Mercredi 22 avril 2009
2009 04 22, les villes sans moineaux?
    Sur "Femina" n° 367, j'ai trouvé un article sur la disparition des moineaux. Que serait Paris sans les moineaux? Plus de petits piafs au terrasses des bistros, près des tables de pique-nique, sautillant sur les pelouses. On ne peut l'imaginer, il nous manquerait  quelque chose dans le décor. Et pourtant, c'est vrai, ils disparaissent. 
   La situation ne paraît pas désespérée, mais c'est tout de suite qu'il faut prendre les choses en main et préserver nos petits piafs, sans lesquels Paris perdrait de son charme, Amsterdam aurait des canaux déserts et Hyde Park serait silencieux.
    Quelques conseils pour attirer les piafs, et leurs copains, chez vous:
A: primordial, supprimez les insecticides sur les plantes et les herbicides dans vos cours. Si vous en mettez, vous remarquerez que les escargots meurent car vous trouverez des coquilles vides. Pour ôter l'herbe et ne pas vous laisser envahir, privilégiez le désherbeur thermique. Vous trouverez ça chez Botanic (la pub est gratuite, je leur fais volontiers ils sont passés au bio en supprimant tous les produits toxiques), du plus petit au plus grand. C'est efficace et peu fatigant à manipuler.
B: plantez des mélanges "papillons", "insectes", "abeilles" et laissez pousser un carré d'herbe folle dans votre jardin. Vous y verrez quantité d'insectes de toutes sortes.
C: prévoir des nichoirs et des cabanes pour mettre des graines "oiseaux des jardins". Vous verrez arriver les chardonnerets, rouge-gorges, pinsons, verdiers, mésanges, queues-rousses.... Sur un poteau, mettre un bac avec de l'eau, hors de portée de la patte des matous! L'hiver, par grand froid, leur verser de l'eau tiède.
D: Dans les haies, mettre prunelliers, églantiers, sorbiers des oiseaux, houx, sureaux, tous arbustes qui ont des baies dont les oiseaux se régalent. Ces arbres ont aussi des fleurs très tôt dans le printemps, les abeilles ont ainsi de la nourriture. Sans oublier des arbres à feuillage persistant afin de leur permettre d'être à l'abri en cas de froid, de pluie ou de neige.
E: si vous avez dans votre jardin un arbre mort, ne le coupez pas. Ses branches mortes attirent les insectes xylophages, et les oiseaux se régalent. Si vous avez peur d'une chute de branches, ne laissez que le tronc, ça ne risquera rien.
    Ci dessous, vous trouverez un résumé de l'article.
    Qui est le moineau? 
    Le moineau domestique ou franc mesure de 14 à 16 cm d'envergure et pèse environ 25g! Il ne marche pas, il sautille. Il ne chante pas, mais il "chuchette", "chuchote" ou "pépie".Il s'établit près des humains dont il aime la compagnie. Il est partout chez lui, à la limite sans-gêne! Il fait le ménage autour de chez vous, se montrant à la fois récupérateur et éboueur. Il mange surtout des graines, mais il est opportuniste et récupère tout ce qui lui tombe sous le bec. Il vit entre 5 et 6 ans, parfois jusqu'à 8 ou 10 ans. Les couples ont environ 3 ou 4 nichées par an, de 2 à 5 oeufs. Les jeunes restent au nid environ 2 semaines, mais dépendent ensuite  quelques jours de leurs parents.
    Comment reconnaître le mâle de la femelle? Il porte une "bavette" noire, du bec jusqu'au bas du cou. (Est ce qu'il picorerait salement pour avoir besoin d'une serviette?)
    On voit leur population diminuer de façon importante: 95% à Londres, 60% à Prague et 50% à Hambourg. Paris s'en sort un peu mieux avec "seulement" 20% de disparition (chiffres du CORIF, Centre ornithologique d'Ile de France). Certains arrondissements sont plus touchés que d'autres: 74% de dispariton dans le 15ème, et 92% dans le 11ème! Une hypothèse pour tenter d'expliquer ces disparitions, le changement d'architecture. Les nouveaux immeubles présentent moins de recoins pour implanter des nids.
    Les moineaux sont plus nombreux dans les quartiers populaires de l'est parisien que dans ceux plus bourgeois de l'ouest. Secouer les nappes par la fenêtre n'est peut être pas très élégant, mais c'est vital pour les moineaux.
    La situation est plutôt meilleure sur l'ensemble du territoire français. Mais pourquoi disparaissent ils? Principalement parce que les jeunes ont du mal à se nourrir, le nombre d'insectes indispensables à cet âge là diminuant en raison de l'utilisation de pesticides et herbicides. Le trafic routier accentue le phénomène, les moineaux supportant mal le dioxyde de carbone et l'essence sans plomb qui contient plus d'alcool, de benzène et d'éther. Enfin, la disparition des semis de printemps les prive de nourriture.
    Sans être catastrophique (c'est beau l'optimisme!), ce bilan incite à la vigilance. A Amsterdam, même situation qu'à Londres, les architectes sont obligés d'intégrer dans leurs constructions, des nichoirs à moineaux (entrée 4,5cm).
     Certaines régions françaises ont réagi en ne fauchant plus les bords de route. Simple et efficace, les oiselets reviennent.
     Pour attirer les moineaux en ville il faut supprimer les désherbants le long des chemins, dans les parcs, sur le goudron. Si on ne fait pas ça, tout le monde y perdra, humains et animaux. On a tendance à oublier qu'on vit ensemble, et si la nature est malade, nous le deviendrons.
    J'espère que vous avez des oiseaux autour de chez vous. Chez nous, c'en est plein, et l'hiver c'est magnifique. Ils viennent manger devant la fenêtre, c'est un ballet incessant, Certains mangeant dans les mangeoires, d'autres au sol. Souvent ça se vole dans les plumes, les plus querelleuses étant les mésanges bleues. Ce sont de vraies chipies. Comme elles sont petites, elles attaquent les mésanges charbonnières par dessous. Elles arrivent pendant que les autres mangent, et leur tirent les plumes du croupion! Les chardonnerets sont des squatteurs, quand ils sont là, les autres attendent. Et on pourrait passer des heures à parler des oiseaux et des animaux. L'autre jour, j'ai vu une hermine dans le pré en face, je n'en avais jamais vu, c'est un très bel animal, fin, gracieux, élégant et très vif.
    Bon j'arrête ici, je vous souhaite une très bonne nuit, et beaucoup d'oiseaux autour de votre maison.
   
Par monique de lavesvres
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Samedi 18 avril 2009

 

 

2009 104 17, des doutes sur les OGM

Pour tous ceux qui n’ont pas lu « le Monde » N°19977 du vendredi 17 Avril, un article de Laurence CARAMEL qui commence à poser de bonnes questions sur les OGM. Voici un résumé, et ceux qui sont intéressés se reporteront au journal pour le lire dans son intégralité.

 

« Une étude sème le doute sur les rendements  des OGM :   

« Une étude américaine relance le débat sur les OGM. Publiée par « l’Union of Concerned Scientists » (UCS), groupe d’experts indépendants parvient à cette conclusion : « En comparaison, l’agriculture traditionnelle continue d’avoir de meilleurs résultats », affirme le biologiste Doug Gurian-Sherman. Une exception : les cas de fortes invasions d’insectes. Ce n’est pas le premier rapport à mettre en doute les performances des semences transgéniques. Mais selon le cabinet PG Economics, proche des semenciers (c’est un hasard !), « les rendements ont crû de 5,7% entre 1996 et 2006 »

 

« OGM : la hausse des rendements contestée ».

« Selon une étude américaine, les semences transgéniques ne sont pas plus performantes que les conventionnelles.

         « Les OGM ne sont pas seulement critiqués en Europe, où l’Allemagne vient de rejoindre les états ayant banni le MON 810 de leur territoire, mais également aux USA. L’UCS, groupe d’experts né dans le giron du « Massachussetts Institute of Technology » (MIT) s’attaque au principal argument des fabricants d’OGM :

« Depuis des années les industriels claironnent qu’ils vont nourrir le monde, en promettent que les OGM produiront de meilleurs rendements. Mais après 20 ans de recherche et 13 ans de commercialisation,  les fermiers américains qui ont recours à ces semences, n’ont guère récolté davantage à l’acre (O,4ha). En comparaison, l’agriculture traditionnelle continue d’avoir de meilleurs résultats.

« Pour aboutir à cette conclusion, ce biologiste a étudié toutes les statistiques académiques publiées sur le soja et le maïs, les 2 cultures les plus répandues aux USA. Près de 90% des surfaces plantées en soja sont des OGM,  comme plus de 60% des surfaces consacrées au maïs.

« Trois OGM dominent le marché : un maïs résistant à la pyrale, et deux tolérantes aux herbicides, un soja et un maïs. Ces 2 dernières « n’ont apporté aucune amélioration des rendements » indique le rapport.

Concernant le maïs BT (bacillus thuringiensis) MON 810, l’accroissement de la production s’est révélé « marginal », sauf en cas de fortes invasions d’insectes où le maïs transgénique permet une hausse de 7 à 12%. La hausse des dernières années tient plus aux innovations agricoles.

« L’auteur juge même en conclusion, qu’il serait dangereux de miser sur les OGM pour assurer les besoins alimentaires d’une planète qui comptera 9 milliards d’habitants en 2050.

 

« Fausse promesse »

« Ce rapport n’est pas le premier à dénoncer les « fausses promesses des OGM ». Et le constat n’émane pas seulement des cercles hostiles aux biotechnologies. En 2006, après les dix premières années, les scientifiques ne constataient pas d’amélioration significative des rendements. Alors que pour les fermiers, c’était la principale raison de se tourner vers les OGM.

« Les semenciers ont jusqu’à présent réfuté catégoriquement ces affirmations. Proche des multinationales du secteur, le cabinet PG Economics expliquait en Février que « les faits montrent que sur l’ensemble des pays ayant recours à des maïs OGM résistants aux insectes ravageurs, les rendements ont crû de 5,7% entre 1996 et 2006 ». Et d’ajouter que « les performances sont d’autant plus fortes que le pays a peu de moyens pour lutter contre les pestes animales ». Toujours selon PG.E, le coton transgénique « AURAIT » (reste à prouver) entraîné une augmentation de 50% en Inde et le maïs de 24% aux Philippines.

