs qui veulent construire des mas provençaux en brionnais, et vous nous collez des tuiles rondes sur la gendarmerie! Un peu de cohérence que diable! Ici, les tuiles sont plates.
     Ce qu'on veut? On veut des haies répertoriées que l'on ne puisse plus détruire pour un oui ou un non, des arbres qu'on ne puisse plus abattre n'importe comment, des plantes mellifères replantées le long de la RCEA à la place des talus enfrichés de chardons et qui se cassent la figure sur la route pour cause de terrains dénudés. Cela devait être fait au titre du 1% environnement qui accompagne les remembrements, mais on ne sait où est pasé l'argent, il n'y en a plus. Comme par hasard. Ce qu'on veut voir, ce sont les deux haies de la gendarmerie préservées, d'autant plus que l'exploitant des terrains du côté ouest, se trouve être ...le lycée agricole de Charolles, engagé dans la protection des haies et auteur de la plaquette dont je parlais plus haut!. Tout ceci ajouté, c'est le comble de la mauvais foi et d'un manque de sérieux évident. Voire d'un mépris désinvolte pour les engagements pris vis à vis des populations qui les ont élus.
     Alors, messieurs les faux culs, bonsoir! Et un peu de sérieux ne ferait de mal à personne.
     A tous les autres qui veulent protéger les paysages, les haies, les arbres de hautes tiges, je vous souhaite une très belle nuit sans orage et sans grêle pour vos jardins.

Par monique de lavesvres
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