Mercredi 25 mars 2009

2009 03 25, Moralité?
     Depuis quelques jours, on assiste à des distributions de fric tous azimuts. Les primes, bonus, stocks-options...fleurissent comme jonquilles au printemps (chez nous, c'est en fleurs. Et hez vous?). On en voit partout, certaines d'entre elles faisant parler plus que d'autres. Les média en parlent en boucle, Sarko y ajoute son grain de sel, chacun y va de son commentaire. Même Guaino, le "nègre" du Grand Sachem, y va de son petit (tout petit, si petit qu'il faut vraiment tendre l'oreille pour l'entendre) coup de voix sur France Inter ce matin. A peine un couinement de souris!
     Le Grand Sachem en premier. Il est allé faire un discours à St Quentin, et il a employé de grands mots: "Se faire donner des stocks-options dans une entreprise , soutenue par l'état (c'est à dire, nous, les con-tribuables, l'état n'ayant plus un fifrelin à mettre sur le tapis), ce n'est pas responsable, ce n'est pas honnête". Comme ces choses là sont bien dites!
     Mais pourquoi utiliser une forme négative, bien moins forte qu'une affirmation: "C'est irresponsable, c'est malhonnête". Là les vrais mots sont dits, clairs, nets et précis. Dans une phrase affirmative, il "affirme" que ces gens là sont des irresponsables et des malhonnêtes, à la limite des voleurs, à qui on ne peut faire confiance. Mais en utilisant une forme négative, il me fait penser à un gamin à qui on répéterait du matin au soir "Tu vas voir si je te flanque une fessée!" et qui ne voit jamais rien tomber: les menaces verbales, il s'en fout. Elles n'en sont pas vraiment, c'est une sorte d'avertissement dans le vague qui n'engage personne. Je ne crois pas que notre grand manitou ait fait ça sans intention, la phrase est rédigée comme ça, intentionnellement par Guaino, le "nègre" de la présidence. C'est une phrase "pour la galerie", pour le menu peuple qui n'est pas censé connaître la valeur des mots et les subtilités de la langue française. A la rigueur, je ne serais pas surprise qu'il n'y ait pas eu un coup de fil du chef, pour avertir les "irresponsables et les malhonnêtes" qu'il n'y avait pas de quoi s'affoler, que c'était une phrase, seulement une phrase, pour calmer la plèbe qui a tendance à ne plus trop s'en laisser compter.
    Et puis, quand l'exemple vient du sommet (du moins, c'est là qu'il pense être), quand un président dont le pays va assez mal, emploie au frais du con-tribuable un nombre de plus en plus important de fonctionnaires dans son palais, ( qui soit dit en passant nous appartient par République interposée. J'ai failli faire un scandale devant un jour parce qu'on m'a obligé à prendre l'autre côté de la rue. On ne peut même pas passer devant, nous qui entretenons tout ça avec nos petits porte monnaie! Les chefs d'état ont ils donc si peur de leur peuple?) c'est un mauvais exemple pour tous les autres irresponsables et malhonnêtes. Augmenter son salaire de je ne sais combien de pour cent, c'est  du même accabit. Se balader avec un réveil à X milliers d'Euros en allant dire "C'est ma femme qui me l'a offerte, c'était la plus chère du magasin!", c'est indécent. Et se débrouiller pour ne pas payer ses impôts depuis des années. Est ce que c'est un exemple d'honnêteté? Je ne vous donne pas mon opinion, ce n'est pas nécessaire, si vous réfléchissez un peu, vous trouverez tout seul.
     Et il n'est pas le seul dans ce cas. Car il ne parlait pas pour lui, mais pour les autres,. Par exemple, Jenesaisqui Morin, dirigeant quelconque, voire PDG de Valeo qui part avec 3 millions d'Euros. On sait bien que les voitures se vendant mal, il paraît presque logique de licencier les employés en surnombre. Casser l'outil de production, mettre tout le monde "à la soupe" comme on disait dans les années trente, ça n'est pas une solution.  D'accord, c'est pratique pour les entreprise malhonnêtes de se débarrasser sur l'état de cette charge financière! Je crois surtout que certaines entreprises profitent de cette crise pour aller embaucher ailleurs. La Chine devenant trop chère, à cause du gouvernement qui voudrait faire quelques réformettes sociales au grand dam des entreprises européennes qui mettent un frein à ce vague désir d'assistannat, on va chercher chez les plus misérables. Et il n'y a pas de raison que ça s'arrête.     
    Il y a tout ce qu'on veut bien nous dire, et la majorité qu'on nous cache.
    Les cadres du Crédit Agricole qui encaissent volontiers l'argent de l'état et qui le fiche par les fenêtres en dirtribuant 51M d'euros en bonus!. le Dr de "Chevreu" (connais pas!) qui circule en Porsche comme voiture de fonction, Machin Mestralet, chez GDF-Suez qui se voit attribuer 830 000 stocks-options...etc. J'en passe et des pires. sans oublier Machine Parisot. La liste est infinie, et vous pourriez continuer pendant des heures.
    Un journaliste disait ce matin qu'il faut quand même se méfier, ces "comportements dangereux" (c'est le moins qu'on puisse dire!) font le lit des révolutions. Et il nous en tomberait une sur le coin du nez, que ça n'aurait rien d'étonnant. Moi non plus, je ne serais pas étonnée!
    Voilà, bonne journée quand même, le printemps arrive. Revers de la médaille, il amène avec lui ce changement d'horaire qui me fiche toute ma petite organisation en l'air!
   Petite pensée de Beaumarchais, qui dénote l'évolution des mentalités qui a annoncé la révolution:
"Aux qualités qu'on demande à un valet, je connais peu de maîtres qui fussent dignes de l'ëtre!"
    