« En France Luc Esprit, directeur de « l’Association Nationale des Producteurs de Maïs » (AGPM) se dit surpris des conclusions de UCS : « Je ne peux parler que de nos résultats, mais entre 2005 et 2007, jusqu’à ce que le MON 810 soit interdit, nous avons enregistré, en moyenne, un écart de 6 à 8 quintaux à l’hectare entre les parcelles de maïs OGM et les traditionnelles ».

« Ce débat sur les rendements, s’ajoute à celui concernant l’innocuité des OGM sur la santé humaine et leur incidence sur l’environnement.

« Mercredi 15 Avril, la Commission Européenne (après avoir vainement tenté de jouer les gendarmes contre les pays récalcitrants) a décidé de se donner le temps de la réflexion sur le MON 810 »

 

Cet article me paraît d’une importance capitale car il n’émane pas « d’écolos obscurantistes adeptes de la lampe à pétrole » mais de scientifiques états-uniens qui plus est, généralement ardents défenseurs des OGM. La différence de rendements entre parcelle OGM ou non-OGM me paraît minime : entre 6 et 8 quintaux par hectare. Quand on pense qu’on arrive dans la plaine de Valence ou la Beauce à 100 quintaux par hectare en culture conventionnelle, cela paraît minime ! Et cela peut peut être venir aussi de l’amélioration des semences et des nouveaux matériels.

Le fait qu’on utilise le conditionnel (aurait) à propos de l’augmentation des rendements du coton en Inde, est un signe du doute qui semble s’installer, chez les consommateurs comme chez les scientifiques. Et ces chiffres demanderaient à être vérifiés au vu du nombre de suicides chez les agriculteurs indiens utilisateurs du coton OGM qui n’arrivent pas à payer les semences transgéniques. Si les rendements avaient augmenté de 50%, ces épidémies de suicides n’auraient pas lieu d’être.

 Alors que l’Europe prenne le temps de réfléchir me paraît une excellente chose. Si on décide de poursuivre ces recherches, qu’elles soient faites en « milieu clos » comme le demandent les écologistes et les agriculteurs bio depuis des années.

Par monique de lavesvres
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Jeudi 16 avril 2009
2009 04 16, "maigritude" de saison.
    Comme tous les ans à la même époque, les régimes font leur apparition dans les magazines féminins. Dès qu'arrivent les pâquerettes ou les premiers boutons d'or, on se doit de maigrir, perdre les jolis bourrelets qu'on a fabriqués pendant l'hiver à coup de cassoulet et autres choucroutes. Finies, les chevilles épaisses, terminés les bras potelés, les hanches arrondies et les fesses dodues. Dans un mois, on va exhiber son maillot de bains dernier modèle, et il faut une silhouette..... de rêve! Et c'est bien le cas, ces silhouettes qu'on trouve à foison dans tous les magazines ne sont bien qu'un rêve et rien de réel. Vive "photoshop"!
     J'ai donc trouvé dans un journal féminin qu'on me force à acheter avec mon journal du dimanche et mon programme TV, un dossier très complet sur le régime pour vous refaire une taille de guêpe.
      Cela se réalise en 23 points, je vous fais grâce du détail, je résume sinon on y est pour la nuit.
     On commence par un "week-end détox". Avant toute chose, vous devez  investir dans le livre de Mme  X. C'est une pro du conseil. C'est à vous couper le moral. Plus de tartines, fini le miel et le beurre, des poissons en papillotes, du thé, de la flotte,  des yaourts et des légumes à l'eau. Plus de sel ou de beurre, mais des condiments ou des herbes.
     Le lendemain, vous vous reposez en buvant toutes les demi-heures et en continuant vos légumes, jus de pamplemousse et yaourts. En restant allongé, vous éliminez beaucoup plus vite, c'est très connu dans les stations thermales.
     Ensuite, vous adoptez des "en cas qui calent". Et vous achetez le livre d'un médecin nutritionniste. Vous en êtes au deuxième, et si vous n'avez pas perdu plus de cent grammes, votre porte monnaie lui a pris la ligne. Vous êtes alors au thon mélangé au fromage blanc 0%! Je ne sais pas pourquoi, mais ça ne me fait pas envie du tout! Préférez les crevettes ou les sardines. Quant à la pomme, très bien, mais encore mieux si vous la touillez elle aussi dans le yaourt. Si vous avez envie d'une folie, vous pouvez manger un oeuf dur. Le rêve!
     Mais tout ça, c'est d'un misérable, d'un triste. Ce qu'il vous faut, c'est "un coach à la maison". Vous allez sur le net prendre votre programme sur mesure. C'est le paradis, vous avez 500 recettes pour 360 repas. Pour la modique somme de 60€ pour 3 mois quand même. Hé oui, on n'a rien sans rien. Ceci à ajouter aux deux bouquins que vous avez déjà achetés.
    Comme vous ne mangez pas grand chose de très réjouissant, vous devez lire encore un autre livre, d'un endocrinologue celui ci. 9,90€ à rajouter à la liste. Mais ce livre est un vrai truc qui va vous aider, vous motiver: vous pouvez écrire dessus. On vous recommande de positiver en ne pensant pas que vous allez "perdre des kilos, mais gagner du bien être". Simple, comment n'y avons nous pas pensé nous mêmes?
     Pour faire votre régime minceur, vous devez apprendre à cuisiner minceur, mais avec un chef. Sinon, ça vaut pas. Et pas n'importe lequel. Il vous faut un chef "étoilé". Avant de vous mettre aux gamelles, vous avez eu un entretien avec un autre toubib, endocrinologue et nutritionniste. Le Must dans le genre. Cette petite plaisanterie vous aura coûté  60€ pour une heure et demi pour apprendre à faire un suprême de volaille poché avec une "émulsion de soja à la purée de coriandre". Les émulsions ne me disent rien qui vaille, ça garde un côté "baveux" qui me dégoûte. Si vous êtes prefectionniste, vous pouvez aller essayer d'autres chefs pédagogues à Biarritz ou à Carnac. Je serais vous, j'irai à pieds. Au moins, vous serez sûre de maigrir....Ou à défaut, vous aurez pris du muscle et de jolis mollets tout ronds.
     Maigrir, ce n'est pas de tout repos, il faut choisir des "aliments diététiques délicieux". Ligne et bon goût, ça existe, au supermarché et à la pahrmacie, vous allez trouver. Vous pourrez manger pizzas, lasagnes, glaces hyper allégées, et bons par dessus le marché. D'accord, ils coûtent 10 à 15% plus cher que les autres, mais il faut savoir ce qu'on veut. Vous avez aussi les barres. Là, ça vous coûte un max: barres aux céréales 2,25€ les 4, bouchées 2,50€ les 5 sachets, ou des carrés  minceur à 9,90€ la boite de 30. Votre porte monnaie déprime carrément...
     Si vous avez des amis, suivez la "tendance" qui vous pousse à utiliser des plats prêts à l'emploi. Vous allez à la pharmacie, vous achetez vos boites et vous collez tout ça au micro-onde. Vous sortez encore 6,30€ le plat. J'espère que vos amis apprécieront. Vous avez des paellas, pâtes,  hachis parmentier pour...6€ le plat. Pour terminer en beauté, je vous conseille le fromage pressé type gruyère à 2,25€ les 190g.
     Mais comme vous travaillez, vous utilisez des "substituts de repas". Dans une marque diététique célèbre vous prendrez des yaourts aux fraises à 7,50 € les 3 et les crèmes au caramel pour 6,90 les 3! Qu'est ce qui peut justifier le prix de ces yaourtset de ces crèmes caramel? Les pots sont en cristal ou les vaches vivent dans des 5 étoiles, je ne vois que ça! Je ne sais pas si vous maigrissez, mais votre porte monnaie va bientôt être rachitique! Il y a même des "vrais gâteaux"  à 16,90€ à commander en ligne. Pour boire, un liquide enrichi en "tryptophane" (what is it) à 12€ les 6 sachets. Si avec tout ça vous n'avez pas la ligne, je ne sais plus ce qu'il faut faire. Rien que de lire tous ces conseils et ces menus, je sens venir l'anorexie.
      Mais vous avez oublié les fibres, qui font maigrir parce qu'elle vous emplissent l'estomac. Buvez de la chicorée, mangez des oignons, des topinambours et des salsifis. Sans oublier les soupes et les salades.
      Ceux qui consomment des soupes consomment 20% de calories de moins que ceux qui s'en privent. 
     Mais tout ça étant déprimant au plus haut point, il vous faut des compléments alimentaires pour si "vous avez du ventre", "vous vous sentez gonflée de partout", "vous voulez un corps plus ferme", "vous êtes trop gourmande" et enfin "vous refusez de reprendre un gramme".  Pour tous ces produits, allez à la pharmacie, vous en avez des pleins rayons.
     Voilà, vous devez avoir perdu au moins un kilo! Du moins j'espère.
     Ce qui me frappe dans cet article, c'est les conseils "médicaux" qui ne vont pas plus loin que des conseils de bon sens, mais que vous payez le prix d'une consultation de spécialiste. Si votre revenu fond à vitesse grand "V", celui de ces conseilleurs doit se faire de bonnes joues et devenir obèse à très court terme.
      Pour éviter de ficher de l'argent en l'air, je vous livre le fruit de mes réflexions. Avant toute autre chose, faites vous plaisir en mangeant, cuisinez des repas simples, beaucoup de légumes, bio et de saison de préférence. Faites vous des tajines avec un morceau de boeuf bourguignon ou de veau coupé en petits morceaux et beaucoup de légumes autour. On cuit au four à l'étouffée, avec des épices douces si vous ne voulez pas avoir l'estomac comme une passoire. C'est diététique et très bon en plus d'être d'un prix abordable. Vous pouvez le faire le week-end et le congeler ou le faire pendant que vous regardez la TV au salon, au four ça cuit tout seul. 
     Si vous n'aimez pas beaucoup la viande comme c'est mon cas, mangez des céréales: quinoa très riche en protéine, boulghour, couscous, polenta.... et j'en oublie. Ne faites pas l'impasse sur les légumes secs, lentilles, haricots mi-secs, purée de pois cassés, fèves....  Ajoutez des pois chiches dans vos salades avec des raisins secs, des noix, des poivrons (coupés en petits morceaux et congelés), des pignons de pin ou des amandes.....Du pain semi-complet "bio absolument", le son de blé concentrant les produits phytosanitaires, ce n'est pas terrible pour la santé. Les pains complets sont irritants pour les intestins quand on ne consomme que ça. Vous en mangerez moins que du pain blanc, et vous serez rassasiés plus vite. Un peu de fromage au lait cru, non filtré. Le lait est un liquide vivant qui a ses propres bactéries pour se défendre contre les microbes nocifs. Les fromages au lait cru, camembert, fromages de chèvre (les plus digestes), fromages de brebis.... vont très bien avec les salades. Finissez par des fruits crus, de saison, sans en abuser. Cuits ils sont plus digestes.
      Mangez une soupe le soir avec tous les légumes que vous pouvez trouver, surtout ceux que vous ne mangeriez pas autrement. Petite fille, j'étais diffficile. Ma mère et ma grand-mère me faisaient des soupes où elles mettaient de tout: petits pois, courgettes, potiron, céleris, navets, carottes, pommes de terre.... Avec du persil, du basilic, de l'ail, des oignons ou des échalotes, de la coriandre. Ils contiennent les sels minéraux, les fibres, les vitamines tout ce qu'il faut pour se maintenir en bonne santé autant que possible. Utilisez le curcuma dans la soupe, ça parfume mais ce n'est pas une épice violente.
      J'ai été surprise de l'utilisation un peu abusive qui est faite des yaourts. Les laitages ne sont pas les seules sources de calcium, vous en trouvez autant dans les légumes et dans l'eau. De plus en plus les médecins pensent que les produits laitiers favorisent les arthroses. Une alimentation équilibrée doit suffire à apporter la dose nécessaire journalière de calcium et vous préserver de l'ostéoporose. Les médecins ne conseillent plus de boire une bouteille d'eau par principe, mais de boire quand on a soif. 1,5l d'eau, ça ne veut rien dire, si vous buvez un thé ou un café le matin, mangez de la soupe le soir, vous avez déjà consommé pas mal de flotte, et ce n'est aps la peine de vous fatiguer les reins à rien. Quand notre corps a besoin d'eau, on le sait. Quant à "l'Antésite", j'en ai bu des litres en colonie de vacances et j'adore ça. Juste un petit détail, la réglisse fait monter la tension et il ne faut pas en abuser.
     Mangez de bons produits, sains, frais, pas trop de viande, des légumes, des fruits, de tout un peu. Du sucre complet (on en met moins), peu de sel mais il en faut, des corps gras car ce sont les carburants de votre cerveau, un peu de vin rouge pour la bonne humeur et un bon café pour le tonus. Déjeunez dans la joie, avec plaisir, lentement sans vous presser. Une bonne huile d'olive sur la salade et c'est un régal. 
    En fait, pour éviter de se coltiner un régimes, mangeons avec "bon sens" toute l'année des produits sains, sans pesticides et autres saletés en "cide" qui n'annoncent rien de bon pour notre santé. 
     J'ai l'air de vous faire la morale et de vous prendre pour des débiles.Je ne suis pas si prétentieuse. Mais vous qui travaillez à l'extérieur, je sais que vous n'avez pas le temps de penser à tout, et que lorsqu'on ne voit pas certains produits dans un magasin parce qu'on traverse les allées au pas de course, on perd l'habitude de manger de tout, on achète presque toujours les mêmes choses. On va au plus facile et on pare au plus pressé. Alors se rappeler de temps en temps qu'on peut cuisiner des féves ou des haricots secs, ça ne peut pas faire de mal. 
     Et comme disait Hippocrate; "Que ta nourriture soit ta médecine".
     Alors, bon appétit!
Par monique de lavesvres
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Lundi 13 avril 2009
2009 04 13, Pardon....Pardon, et re-pardon......
    Ce matin en ouvrant mon ordinateur pour me mettre sur mon blog, je vois à la page "orange", que Mr de Villiers "demande pardon pour les paroles de Mme Royal".
     Et ça m'a fait rire! Reprenons l'historique si vous le voulez bien. Si vous ne voulez pas d'ailleurs, je le ferai quand même. Si ça ne vous intéresse pas, zappez..
     Notre Bien Aimé Président (oui, oui, un petit coup de cirage de pompes de temps en temps.... Rassurez vous, chez moi ça ne dure jamais, je n'aime pas me baisser, j'ai le dos fragile!) a fait un voyage en Afrique pour rassurer nos amis africains sur les intentions bienveillantes de la France envers eux. On les connaît tous, ces dirigeants africains, du moins de nom, même si nous n'avons jamais gardé les antilopes ensemble.
     Pendant une halte à Dakar, il s'est fendu d'un discours que beaucoup ont trouvé blessant, sur la place de l'homme africain dans la civilisation mondiale. Selon notre philosophe de l'Elysée, les hommes africains n'ont pas su s'inscrire dans l'histoire, ce ne sont que de pauvres types sans imagination, qui n'ont aucun projet pour l'humanité tout entière. Ils ne savent que vivre avec les saisons, cultiver, rester toujours sur le même modèle de civilisation qui, a ses yeux, n'en n'est pas une.
     Outre que ces paroles sont humiliantes, il aurait dit, en langage "sarko", "Vous voyez bien mes pauvres amis, vous êtes nuls sur toute la ligne, vous n'avez jamais envisagé de conquérir le monde, vous plantez vos poivrons comme il y a deux mille ans, vous pêchez comme l'homme de cromagnon (il était en Afrique celui là?), faut vous bouger si vous voulez entrer dans l'histoire" que ça n'aurait pas été pire.
    Car non seulement c'est complètement faux, mais c'est idiot! Quand je pense qu'il paie des conseillers (qui nous reviennent la peau des...., à nous pauvres cons-tribuables) pour sortir (je n'ose dire "écrire")  de pareilles âneries, ça laisse rêveur.
     L'Afrique est un immense pays, ses civilisations sont nombreuses, depuis les Egyptiens, les royaumes du Soudan, les peuples Dogon, les philosophes de tout le Maghreb.... Car tout ça, c'est en Afrique. Elle est multiple, immense et riche. Il n'y a qu'à voir les manuscrits des bibliothèques maliennes qui attirent les chercheurs du monde entier. Il n'y a qu'à aller au musée "des Arts premiers" pour se rendre compte que tous ces malheureux africains soit disant ignares, ont eu au long des siècles un savoir et un savoir faire qui n'a rien à nous envier. Leur artisanat est fabuleux, aussi bien dans le bois, le travail des métaux, la musique, l'utilisation des plantes que nous avons oublié, dans tous les domaines. Comment passer sous silence les musiciens comme Manu di Bongo, homme passionnant quand il parle de son pays? Comment peut on oublier Léopold-Sedar Senghor qui fut poète, écrivain, penseur, philosophe? Le président Pompidou, président cultivé s'il en fut, ne s'y était pas trompé qui en avait fait un ami. Comment peut on occulter tout ça en disant que les hommes africains ont raté l'évolution? C'est d'une ignorance crasse qui ne fait honneur ni au président, ni à ses "nègres".
     Bien sûr l'Afrique n'est pas parfaite avec ses guerres ethniques, ses rivalités, sa corruption. Tout pays a ses difficultés. Sommes nous parfaits pour donner des leçons à tout un continent? Sûrement pas!
     Parce qu'en plus, l'Afrique est riche: pétrole, minerais, diamants et pierres de toutes sortes, bois précieux, eaux poissonneuses.... Quand j'entends qu'il faut "aider l'Afrique", ça me fait dresser les cheveux sur la tête!
    Ne pillons pas ses richesses, payons les un juste prix "aux gens qui les produisent" et pas à leurs dirigeants souvent corrompus qui se constituent des patrimoins énormes pendant que les peuples meurent de faim. Ou bien à des entreprises occidentales ou chinoises qui n'ont qu'un intérêt: l'argent, notre nouveau dieu du XXIème siècle. Cessons de leur envoyer nos rebuts, les ailes de poulets que nous refusons de consommer, et favorisons l'agriculture vivrière et l'élevage local, afin que les plus modestes puissent se nourrir avec des produits à portée de leur main comme c'était le cas avant que nous installions partout des palmiers à huile pour faire rouler nos bagnoles. Je sais, nombreux sont ceux qui ont déjà dit ça. Mais il faut croire que ça ne sert encore à rien, et qu'il faut répéter, râbacher, redire jusqu'à ce qu'on prenne cette évolution en compte. Cessons de demander du niangon pour faire nos portes à bon marché et utilisons nos bois locaux, cessons de demander des haricots verts en janvier et des fraises en février, n'achetons plus de perches du Nil pour que le lac Victoria revive. Il faudrait vider ces prédateurs qui avalent tout sur leur passage. Est ce faisable? Je ne sais pas du tout, mais il est anormal que des pêcheurs ne puissent plus nourrir leur famille parce qu'on a implanté cette espèce qui a détruit toute la faune locale. Laissons les médecins travailler en Afrique au lieu de les faire venir en France pour remplacer les médecins français inexistants. Qu'ils viennent faire des études en Europe ou n'importe où, mais qu'ils soient tenus de travailler cinq ou dix ans dans leur pays d'origine pour transmettre leur savoir et aider les leurs. Ensuite s'ils veulent s'expatrier, libre à eux.Tant qu'on fera des bêtises comme celles ci avec l'afrique, les africains "normaux" qui ne sont ni financiers, ni philosophes, ni commerçants ne s'en sortiront pas.
       Notre Zèbulon à ressort a étalé ce jour là une prétention, une ignorance et une mufflerie à faire peur.
      Mais ce n'est pas une raison pour que Mme Royal "présente ses excuses au nom de la France". Comment ça au nom de la France? Mais elle n'est pas la France, ni sa représentante. Elle peut présenter ses excuses au nom du chabichou du Poitou ou du beuure Poitou-Charentes, si elle veut, mais je ne me sens pas représentée par cette dame, je ne lui ai donné aucun mandat pour ça.    
     Ce discours démontre seulement que les français n'ont pas vu qu'ils avaient voté pour un homme manquant de culture ou de simple bon sens. Il est obnubilé par l'argent, "la thune" en langage sarko, le fric, la frime, le pognon... tout ce qui brille, qui clinque et rutile. La pensée? pas besoin. La culture générale? Encore moins. Il n'y à qu'a voir ses notes scolaires qui circulent sur internet pour s'en rendre compte. Sans parler de son anglais, indigne d'un président d'une république moderne. Il aurait postulé comme employé de bureau dans une entreprise qu'il aurait été recalé! J'ai entendu un journaliste dire de Mme Sarkozy que "c'était une Rolex au féminin". A part ça, le désert.....
     Et voilà que ce matin, Mr de Villiers présente lui aussi ses excuses pour les paroles de Mme Royal. Là, on croit rêver. Est ce que ça va continuer longtemps ce cirque? Qui va présenter des excuses pour ce qu'a dit Mr de Villiers? Car lui non plus ne représente pas la France, mais la Vendée. Dont il porte le nom au delà des mers avec le "Vendée-Globe". Et à ce titre, il ne me représente pas plus que tous les autres qui auraient l'idée de se lancer dans l'industrie du pardon à la chaîne.
     Alors arrêtons les bêtises. Notre président a raconté des âneries, laissons lui la responsabiblité de ses paroles, et si quelqu'un doit présenter des excuses, c'est lui. Et là, vous pouvez vous brosser! Mais je ne crois pas que ce soit nécessaire. Les africains sont des gens intelligents, laissons les apprécier cette igorance qui veut en plus donner des leçons. Ils feront eux mêmes la part des choses. Et je suis sûre qu'ils l'ont déjà faite.
    Et puis, excusez moi... Je ne veux pas être en reste, il n'y a pas de raison. De quoi au fait? Je ne sais pas, moi... De ma mauvais humeur, de mon franc parler, de mes idées écolos, de ma mauvais foi, de ce que vous voudrez.... Je vous fais confiance, vous allez bien trouver...
    Bon lundi de Pâques.
 