   

Par monique de lavesvres
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Samedi 21 mars 2009

2009 03 21, Tout à jeter.    
    Ce matin, chargée de vieux cartons inutilisables laissés par le plombier, je me suis rendue à la déchèterie du village. Et là, comme il y avait deux ou trois personnes avant moi, j'ai jeté un coup d'oeil dans les bennes.

    Et ce que j'y ai vu m'a mise de très mauvais poil. Quand je précise "très", ça veut dire que j'étais hors de moi devant le gâchis que j'ai découvert. Je passe sur les vieux matelas mangés des mites et la canapés dont on voyait ressortir les ressorts à travers le vieux velours râpé. il aurait fallu avoir des fesses en béton pour oser se poser là dessus. Une quantité de vieilles chaises aux barreaux cassés, à l'assise défoncée, des morceaux de contreplaqué en lambeaux... Tous ces objets n'étaient bien qu'à cet endroit.

    Mais à côté j'ai vu des placards, en bois massif, en très bon état mais mais qui avaient sans doute cessé de plaire pour une raison ou une autre, des fauteuils de jardin en bois qui n'auraient mérité qu'un coup de peinture pour être parfaits. D'accord, il fallait passer le pinceau, mais je n'ai jamais vu quoi que ce soit en bon état qui n'ait pas été entretenu.

    Ce qui m'a surtout choquée, c'est un monsieur avec son fils d'environ 10 ans. Le gamin a balancé un tracteur rouge, en parfait état avec la remorque. Le tout en plastique rouge et jaune, qui aurait fait rêver tous les gamins de trois ans. Le papa a balancé du geste auguste du jeteur, un lavabo neuf, sans une éraflure, visiblement jamais utilisé, dans une benne ou il a volé en éclats contre un congélateur hors d'usage. J'étais écoeurée. J'ai demandé au jeune garçon s'il n'aurait pas pu le donner à un autre enfant à qui cela aurait fait plaisir au lieu de le foutre en l'air de cette façon. Ben non, il n'avait pas de petit cousin sous la main, et les petits frères de ses copains avaient déjà tout ce qu'il leur fallait. J'ai demandé à la dame de permanence pour récupérer ce jouet que j'aurais amené chez Emmaüs à l'occasion. Cela me fut interdit d'un ton ferme et définitif.

   Il y a eu dans le village voisin un jeune homme qui a été viré parce qu'il récupérait des objets dans les bennes. Du métal entre autres choses. Le responsable qui achetait les bennes ne trouvait que des bouts de ferraille sans intérêt et il ne rentrait pas dans ses sous.N'en serait il pas de même avec les jouets en bon état? Si je n'ai aucune idée de la réponse, je me pose quand même la question.