Par monique de lavesvres
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Dimanche 12 avril 2009

2009 04 12, animaux de compagnie.
       Ces temps ci, il n'y a rien de neuf dans l'actualité: on a eu le G20 la semaine dernière, nos gouvernants ont fait une "liste grise" des paradis fiscaux à la place de la liste noire! Mais ils n'ont pas décidé de supprimer ceux ci, faut pas exagérer! Alors, liste grise, noire ou verte, c'est tout faux-culs et compagnie, rien ne changera. On a fait des annonces pour le menu peuple, pour qu'il la ferme principalement, et on va s'arranger pour que tout ça continue autrement, discrètement, ni vu ni connu.
     Sinon, c'est licenciement sur licenciement, chômage de plus en plus, formation sur formation pour faire baisser les statistiques... Alors, en attendant que ça s'arrange, mieux vaut parler d'autre chose.
      Aussi j'ai décidé de vous raconter une histoire qui m'est arrivée l'an dernier. Au vu du titre, si vous pensez que je vais vous parler veau, vache, cochon, couvées..., vous avez tout faux. Il s'agit d'un animal plus... original.
     Ceux qui sont déjà venus sur ce blog savent que nous vivons au sud de la Bourgogne, entre collines et patûres, vignes et boeufs charolais.
     L'été, portes ouvertes et fenêtres itou, le matou entre, sort, re-rentre et ressort au moins cent fois par jour. Comme nous ne voulons pas être envahis de mouches et autres insectes indésirables dans la maison, nous avons des moustiquaires partout. Ce qui nous évit d'utiliser des insecticides dangereux. Enfin tout est fait pour se protéger. Mais on ne pense pas toujours à tout!
    Lorsque nous avons fait réparer cette maison, nous avons fait doubler les murs pour être bien au chaud... Tout ça est tout beau, tout clair et surtout bien pratique. Bref, tout pour être heureux.
    Tout? Hélas non, il y a un "hic" dans tout ce beau confort.
    Le placard à balai: il est trop bas pour contenir un balai, ce qui est quand même très con! Il y a eu une erreur dans les medures du cuisiniste qui a mis le rayon trop bas. Il y aurait la possibilité de remonter le rayon, mais ça ne marche pas, il faudrait sortir les balais....par le haut, en ouvrant la porte du dessus! Donc, les balais sont calés en travers et se casssent la figure une fois sur deux quand on ouvre le dit placard. Pas de quoi en faire un drame, juste de quoi râler quand je le reçois sur le nez. Mais rien n'est parfait en ce bas monde ma pauv'dame! On fait avec.
      C'était un jeudi, jour de la femme de ménage. C'est une jeune femme adorable. C'est un cyclone sur pieds, l'as du chiffon à poussière, la tornade blanche du lavabo. Elle est montée sur ressorts et ne sait pas marcher, elle court tout le temps. Un jour j'ai même cru qu'elle était tombée dans l'escalier. Non, elle descendait en courant, simplement...Elle a un emploi du temps chronométré et enchaîne les ménages les uns derrière les autres. Aussi quand elle s'en va, parfois elle range les ustensiles selon une logique bien à elle. Ce n'est jamais très loin, je les retrouve toujours dans les 5 minutes quand j'en ai besoin. Maintenant que j'ai l'habitude, je vois à peu près où elle pose les affaires dont elle s'est servie. Et elle oublie ses gants une fois sur deux. Généralement, elle en a toujours une ou deux paires qui se trimbalent chez l'un ou chez l'autre. On s'est habitués à son côté "express" . Au début ça surprend, puis on s'y fait.
    Ce jour là, Marie est partie quand j'ai besoin de mon balai. Je me dirige vers le placard, et j'essaie de l'ouvrir. Pas moyen, quelque chose résiste à l'intérieur. Une fois.... deux fois... j'insiste encore un peu et j'arrrive à entrebailler la porte. Et je me mets à rouspéter contre la pauvre Marie. Je voyais, par l'entrebaillement de la porte une sorte de tuyau. Qu'est ce que c'est que ce machin? Et pourquoi le tuyau de l'aspirateur est il ici?. J'y suis! Marie à passé l'aspirateur et elle a du me ranger le tuyau là dedans. Ce qui en soi n'est pas grave, à condition que j'arrive à débloquer la porte. Car pas moyen de faire céder ce satané tuyau. Pas moyen de le sortir, impossible de le prendre.
     Enfin, à force d'insister, j'arrive à passer la main, et bien que je ne vois rien dedans, je me dis que je vais bien arriver à le prendre d'une façon ou d'une autre pour enfin dégager cette fichue porte!
     Je prends donc fermement le tuyau en question, et là, Surprise! C'est un tuyau qui bouge, qui se contracte, qui est chaud, qui est enroulé autour du crochet de mon tablier. En un dixième de seconde j'ai tout compris. Je lâche tout, et je hurle: "Chériiiii ! (oui, si je veux qu'il vienne fissa, il faut que je crie très fort et que j'utilise des mots doux. Sinon, que dalle, il arrive à l'allure d'une tortue arthritique.) Il y a une couleuvre dans le placard!". Et je referme le tout en maintenant bien appuyé ce maudit placard.
      Il me trouve donc dans la cuisine, arc-boutée devant la porte, appuyant de tout mon poids. Des fois qu'elle ait envie d'explorer la cuisine! Je n'y tenais pas du tout, du tout...
     J'aime bien les couleuvres quand elles sont dehors. Il m'est même arrivé d'arrêter une voiture sur la route le temps que je fasse fuir notre Julie (chez nous, toutes le couleuvres s'appellent Julie. Selon la tradition des aborigènes australiens, nommer une chose, un animal, un humain, c'est lui donner une existence. Donc, les couleuvres s'appellent Julie. Je sais que vous trouverez ça un peu débile, mais j'assume) qui n'avait rien trouvé de mieux que faire sa sieste au milieu de la petite route qui longe notre maison. Nous avons des "couleuvres arboricoles", dites "couleuvres d'Esculape". On les trouve allongées sur les haies, se dorant au soleil. Elles sont vert-amande, pas agressives si on ne les ennuie pas. Mais ce ne sont pas des petites bestioles. Elles sont musclées et frisent le mètre de long. Impossible des les confondre avec un vipère.
     Mais là, dans ma cuisine, au milieu de mes balais... Pourquoi pas dans mon lit pendant qu'on y est! Pas question. Celle là devait être particulièrement costaud, vue sa taille, celle d'un tuyau d'aspirateur!
     Mon cher et tendre époux ne s'affola pas plus que ça, et alla chercher une paire de gants. Mais il fallut rouvrir le placard. Comme elle avait du avoir la même trouille que moi, elle se cramponnait. Pour faire bon poids, elle s'éstait enroulée autour du crochet de mon tablier de toute sa force.      
     Finalement, l'un tirant la porte du placard, l'autre (mon mec!) essayant de saisir la couleuvre qui n'y tenait pas plus que ça. Il s'agissait de la détacher sans la blesser.
    Au bout d'une bonne dizaine de minutes de cette gymnastique, il sortit du placard une magnifique couleuvre d'au moins un mètre de long, et la porta dans le jardin. On la vit se faufiler sous un tas de bois. Là, pas de problème, elle nous ficherait la paix.
    "Demain, il va falloir que je bouche le trou d'arrivée de la prise de courant pour éviter qu'elle revienne"
     "Comment ça, demain? Pas question... Si c'est pas bouché ce soir, je vais coucher en bas, n'importe où, mais sûrement pas dans la maison"
     Pour attendre le lendemain, on mit une poignée de chiffons dans le trou. Même une souris n'aurait pu passer... Et je dormis tranquille.
     Comment était elle entrée? Notre maison est posée sur le rocher et le caillou, il n'y a que très peu de fondations. Elle avait du profiter d'un trou entre deux pierres et monter dans le doublage pour passer l'hiver. Pour ressortir, elle a continué le chemin. Nous n'avons plus jamais vu de couleuvres dans la maison.
    Cette petite aventure m'a permis d'apprendre deux choses: les couleuvres ne sont ni gluantes, ni froides. Détails dont je ne me serais jamais rendue compte s'il avait fallu que j'en touche une normalement. Dire que je suis prête à recommencer, c'est un peu trop me demander. Mais je les crains bien moins qu'avant.
    En revanche, si ça avait été une araignée qui s'était posée sur ma main, je crois que je serais tombée dans le pommes illico-presto!
     Voilà les aventures qu'on vit dans nos campagnes. Les couleuvres ne sont pas dangereuses si vous ne les ennuyez pas. Les "couleuvres à collier", de couleur grises dessus et jaunâtre dessous sont moins pacifiques et un peu plus agressives. Comme les vipères, elles possédent des crochets venimeux, mais si vous ne mettez pas votre main dans la gueule, vous ne risquez rien, ceux ci sont au fond de la gorge. Surtout ne les tuez pas, elles sont utiles, mangent les insectes, les limaces, les rongeurs qui ravagent votre jardin.
     J'espère que vous avez passé une belle journée de Pâques, et que votre lundi sera agréable. Je ne vous souhaite pas un jour de grand soleil, j'aimerais qu'il pleuve un peu pour le jardin et les cultures. Vous qui trouvez que les légumes sont chers, dites vous bien quand il pleut que ça diminue les frais d'arrosdage et que ça maintiendra les prix à un taux raisonnable. Cela vous aidera à apprécier la pluie. Sans elle, on ne pourrait pas vivre...
    Bonne journée.