    Et je m'en pose d'autres: que deviennent ces jouets en très bon état qui aboutissent dans les bennes sans être brisés? Il n'y a pas 10 solutions. Soit ils y restent et sont détruits et c'est un gaspillage injustifiable. Ils auraient pu rendre des enfants heureux. Soit on les récupère et il y a des petits futés qui font des sous avec en les revendant, et c'est pour ça qu'on ne doit les récupérer sous aucun prétexte. D'un coté comme de l'autre, c'est un gaspillage ehonté. Et j'en viens à me poser une autre question: les déchets ne seraient ils pas une manne inépuisable pour certaines entreprises? Car plus ça va, plus on trie, plus on paie cher pour le ramassage des ordures. On se tape tout le boulot, et la note augmente chaque année. Je crois que dans cette histoire on se fait avoir comme au coin d'un bois. Et tant qu'on n'en viendra pas  à la destruction des suremballages en trois épaisseurs, des ajouts de "chips" en polystyrène pour caler des objets dans les boites, il n'y aura rien de fait.

    La gardienne de la déchèterie m'a expliqué que la semaine dernière une maman était venue se débarrasser des jouets électroniques de ses enfants devenus grands. Elle n'a pas voulu les mettre dans les bennes et les a disposés contre le grillage en espérant que quelqu'un puisse les prendre. Je suppose qu'elle devait culpabiliser un peu quand même. Le responsable des déchets du village est arrivé et a tout foutu en l'air. Elle même aurait volontiers récupéré ces jouets pour les donner à sa voisine, nounou à domicile  qui s'occupe de plusieurs jeunes enfants et dont les moyens modestes ne lui permettent pas d'acheter ce genre de jouets. Elle n'a pas pu, au risque de perdre sa place, et a vu ces jouets électroniques voler en éclats contre de vieux frigos hors d'usage.

    Il y a depuis ce matin, une idée qui me trotte dans la tête pour limiter ce gaspillage de jouets. Car si je comprends qu'on ne peut tout garder, je trouve inadmissible cette destruction massive de jouets et jeux divers qui finissent dans les ordures. Je crois que je vais aller voir les responsables de la paroisse afin de leur proposer d'organiser une bourse aux jeux ou aux jouets. Soit faires des échanges, soit vendre à prix modique des jouets en bon état au profit d'une oeuvre caritative du village. Je vais peut être me planter avec cette idée s'impliste. Mais qui n'essaie rien, n'a rien. Je verrai bien.

    Car si on me dit que personne ne veut de ces jeux et jouets, cela voudrait dire que les gens ne sont pas si malheureux qu'on le dit. Et ça, j'ai des doutes... Il y a sûrement des gens qui gaspillent, même sans se rendre compte. Mais je pense qu'il y a sûrement dans tout ce pays, un enfant pour qui un petit tracteur rouge et vert sur lequel on peut monter, auquel on peut mettre une benne pour transporter tout et n'importe quoi, aurait fait plaisir.

    Ou si ce n'est pas le cas, c'est que je ne comprends plus rien du tout à ce monde de la consommation effrénée. Ce qui n'est pas à exclure.

   Passez une bonne nuit, et si vous avez des jouets dont vos enfants ne veulent plus plus, pensez à les donner, faites en profiter un gamin qui n'a pas la même chance que les vôtres. Donnez les à Emmaüs, eux savent quoi faire de tout ça. Cela fera moins de déchets dans les poubelles, et vous aurez peut être fait un heureux

   

Par monique de lavesvres
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Jeudi 19 mars 2009

2009 03 19, "Boulettes papales"

    Les papes, habituellement, ça fait des "bulles".  On ne rigole pas, SVP! N'imaginez pas Benoit dans son Vatican, armé d'un bocal et d'une pipette faisant des bulles de savon avec du produit à vaisselle. Il n'en n'est pas là. Il a passé l'âge.

     Quand un pape fait une "bulle", c'est une communication qui a demandé une longue réflexion. Ils s'y mettent parfois à plusieurs pour en faire une. C'est très attendu par le Vatican qui l'envoie à son petit personnel, les évêques et les curés. Du moins c'est ce qui me semble me rappeler du catéchisme. C'est une communication officielle avec plein de tampons partout autour du titre en latin, le sceau de St Pierre, la date, le nom de l'un, de l'autre... Bref, un article administratif digne de la pire des bureaucraties.