Par monique de lavesvres - Publié dans : voyages
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Mercredi 8 avril 2009
2009 04 08, cachez ce voile que je ne saurai voir...
     Ce matin j'ai appris que la mairie, ou l'office des HLM d'une agglomération de la banlieue lyonnaise a refusé à une famille maghrébine, les parents et trois enfants, un appartement, pour la raison que "Madame portait le voile et que c'était un signe d'intégrisme religieux".
     J'ai d'abord été surprise, puis une histoire m'est revenue à l'esprit, comme un flash.
      Nous sommes en Turquie en 1993, et j'accompagne un groupe de touristes. C'est mon travail, et j'adore ça. J'adore voyager, et j'ai trouvé le moyen de le faire en étant payée. Le rêve. Difficile et fatigant, parfois compliqué, parce que si les autres sont en vacances, je n'y suis pas.
      Nous sommes depuis presque une semaine en Turquie, et nous avons arpenté Istamboul pendant des heures, depuis le musée de Topkapi jusqu'aux rives du Bosphore en passant par Sainte Sophie et la mosquée Bleue. Istamboul et ses bazars, ses magasins, ses étudiants discutant comme à Paris dans les bistros, garçons et filles confondues. les petits restaurants du bord de mer où l'on vient en famille manger le poisson, les ferrys qui rejoignent les deux rives passant en quelques minutes d'Europe en Asie. Istamboul est une ville magique. A cette époque, les foulaurds dans les rues d'Istamboul sont très rares. Pour les voir, il faut aller sur les marchés, parfois dans le bazar, mais c'est une exception. A izmir, c'est pareil. On se sent en Europe, comme en Grèce sur les quais du Pirée. Istamboul est occidentale malgré ses minarets.
      Mais nous avons quitté la Turquie moderne pour le centre du pays. Et là, tout change. Ce ne sont plus de grandes avenues mais de petits villages. 
       Notre petit groupe est ce matin à Konya, ville du centre de la Turquie, proche de la Cappadoce. Les gens viennent de tout le pays en pélerinage pour voir le "Mausolée de Mevlana", fondateur des derviches tourneurs.
      Ce qui frappe à l'arrivée, ce sont les femmes entièrement habillées de noir. Voile noir, longue robe noire, gants noirs, bas noirs, chaussures noires... On ne voit que leurs yeux. C'est impressionnant et déconcertant tous ces regards sous ces tissus noirs. En quittant les grandes villes, nous avons changé de monde. Nous plongeons dans les siècles passés. Pas de femmes commerçantes, des réceptionnaires hommes dans nos hotels. Taïfun notre guide nous avait prévenus, mais comme les autres, c'est la première fois que mon circuit passe par là. Et je suis complètement déconcertée.
      Nous sommes fin avril, et c'est notre premier jour de vrai soleil. Nous avons sorti les robes à manches courtes. Nous sommes prévenus que cette ville étant un lieu de pélerinage, les shorts, dos nus et autres fantaisies vestimentaires ne sont pas de mise. Tout le monde a mis des vêtements comme pour aller à Lourdes! Ce n'est plus un groupe de touristes en vacances que je promène, c'est le Couvent des Oiseaux en goguette!
      Nous allons visiter le mausolée, et le musée, comme tout le monde, toutes les femmes avec un petit foulard sur la tête. Plus dignes que nous, tu meurs! Mais au bout de deux heures de visite, nous commençons d'avoir certains petits besoins qui deviennent de plus en plus urgents de minute en minute. Taïfun nous propse une "pause-pipi", messieurs d'un côté, dames de l'autre. Mais pas à 10 mètres les uns des autres, non, chaque groupe d'un côté de la place.
     Et il y une queue! Nous prenons la file, et je commence à comprendre pourquoi il nous accorde une bonne demi-heure de liberté. Pour atteindre les portes, il nous faudra bien ça.
     Nous faisons figure de taches colorées à travers tout ce noir. Les femmes sont habillées en noir. Dans la ville, elles sont d'une dignité de duègnes espagnoles, mais là, à l'abri des regards masculins, elles se défoulent. Tout le monde rit, discute, défait des paquets pour montrer à la voisine. Nous ne comprenons pas un mot, mais on nous parle comme si on comprenait tout. C'est vrai qu'avec les mains, ça aide! 
    Tout petit à tout petit, ça avance. En approchant des portes des toilettes, nous voyons que celle qui entre donne à la suivante ses emplettes ou son sac à main. Elle se connaissent? Non, pas du tout. Mais ça se passe comme ça...à Konya!
     J'approche de la porte tant désirée. Et à ma grande surprise, la dame devant moi me colle dans les mains, son sac à main! Mais elle ne me connaît pas? Est ce que je ne vais pas partir avec? J'essaie de refuser, mais comme elle insiste, je prends. Mes touristes rigolent, mais comme au fur et à mesure que nous avançons nous nous trouvons avec le sac ou les paquets de la précédente, nous gardons précieusement ce qu'on nous a confié. 
      Enfin, c'est à moi. Comment faire? Je décide de ne pas être en reste de politesse, je me retourne et je tends à la dame qui me suit mon appareil photo, ayant ma pochette dans la poche de ma jupe. Et là, c'est un choc! Je me trouve nez à nez avec les plus beaux yeux bleus que j'ai jamais vus. Un regard magnifique qui jaillit de tout ce noir et me frappe en pleine figure comme un gnon. Je reste médusée, car le visage est celui d'une jeune femme de 18-20 ans maximum. Elle me regarde avec envie. J'ai posé mon gilet sur mes épaules, et elle regarde mes bras. Puis d'un geste très doux, elle passe le dos de sa main sur mon poignet, en remontant jusqu'à ma manche de pull-over en disant: "Sheune (excusez moi, je ne parle pas allemand, j'écris en phonétique. C'est mieux que de massacrer la langue de Bach!), Oh...So sheune!". Ce que je comprends comme "joli". Non, elle ne me trouve pas jolie. Ce qu'elle trouve joli, ce qui lui fait envie, ce sont mes avant-bras nus! Devant son air si triste, j'en ai les larmes aux yeux. Et cela doit se voir, car elle remonte sa robe pour me montrer ses jambes gainées d'affreux bas noirs et ses chaussures noires elles aussi.
     Il y a tant de tristesse sur son visage, que je sens la colère monter en moi. De quel droit peut on obliger une femme, jeune ou moins jeune, à porter ces oripeaux noirs et sinistres? Qui peut décider qu'elle doit s'habiller comme ça? Personne! Personne n'a le droit de priver un autre de soleil, de la lumière, de la joie, de la vie... Je suis bouleversée devant cette femme qui ne me connaît pas et me montre ses dessous, noirs également, comme si c'était important pour elle que je sache la façon dont elle est vêtue. Je lui tends mon appareil photo et je rentre dans la boite à chaussures minuscule qui sert de toilettes. J'ai les larmes aux yeux, mais ce sont des larmes de colère.
     En ressortant, elle est là, mon appareil à bout de bras, je tends la main, et je dis "merci beaucoup", aussi doucement que je peux. J'en pleure presque tellement ça me révolte. Je lui tiens la porte, elle entre. Et je sais que jamais je n'oublierai ces yeux là, si bleus dans tant de noir.
     C'est pourquoi, si je m'étais trouvée à la place de la personne qui a refusé l'appartement à cette famille, j'aurais fait pareil. Pas par racisme, ce sentiment m'est étranger. Mais parce que je pense que cette femme a le droit de vivre dévoilée dans notre pays. Elle doit pouvor se vêtir comme elle le veut, se maquiller si elle en a envie. Elle doit pouvoir porter des robes, pas forcément des mini-jupes si ça la choque (moi non plus je n'en porte pas!), sans que son mari la regarde comme une pute. Elle doit pouvoir sortir comme elle l'entend, car dans notre pays, les femmes sont les égales des hommes. Peut être n'a t elle jamais vécu autrement? Peut être aura t elle des difficultés à s'habituer? sans doute. Mais je crois que si elle est encouragée par d'autres femmes,  si elle voit qu'elle peut sortir en robe ou en jupe dans la rue sans que personne y trouve à redire, alors elle se sentira bien chez nous. Et si son mari ne comprend pas, tant pis pour lui, il ne sait pas ce qu'il perd. 
      Rien que d'en parler, je revois ces yeux qui m'ont tant marquée, ces gestes sur mon bras, cette envie de profiter du soleil de ce mois d'avril, et l'impossibilité de le faire. Si je n'admets pas que les filles, les petites, les grandes, les femmes portent ces éteignoirs, c'est en souvenir de ce regard que je n'oublierai jamais. Je dois bien cette protestation contre le voile à ces yeux là, à cette jeunesse privée de bain de soleil, de maillot de bain, de robes décolletées. On n'a pas le droit de faire ça. On me dira que c'est un choix. Cela peut arriver, et je le respecte. Mais c'est souvent un choix "induit" par des traditions ou des habitudes, parce qu'on n'a jamais fait autrement. Et là, rien ne le justifie.
     On peut me dire que je ne suis pas tolérante. C'est vrai. Mais si on tolère tout, si on ne pousse pas les gens à évoluer malgré eux parfois, on est fautifs par négligence. Si on accepte tout au nom de quelque doctrine ou habitude que ce soit, rien ne changera jamais. Si les humains n'avaient pas évolué on en serait encore au temps de la chasse au mamouth! Ce qui fait la grandeur des humains c'est qu'ils sont capables d'évoluer. On ne devrait jamais l'oublier!
      