    Dans ce cas, il  s'agit d'autre chose, qui m'est tombé dessus, comme d'habitude, au petit déjeuner, entre deux tartines:
"Distribuer des préservatifs ne ferait qu'aggraver le nombre de malades du SIDA".

    Dire que c'est une boulette, je crois que c'est encore en dessous de la vérité, c'est une grosse gaffe, voire une imbécillité de première. Le mépris à l'état pur de la détressse humaine.

    Dans la théorie, c'est vrai que le préservatif ne résoudra pas tout, qu'il faut éduquer les mecs (les "hommes", les vrais, ceux là en mettent déjà, car ils se sentent responsables de leurs actes) à en porter un. Et ça c'est pas gagné. Il faudra de longues années avant que les mentalités ne bougent. Mais il y a l'urgence, et là, il faut faire vite.

   Cela me fait penser au "Titanic". Comme si le Commandant avait dit aux gens qui allaient se retrouver à la patouille: "Bien, Mesdames et Messieurs, dans quelques minutes, vous allez devoir flotter. Pour ceux qui ne savent pas faire, nous allons vous donner votre première leçon de natation...". On trouverait ça en dessous de tout. En revanche, celui qui se serait précipité sur les bouées pour les distribuer aurait eu le réflexe intelligent et adapté à la situation. Et bien dans ce cas, l'urgence, c'est le préservatif. Et ensuite, on éduque, on discute, on explique, on essaie de convaincre les réticents avec des arguments valables. Mais il faut prendre les choses dans l'ordre, et ne pas mettre la charrue avant les boeufs.

   Soeur Emmanuelle se trimballait dans les rues du Caire des préservatifs plein les poches. Jean Paul II le savait. J'ai entendu un jour un jésuite, médecin je crois, qui avait demandé une entrevue au pape parce qu'il partait en mission en Afrique, et qu'il jugeait nécessaire d'emporter des préservatifs. Jean Paul II lui fit cette réponse: "Faites selon votre conscience, ce sera bien". Il ne pouvait décemment pas lui dire de distribuer ça comme des bonbons, mais en lui demandant d'agir selon sa conscience, il le jugeait suffisamment intelligent pour prendre la bonne décision. Et Dieu serait satisfait, même si l'Eglise ne l'était pas.

    Mais il n'a pas fait qu'une boulette, ce pauvre Benoit,  la deuxième est encore plus énorme: une fillette brésilienne de 9 ans, violée plusieurs fois par son beau père, enceinte de jumeaux a été excommuniée avec sa mère, par l'évêque de Recife parce que celle ci, sur le conseil des médecins, excommuniés eux aussi, l'a fait avorter! Bravo Madame! et ne vous occupez pas de cette excommunication, le pape n'est pas infaillible, sauf pour ce qui concerne les "dogmes" de l'Eglise. Du moins je crois, je ne suis pas théologien. Là, il se fourre le doigt dans l'oeil jusqu'au cerveau! 

       Si je me souviens bien, dans les années 60-70, l'évêque de Recife s'appelait Dom Helder Camara, l'évêque des pauvres qui savait lui, ce qu'était la misère. Il fut toute sa vie en désaccord avec sa hiérarchie, et il s'en moquait, les gens lui paraissant plus importants que l'opinion de quelques théologiens intellectuels. Car même si on n'y est pas confronté soi-même en tant que pape, on n'a pas été pape toute sa vie, il a vécu avant, dans la vraie vie. Du moins je l'espère! Sinon, l'Eglise a fait une erreur en le nommant à la tête de la chrétienté. Le "peuple de Dieu" n'est pas une assemblée de fonctionnaires vaticanais, ce sont des "gens" avec des drames, des histoires, des chagrins, des douleurs et des joies.

    Pourquoi Dieu aurait il créé l'Amour charnel et spirituel pour l'interdire? Jésus disait: "Dieu n'a pas créé la lumière pour la mettre sous un boisseau". Pourquoi prôner l'abstinence? Bien sûr, l'eglise ne peut pas dire qu'il est bon de s'envoyer en l'air à tous les coins de plumard, elle sortirait de sa mission. Et pourquoi les prêtres doivent ils être privés d'Amour? Si c'est leur choix, c'est bien. Mais une obligation, c'est nier la création de Dieu avec le besoin d'Amour des pauvres humains que nous sommes. L'abbé Pierre a avoué avoir eu des relations sexuelles dans sa jeunesse. Et alors? Soeur Emmanuelle a mené une vie normale de jeune fille de son époque. Et alors? Qu'y a t il de choquant? L'Amour physique, spirituel, charnel, platonique..,des parents pour leurs enfants, des humains les uns pour les autres, tout cet Amour, c'est la Vie. Et si on avait un peu plus aimé, on ne serait sûrement pas dans la merde où nous sommes en ce moment. On meurt du manque d'Amour, pas de l'Amour lui-même. Parce que faire l'amour à quelqu'un sans préservatif quand on est sidéen, ce n'est pas aimer l'autre, c'est s'aimer soi même sans prendre le ou la partenaire en considération. Il peut crever, on s'en fout. C'est cru comme vocabulaire, mais il faut voir les choses comme elles sont.

    C'est pourquoi je ne me reconnais dans ce pape. Je suis croyante, mais s'il continue à dire des ânneries de cette taille, je ne me sentirai plus en accord avec "l'Eglise catholique". Elle doit avant tout s'occuper des plus pauvres, des gens en détresse, en souffrance morale, des malades, .

   Mais cette attention se perd, même chez nos prêtres. Ils n'ont plus des paroissiens, ils "gèrent une paroisse". Je l'ai vu au départ de mon papa. Ma mère qui avait vécu ce choc avec une telle violence qu'elle n'a pu assister aux obsèques (moi non plus tellement j'étais effonfrée) n'a pas eu droit à une seule visite du curé de la paroisse. Il connaissait la famille "de nom parce qu'ils donnaient au denier du culte"! Pas un coup de fil pour parler 5 minutes, pour qu'elle se sente moins seule. On s'est réconfortées mutuellement, avec un grand trou au coeur, une détresse immense qui nous saisit encore.

    Le curé que nous avions avant était d'une autre trempe, il aimait la vie, les gens quels qu'ils soient. Il allait chez tout le monde, paroissiens ou pas, il connaissait tous les habitants du village. Et s'il croisait deux fois dans la rue de nouveaux arrrivants, il leur parlait, sans se soucier de leur foi. Il passait parfois à la maison, et si ça sentait bon dans la cuisine, pas la peine de lui demander s'il voulait dîner. On lui mettait une assiette. D'accord, l'église était peut être moins bien tenue, les bancs avaient besoin d'être refaits, et il s'en souciait peu. Ce dont il se préoccupait, c'était le chauffage. Il faisait bon dans l'église et on y allait même en plein hiver sans avoir peur d'attrapper la mort. C'était moche, mais il y avait du monde à la messe. Maintenant on a de jolis bancs, mais on y gèle. Il avait une voix magnifique et s'il n'avait été prêtre, il aurait été ténor d'opéra. Il rêvait d'avoir un orgue, et il l'a eu. Son enthousiasme était tel que même ceux qui ne mettaient jamais les pieds à l'église y allaient de leur aumône. Ses sermons apportaient l'espoir, et s'il prenait des colères noires contre tel ou tel comportement qu'il jugeait injuste, il y allait franchement, avec des mots durs, qui claquaient sec. Cela remettait les pendules à l'heure. Mainteant il y a de beaux bancs dans l'église, mais bien moins de monde pour s'asseoir dessus! Notre pasteur est parti, et le nouveau nous laisse frustrés. Plus de joie, plus de cantiques attaqués comme on monte à l'assaut, mais un prêtre timide, distant, un saint homme peut être mais froid, sans enthousiasme.

   Heureusement, avant Benoit, nous avons eu Jean Paul II. Et sa plus belle phrase tient en très peu de mots:
                                    "N'AYEZ PAS PEUR"

   Alors n'ayons pas peur, le printemps est là et avec lui peut être la promesse d'un monde plus beau.

Par monique de lavesvres
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Mercredi 11 mars 2009

2009 01 25, RCEA, des promesses... 
RCEA. La sainte colère de JL Fonteray qui dénonce la mauvaise foi de MM Emorine et Nesme. » Article de Mr JP Laveder, paru dans la « Renaissance »

(Adresse du journal : 13, Rue des 2 ponts, 71000 Paray le Monial)

 

« Monsieur Jean Luc Fonteray (conseiller général de Cluny) a dénoncé  avec virulence, la mauvais foi des parlementaires de droite et notamment du sénateur Emorine et du député Nesme.