Par monique de lavesvres
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Mardi 7 avril 2009


2009 04 07, Désherbage des rues
Mesdames ,
Messieurs,

         Vous qui êtes concernés par l’environnement, qui avez des responsabilité vis-à-vis de vos concitoyens, trouvez vous normal qu’on désherbe le goudron des rues comme je l’ai vu faire hier dans un village de la région ? Pour trois malheureux brins d’herbe le long d’un mur ? Je suis allée voir le maire pour lui demander si c’était vraiment nécessaire : « Oui, parce que sinon les gens me disent que ça fait sale ». On désherbe ainsi les allées des stades, les parcs où jouent les enfants, le long des routes, où l’eau s’écoule directement dans la nature, dans le meilleur des cas dans les stations d’épuration qui n’absorbent pas ces résidus chimiques nocifs pour les humains, les animaux et la nature en général. Tout le monde respire ces produits cancérigènes, dont on sait très bien qu’ils sont nuisibles à la santé, puisqu’on habille les utilisateurs comme des cosmonautes ! Mais qu’on utilise quand même au nom d’une « propreté » illusoire. C’est comme les dépôts de la COGEMA à Gueugnon, joli dessus, pourri autour.

         Depuis de nombreuses années, des cancérologues reconnus pour leurs compétences, des scientifiques, les organisations de protection de la nature savent que ces produits sont très nocifs, le disent et le redisent, même à petites doses. Il y a une nouvelle loi sur l’eau censée protéger cette ressource non renouvelable dont nous dépendons tous. Et que voit on ? Des cantonniers, des employés des villes traquer  le plus petit brin d’herbe sur les stades où jouent les enfants, où se promènent les  femmes enceintes. Et on s’étonne de l’augmentation des allergies et de l’asthme chez les petits comme chez les grands! Sans oublier les DIR qui pulvérisent autour des poteaux de signalisation, jusqu’à ce qu’ils tombent par manque d’enracinement des plantes environnantes pour les maintenir en place (dixit un responsable de la DIR de la région. Mais ça doit être partout pareil).

 C’est très bien de vouloir lutter contre le  nombre de cancers qui augmente à vue d’œil. Mais ne devrait on pas prendre le problème à la base en nous donnant un environnement sain, exempt de pesticides et d’insecticides? On nous parle d’environnement, de Grenelle et compagnie, et on ne FAIT RIEN !

         Les simples citoyens que nous sommes n’ont aucun poids devant ces agissements et se voient obligés de respirer l’air pollué que nous imposent ces acharnés des produits chimiques. On pollue notre environnement et on n’a « RIEN » à dire.

         Alors, j’en reviens à vous Mesdames et Messieurs, qui avez des postes à responsabilités. Prenez ces responsabilités pour lesquelles vous avez été élus! Exercez le pouvoir que vous avez  pour rappeler aux maires que quelques brins d’herbe ne sont pas « sales » le long d’un mur !

 

         On a tous « le droit d’avoir un environnement sain », puisque c’est inscrit dans notre constitution. C’est un droit, pas un privilège. Je demande simplement le respect de « NOS DROITS ». A tous. 

Par monique de lavesvres
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Dimanche 5 avril 2009
2009 04 05, le Jourdain
     Ce matin, dans la matinale de France Inter, Isabelle  Autissier, navigatrice bien connue et reconnue par tous comme écologiste convaincue, parlait de la Mer Morte. 
     Cette mer est loin d'être "morte" au vrai sens du terme, mais elle a une faune très particulière, des composants chimiques qu'on ne retrouve pas ailleurs, des oligo-éléments particuliers, un taux de sel très élevé, qui font que nombre de malades viennent de baigner dans ses eaux. Tout le long du rivage, des hôtels jadis "pieds dans l'eau" se retrouvent à plus de 100m du rivage, voire parfois plus. Elle se trouve à 70m en dessous de la mer Méditerranée.
     Son niveau baisse environ d'un mètre par an, elle a déjà perdu le tiers de sa surface! C'est énorme, comme si tout à coup, les rives de l'Atlantique se trouvaient aux portes de Paris! Plus de Bretagne, de Vendée, de Normandie... D'accord ce serait pratique pour aller passer le week end, mais ça ferait quand même un sacré morceau en moins.
      Il y a une vingtaine d'années le même phénomène était arrivé en Mer d'Aral. Celle ci est composée de deux parties, l'une est définitivement effacée de la carte, l'autre partie se régénère petit à petit. En 1960, elle faisait 68 000km2, de nos jours elle est péniblement à 34 000km2. Alimentée par deux grands fleuves, l'Amou-Daria, et le Syr-Daria, elle est située à cheval entre le l'Ouzbekistan et le Kazakstan.
    Pourquoi le niveau de la Mer d'Aral a-t-il baissé? Parce que les russes avaient décidé que ces plaines seraient parfaites pour cultiver le coton. Oui, mais il fallait irriguer. Aucun problème puisque nous avons deux grands fleuves qui se jettent dedans. On pompe, on fait des canaux, des barrages, des tuyaux d'irrigation. Pendant de nombreuses années, ce système à courte vue a fonctionné. Puis un jour la mer s'est retirée laissant les bateaux des pêcheurs sur la sable. Les fleuves ont baissé. Plus d'eau... Et il n'y a plus de champs de coton.
     On se retrouve à peu près avec le même schéma: la Mer Morte est alimentée par le Jourdain qui irrigue toute la région palestino-israëlienne. Les palestiniens qui vivaient ici depuis des millénaires cultivaient des oliviers, des orangers, du raisin, des melons, des courgettes, des poivrons, des pois chiches.... Tous produits qui demandent beaucoup de soleil et assez peu d'eau. 
    Il y a une énorme différence entre "arrosage" et "irrigation". L'un est plus gourmand que l'autre.
    Mais les isräeliens sont venus à la création de leur état. Leurs méthodes n'étaient plus les mêmes, élevés en Europe, aux Etats Unis, ils ont voulu faire "fleurir le désert" avec des techniques modernes, et ils ont réussi. On a vu alors des avocats, des légumes d'Israël arriver sur les marchés. C'était fabuleux, le désert était devenu fertile! Mais en prenant 90% de l'eau du Jourdain pour irriguer les cultures!
    C'était très bien, les gens vivaient aisément. Mais on a vu aussi arriver sur nos marchés....des bananes! Bien connues pour être assoiffées et se plaire dans les forêts tropicales humides. Pas en plein désert. C'est sûr que si on leur donne de l'eau, les traitement appropriés elles vont pousser. Quant aux conséquences elles sont dramatiques car le Jourdain, le grand fleuve de la Bible se meurt. Et avec lui la Mer Morte qui va sans doute mériter vraiment son nom si ça continue. Et une grande partie de la région qui est privée d'eau.
     Une de mes amies est allée en voyages en Israël et en Palestine. Ecologiste convaincue, elle est revenue bouleversée par un tel gâchis. le Jourdain n'est plus qu'un filet d'eau minable. Et la Mer Morte est dans un état lamentable.
    Alors, nos grands techniciens, nos petits génies de la technologie ont eu cette idée géniale: prendre de l'eau dans la Mer Rouge et la faire arriver dans la Mer Morte pour lui redonner la quantité d'eau qu'elle avait jadis. On a bien fait le canal de Suez, pourquoi ne pas faire le "Canal de la Paix"? Tout le monde aurait de l'eau, et ni vu ni connu, tout serait parfait dans le meilleur des mondes.
    En théorie, oui. mais sur le terrain je me demande si c'est envisageable. Entre la Mer Rouge et la Méditerranée, les eaux sont assez semblables. Mais les eaux de la Mer Morte sont 10 fois plus riches en sel que les autres mers. Une arrivée massive d'eau de la Mer Rouge, moins salée, du plancton et autres organismes vivants  diffférents ne risque-t-elle pas de déséquilibrer ce milieu déjà fragilisé? J'en ai bien peur. Et Isabelle Autissier pose la bonne question, et la seule qui vaille: "Pourquoi vouloir faire un canal, alors que jusqu'à présent la nature s'équilibrait très bien toute seule?"
    Je crois que la réponse est toujours la même: pour l'argent. Comment accepter pour les israëliens de diminuer leurs besoins en eau au profit d'une population qu'il jugent hostile? Et pourquoi ces populations sont elles hostiles aux israëliens? Ne peut on poser cette question sans être aussitôt taxé d'antisémitisme? Pourquoi ne peut on s'adresser aux israëliens comme on le fait aux autres peuples? Parce qu'il y a eu l'extermination programmée des juifs par un débile complètement taré qui voulait nous metttre en coupe réglée "pour 1000 ans". Et que cette extermination a laissé des traces chez tous les peuples du monde et que nous nous sentons tous coupables. Ce qui a été fait a été fait et on ne peut hélas rien y changer. Est ce une raison pour permettre aux israéliens de faire n'importe quoi? Est ce une raison pour accepter que tout un autre peuple soit privé de terre? de maisons? de moyens d'existence? d'écoles? de gouvernement? de presque tout ce qui permet de vivre normalement?
     Mon amie me racontait avoir rencontré une palestinienne qui voulait rentrer chez elle. Elle habitait à 300m de l'autre côté du mur, mais pour rejoindre son domicile il lui fallait faire 7km en bus! Traverser de nombreux "check-points", passer parfois une heure ou deux dans un bus  transformé en rôtissoire à un poste sous prétexte qu'il y avait eu un attentat. Comment peut on forcer  tout un peuple à vivre dans ces conditions sans qu'un jour il se révolte? C'est tout bonnement impossible, je ne peux y croire une seconde. Pour construire ce satané "mur de la honte", il faut abattre des oliviers centenaires, des vergers d'orangers. Pour faire passer les autoroutes qui desservent les colonies, on ravage tout sur son passage. Les palestiniens voient ainsi leurs vergers, de l'autre côté du mur, là où ont vécu leurs ancêtres, ravagés, détruits, sans pouvoir rien faire. Comment peut on dans de telles conditions espérer quoi que ce soit qui ressemble à la Paix?
     Autre exemple: les souks de Jerusalem sont une merveille, croulant sous l'or et l'argent, d'une propreté si miraculeuse et qu'on pourrait manger par terre. Et quand on passe de "l'autre côté", les rues sont mal entretenues, sales et misérable. Est ce à dire que les palestiniens n'aimeraient pas avoir des rues propres, des maisons agréables à vivre? Je crois qu'aucun peuple n'aime vivre dans la misère. Leur guide, israèlienne, leur a expliqué que chez les palestiniens les poubelles n'étaient ramassées qu'une fois par semaine pour une fois par jour chez les israèliens. Ceci explique sans doute cela.
     Certains d'entre vous me taxeront, j'en suis sûre, de racisme et d'antisémitisme. Je peux leur assurer que ce n'est pas mon cas. J'ai suffisamment voyagé pour ne pas croire que seules nos civilisations occidentales ont raison. J'ai beaucoup appris pendant ces 15 années de voyage et le racisme m'est étranger. Mais j'ai vu des photos prises par mon père pendant la guerre de 39-45, en Israèl et en Palestine. La Palestine était belle avec ses orangers, ses vieux oliviers tordus et ses raisins. Les paysages, bien qu'en en noir et blanc étaient somptueux. Alors penser qu'il y a un mur à la place des jardins, cela me fait honte. Bien que je n'y puisse rien.
     Voilà le fruit de mes réflexions. Je ne sais pas très bien quoi penser de tout ça, mais je suis certaine que la construction d'un canal reliant le Mer Morte et le Mer Rouge est une hérésie et plutôt une source nouvelle de discorde entre deux peuples qui ont déjà assez de problèmes sans en rajouter. Sans parler de la catastrophe écologique à venir qui pointe un nez gros comme une maison. Le Mer d'Aral n'aurait elle pas servi de leçon? Il semble bien que non. Hélas....
      je suis sans doute comme vous, je ne détiens pas la clé du problème. Mais cela n'empêche pas de réfléchir... J'ai toujours dans ma chambre ce petit chapelet de nacre qu'un père franciscain avait offert à mon père. C'est pour moi un symbole de ce qui existait et qui peut peut être revenir. Dèrrière la petite croix, il est écrit " made in Palestine". Comme un pays....
     Bonne journée.
Par monique de lavesvres
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Mardi 31 mars 2009

2009 03 31, l'as du sécateur.
    Toujours au petit déjeuner, j'ai entendu encore une histoire de profs et d'élèves. Tous les jours on entend les nouveaux exploits de certains gamins mal dans leur peau. Entre celui qui traite un prof de connard, les autres qui montent à l'assaut des écoles comme si c'était Fort Saganne, paire de claques, coup de couteau ou coup de fusil, batte de base-ball ou gourdin..... On a le choix. Les gamins sont très inventifs et les profs en prennent plein les dents.
     Certains disent que les profs sont les premiers à payer Mai 68 et son fameux adage: "Il est interdit d'interdire". Quand on ne dit pas que c'est la faute à françoise Dolto. Car à ces agressions, il faut bien une cause. Et au cas où on n'en trouve pas, un bouc émissaire fera l'affaire. Alors pourquoi pas Mai 68?
    Pour avoir passé environ 15 années à m'occuper d'enfants âgés de 6 à 13 ans environ, j'ai pu me rendre compte que les enfants avient bien évolués. Quand un jeune demande du respect, ça se traduit souvent par: "Fais pas chier connasse". Car maintenant, les ados s'expriment entre eux avec un vocabulaire à faire frémir.
     Je me souviens d'une petite anecdote un jour où je prenais le bus. En avance, je m'assis au bout du banc pour permettre à quelqu'un d'autre de s'asseoir. Arrivent deux jeunes filles qui s'installent et se mettent à papoter. Un de leur copain survient à son tour: "Poussez vos culs que je me pose!". J'ai un peu sursauté parce que je n'avais pas vraiment l'habitude. Les filles n'ont pas bronché en répliquant sur le même ton: "Fais pas chier. Si t'as un gros cul, t'as qu'à aller le poser ailleurs". Et tout ça sur le ton de la conversation, comme on aurait dit "Il fait beau aujourd'hui, ou qu'est ce que tu as fait hier?"
    En dicutant avec des amis professeurs ou instituteurs, ils m'ont confirmé que ce vocabulaire était courant, que c'était normal. Normal? Et bien je suis peut être vieille France, je dis des gros mots comme tout le monde quand la moutarde me monte au nez ou que je me tape un coup sur les doigts, mais s'exprimer qu'avec un vocabulaire pareil, tous les jours, dans la conversation, ça me paraît un peu limité.
     En demandant du respect, certains demandent la liberté de faire ce qu'ils veulent. C'est en gros, "laisse moi faire ce que je veux, comme je veux, quand je veux". Le respect de la liberté d'autrui se transmet par la famille. L'éducation des enfants est une transmission qui se fait de parents à enfants, l'école n'est pas là pour ça. Elle est le complément de l'éducations des parents, elle ne doit pas assumer cette tâche toute seule. Ce n'est pas son rôle.
    Les adultes sont souvent fautifs. Je me gendarmais pour apprendre aux enfants à respecter les feux rouges. Je m'échinais à leur expliquer que quand le petit bonhomme était rouge, même s'il n'y avait pas de voiture en vue, ON NE TRAVERSAIT JAMAIS. Je mettais des majuscules aux mots afin qu'ils ne risquent rien si un jour ils étaient obligés de revenir seuls. A 6 et 3 ans, c'était une mesure qui pourrait leur sauver la vie. Et qu'est ce que je voyais au dit feu rouge: une mère, parfois celle d'un de leur copain, remorquant un gamin au mileu des voitures parce qu'elle n'avait pas le temps d'attendre! Les enfants font tout ce que font leurs parents. Bien ou mal, ils ne trient pas, ils font pareil, c'est tout.
    Tous les adultes qui étaient enfants dans les années 50-70, se souviennent, qu'ils aient été dans une école publique ou une école privée de la phrase de "morale" écrite au tableau noire qui changeait chaque jour. C'étaient des choses simples: laisser sa place dans le train à une personne âgée, ouvrir la porte et la tenir pour laisser passer quelqu'un aux bras encombrés, ne pas s'attaquer à plus petit ou plus fragile que soi, dire bonjour Madame, merci Monsieur, excusez moi, quand on marche sur les pieds de son voisin, ne pas cracher dans la rue au ras de baskets des promeneurs.... A force de nous le répéter, à la maison comme à l'école, on l'apprenait, on l'assimilait jusqu'à ce que ça devienne un réflexe.   
      L'éducation familiale et l'éducation scolaire se rejoignaient, elles se complètaient. Si on avait une mauvaise note c'est qu'on l'avait mérité, que le devoir n'était pas bon. Non pas qu'on était de grands incompris. On essayait bien de dire qu'untel était le "chouchou", mais à bien regarder et pour être tout à fait juste, le chouchou en question était simplement bon élève. Je n'ai jamais eu la moindre gifle à l'école, jamais on ne m'a tiré les cheveux ou tapé sur les doigts avec une règle comme cela arrivait parfois jusque dans les années 60. En revanche, si j'étais collée pour un devoir bâclé ou une leçon mal apprise, c'était très simple, j'avais une punition complémentaire à la maison. 
     Nos parents n'étaient pas des monstres de sévérité, mais ils ne toléraient pas qu'on soit impolis, mal élevés ou grossiers. Si papa disait des gros mots, c'est qu'il y avait un gros problème. Et si par malheur on répondait aux grands parents, ça se gâtait très rapidement, le ton devenait cassant, les yeux viraient au vert foncé et on avait intérêt à faire profil bas et à raser les murs. C'était l'époque de ce bon vieil adage: "la crainte est le commencement de la sagesse". Ce qui n'est pas entièrement faux, même si on le trouve démodé.... Je ne défends pas la dictature des parents, bien sûr il faut expliquer, mais parfois il faut aussi savoir dire non et imposer les choses, simplement "parce que c'est comme ça" et que les parents l'ont décidé. Et c'est pas si facile..
    Pourquoi je vous explique tout ça, ce décalage que je ressens aux travers de ces faits divers? Parce qu'un institueur a dit à un gamin de 7 ou 8 ans qui montrait son zizi à ses petis copains, en montrant lui,  un cutter: "Si ça continue je coupe tout ce qui dépasse". Les parents ont porté plainte, l'instituteur rique la prison et 45 000€ d'amende! J'étais sciée par cette situation ubuesque. D'après ce que j'ai compris, ce gamin était coutumier du fait, et je pense que l'instit a voulu lui faire comprendre qu'il devait s'arrêter. Quand on entend les enfants jouer, ce qu'ils se disent, on comprend mal qu'ils puissent être traumatisés par un tel geste. Ou alors si le gamin l'a été, c'est qu'ils auraient dû s'inquiéter plus tôt de cette manie curieuse chez un élève de 7 ou 8 ans. Une fois ça va, qui fait pipi le plus loin, ça passe encore, mais que ce soient des exhibitions à répétition... C'était à eux de faire le nécessaire pour que ça cesse.
    Et je me demande ce que ces parents auraient dit si c'était un autre enfant qui exhibait sa zigounette à leur rejeton adoré. Je suis certaine qu'ils auraient reproché à l'instit de ne pas faire son métier en n'arrêtant pas ces parties de strip-tease! Je n'en mettrais pas ma main au feu, mais presque!
     Si les parents mettaient un peu les pendules à l'heure de temps en temps en "élevant" leurs enfants, avec les instituteurs ou les professeurs au lieu, soit de travailler contre eux, soit de leur refiler le bébé au sens stricte du terme en demandant à l'école d'éduquer leur enfant à leur place, il y aurait peut être moins d'enfants difficiles. En Afrique on dit qu'il faut au moins tout un village pour élever un enfant. Je crois que c'est vrai, et encore plus de nos jours, et tant que les adultes ne "montreront pas l'exemple", tout ce qu'on pourra dire aux enfants, tout ce qu'on pourra leur enseigner restera lettre morte puisqu'ils ne comprendront jamais que les adultes leur interdisent ce qu'ils se permettent.
     Bonne soirée, et dormez bien..

Par monique de lavesvres
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Dimanche 29 mars 2009
 2009 03 29, Taïaut...TaÏaut...Taïaut...   
    Il y a quelques jours, une manifestation de chasseurs (je n'ai pas entendu où) a donné lieu à de graves affrontements avec des anti-chasse. Car il y a un monde entre les "écolos" voués aux gémonies par les acharné du tromblon, et les chasseurs qui trouvent toujours qu'on ne peut pas chasser comme on veut. Trop de limitation, trop de contraintes, trop de protection...
     Personnellement, je suis anti-chasse. Cette façon de se procurer de la viande était bonne il y a 200 ans. Maintenant, ça ne se justifie plus. Et quand j'entends ces braves gens dire que s'ils prennent un fusil, c'est pour accompagner leurs toutous chéris en promenade, pour faire pisser Médor dans la nature, je vois rouge! A croire que le fusil fait partie de la panoplie du promeneur. Je me demande d'ailleurs si je ne vais pas sortir mes gamelles de cuisine... C'est vrai quoi... Elle ne prennent pas l'air si souvent après tout. Alors, fusil ou gamelle.. Quelle est la différence?
    Dans un article de 2008 consacré au blaireau, je notais la réponse d'un écolo ("saletés d'écolos! On en voit partout, y en a plein le cul!!!!", dixit un agriculteur local) à un chassseur qui lui reprochait de ne pas avoir participé au recensement des terriers de blaireaux. Il répondit qu'il refusait désormais de participer à toute initiative de ce genre car la seule réponse des chasseurs "protecteurs de la nature" (ainsi qu'ils se nomment, sans rire!) n'avait qu'une seule finalité: tuer des animaux. C'était la seule et unique réponse à tout problème de surpopulation ou de maladie, le seul système de régulation envisageable.
      Nous habitons en pleine campagne, et nous voyons plus de chasseurs que nous le voudrions. Chaque fois que mon mari et son cousin vont aux champignons, ils sont bardés de casquettes rouges, ou de gilets jaunes pour bien prévenir qu'ils ne sont pas des lapins déguisés ou des sangliers camouflés! 
    Tous les chasseurs disent à l'envi, jusqu'à plus soif qu'il y en a trop. Une petite question me tracasse: s'il y en a trop, comment se fait il qu'on trouve d'énormes tas de pain au milieu des bois pour les nourrir l'hiver? Toute personne intéressée par la nature sait que si la nourriture est rare, les animaux régulent d'eux mêmes leur population. Une laie qui se goinfre de pain ou de maïs aura 5 ou 6 marcassins, alors qu'une autre, peu nourrie, en aura 2 ou 3. Donc moins de dégâts dans les cultures, et moins d'animaux à chasser! Et c'est justement ce que ces acharnés de la pétoire ne veulent pas! Une nature qui se passerait de leur régulation à coups de fusils. Que pourraient ils faire le dimanche ou le mercredi? Car même le jour de congé des enfants, on ne peut plus se promener tranquillement dans les bois. Ou même sur les routes où des panneaux vous indiquent qu'il y a une battue et que vous devez faire attention. Mince alors. Mais c'est à eux de faire gaffe, de ne pas tirer n'importe comment. C'est eux qui ont un fusil, pas moi! C'est eux qui sont des dangers publics, pas moi! J'ai les mains dans les poches ou je porte un panier... Ce n'est pas dangereux que je sache.
    Car on n'en est plus à la bonne vieille pétoire  à deux coups de grand papa! C'est sophistiqué ces engins de mort: lunettes longue vue à visée laser d'une précision au centimètre près, vous voyez la cible comme si elle était à dix mètres, portée mortelle parfois jusqu'à 3km. Si elles ne sont pas classées en armes de guerre, c'est parce qu'il faut les recharger. Sinon, leur calibre est plus important que certaines armes d'assaut utilisées par l'armée!... Et n'importe qui peut en avoir une. Aux USA, on achète une arme de poing comme qui rigole, dans les supermarchés. Ici, pas besoin, la moitié de la France est armée jusqu'aux dents avec des engins de chasse. On n'a aucune leçon à donner à ce pays sur ce sujet.
     Mais il existe une parade, trouvée par hasard, que je me fais un plaisir de vous donner.
     Un dimanche après midi était organisée autour de chez nous, dans un bois distant de 200m environ, une battue au chevreuil. Nous étions à la maison, la véranda était ouverte, et tout à coup, ça s'est mis à péter de partout. Les chiens aboyaient, les chasseurs gueulaient (désolée du gros mot, mais on ne peut pas en utiliser d'autre), les trompes trompettaient plein pot, les coups de fusil se succédaient à une vitesse éffroyable. C'était ahurissant. Au bout d'un moment de ce raffut, mon mari prit le mors aux dents et sortit lui aussi, la trompe de chasse du grand père, et se mit à souffler dedans comme un malade pour signifier que ça suffisait ce chahut. On voulait écouter la musique tranquillement, lire en paix, ou faire la sieste si on en avait envie. Dans ce vacarme, c'était imposssible.
    Cinq minutes après et à notre grande surprise, les chiens se sont mis à hurler et à courir partout, n'importe où. Et plus il soufflait, plus ça s'éparpillait dans tous les sens, hommes et chiens. C'était une pagaille innommable. Les chasseurs ne comprenaient pas d'où venait ce son de trompe qui n'obéissait pas aux règles de la chasse, les chiens ne savaient plus que faire, ça s'interpellait d'un bout à l'autre du bois, les grelots des chiens s'agitaient frénétiquement.... De notre véranda on contemplait le désastre....ravis! Une merde pas possible dans cette battue. Si bien que tout le monde est parti tant bien que mal, récupérant les chiens à droite et à gauche, courant au milieu de la route et des voitures.
     (Essayez un jour pour voir... Vous passerez un bon moment....)
     Car les chasseurs pour une grande part d'entre eux, sont tellement acharnés qu'ils arrivent à se tuer entre eux en se tirant dessus. Quand ils ne descendent pas par hasard une automobiliste sur une aire d'autoroute près de Beaune comme il y a quelques années. Mon mari accroupi dans le jardin entrain de soigner un arbre a entendu les plombs siffler au dessus de sa tête...en direction de la maison! Il vit passer un lièvre, mais il eut la bonne idée de ne pas se relever. Il cria un bon coup pour prévenir de sa présence. Les fusils se turent, mais il se trouva nez à nez avec un flingue et son chasseur qui l'accusa de vouloir garder "son" gibier pour lui! Manquerait plus que ça, "son gibier". Il était dans notre jardin, "son gibier". Pendant ce temps Dieu merci, le lièvre avait pris la poudre d'escampette. Mais l'autre n'en démordait pas et ne se calmait pas. Du coup, nous avons interdit nos terres comme territoire de chasse. Nous avons mis des pancartes.... qui sont régulièrement enlevées! Aussi, chaque fois que ça commence à "sentir la mitraille", nous avons une folle envie de jouer de la trompe de chasse! Qui peut nous empêcher de jouer de la musique après tout? D'accord, on joue très mal. Oui, mais très fort! Et on est chez nous que diable! Manquerait plus que ça, qu'on nous interdise de jouer d'un instrument de musique! On aurait pu choisir le piano, mais on préfère la trompe de chasse. Et alors? Chacun ses goûts.....
    Voilà, chers amis écolos, ce que vous pouvez faire si vous voulez préserver votre tranquillité, votre système nerveux et l'intégrité de vos deux oreilles. Et si un chasseur vous dit qu'il a le droit de tirer à moins de 150m de chez vous parce qu'il tourne le dos à votre maison, vous pouvez lui dire que c'est faux. Notre hameau compte quatre maisons séparées environ de 150 à 200m les unes des autres, et toutes orientées différemment. Nous avons compté que cela faisait un périmètre d'environ 7 hectares interdits de chasse. Sachant que 1 hectare c'est 100mx100m, soit 10 000m2, ça vous permettra de respirer un peu, pour avoir du souffle et jouer de la trompe....
    Pas de chasse en ce moment. Nous avons une faisane qui vient picorer les graines qui tombent des petites maisons qu'on installe l'hiver sous l'auvent pour nourrir les oiseaux. Elle n'est pas sauvage, on peut l'approcher à moins d'un mètre. Elle est là depuis plusieurs mois et on espère qu'elle va rester encore longtemps. Cette faisane est sans méfiance, on pourrait la prendre avec un filet à papillons! Si c'est ça la chasse, quel intérêt?
    Passez une bonne semaine, et à la première battue, apprenez à jouer de la trompe, c'est bon pour le souffle!
 
Par monique de lavesvres
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