 

Quand Jean Luc Fonteray a pris la parole sur la RCEA, sa voix en tremblait d’indignation : « La concession autoroutière s’imposerait soit disant parce que l’Etat ne peut plus payer et que la fin d’une construction d’une 4 voies sur fonds publics ne peut pas s’envisager avant une quinzaine d’années. Mais qui a rendu l’Etat impuissant ? Je vous rappelle, Mr le sénateur, qu’il était question, en 2004, de créer une agence française pour le financement des grandes infrastructures, dont les grandes routes comme la RCEA. C’est Mr de Robien, alors ministre des transports qui portait le projet. »

 

Mr de Robien était en effet venu en Saöne et Loire en Décembre 2004 pour exposer ce projet d’une grande agence de financement : l’AFIT. Il avait fait escale à Vendenesse les Charolles où les travaux d’un petit tronçon à 4 voies de la RCEA étaient en cours. C’était après une série d’accidents graves sur la RCEA et après un gel des crédits d’état pour ces travaux qui avaient remué une fois de plus la Saône et Loire.

 

A Vendenesse, le ministre était accompagné par tous les parlementaires de droite du département, notamment MM Nesme et Emorine. Tous l’applaudirent copieusement quand il expliqua avec des accents de pédagogue :

 

 « L’état est tributaire de la conjoncture économique. Et quand il est victime d’un trou de croissance et que ses recettes s’effondrent, il fait des économies essentiellement sur les investissements. C’est comme cela depuis toujours. Donc si on continue à compter sur les budgets de l’état pour financer les grandes routes, on continuera à chaque période de vaches maigres, à s’exposer à des coupes de Bercy qui considère les investissements comme sa première variable d’ajustement. Et les projets routiers continueront d’avancer de manière chaotique et à une allure d’escargot.

 

« Pour sortir de cette situation, j’ai appuyé la création d’une « Agence Française pour les Infrastructures des Transports ».  L’AFIT aura pour vocation de financer tant les routes que les voies ferrées ou fluviales. Elle sera alimentée financièrement, non par le budget de l’état, mais par les ressources que l’état tire de ses participations dans les sociétés d’autoroutes.

 

« Le principe, c’est donc que le transport finance le transport. Et avec des ressources qui seront en forte progression pendant de nombreuses années, on ne manquera plus de moyens. Ces ressources devraient en effet progresser beaucoup pendant de nombreuses années. Elles seront quasiment exponentielles.

 

« Dès cette année, l’AFIT sera dotée de 435M€, somme à laquelle il faut rajouter une enveloppe supplémentaire de Bercy de 200M€. J’ai interrogé les hauts fonctionnaires de mon ministère. Ils ne se rappellent pas avoir vu un plan de relance des infrastructures routières d’une telle importance. »

(La Renaissance du 24 Décembre 2004)

 

En ce jour de décembre 2004, tout le monde quitta donc Mr de Robien ravi est tranquille pour l’avenir de la RCEA dont il venait de reconnaître « le caractère stratégique de transversale ». Les sourires fleurissaient sur les visages des élus de droite du département.

 

Mais à peine six mois plus tard, les mêmes parlementaires de droite enterraient l’AFIT, acceptant que l’état cède ses participations dans les sociétés d’autoroutes ! Résultat : l’état ne touchant plus de dividendes de ses sociétés se voyait privé de ses ressources…  C’était la fin du beau projet de Mr de Robien dont on ne reparla plus jamais. Depuis la droite départementale n’a eu de cesse de plaider pour que la mise à 2X2 voies de la RCEA fasse l’objet d’une concession autoroutière.

 

C’est donc cette histoire que Mr de Fonteray vient de rappeler en séance publique du Conseil général au sénateur Emorine….qui n’a pas répondu. Pour JL Fonteray la droite a sournoisement manœuvré pendant des années pour rendre l’état impuissant et faire passer dans l’opinion, l’idée que la seule solution raisonnable est d’abandonner la construction des grands axes routiers au secteur privé. Ce dernier, année après année,  exploite avec grand profit de plus en plus d’autoroute, et bientôt, l’axe Macon-Montmarault dont la concession au privé a été annoncée il y a 15 jours.

 

MrFonteray a, une fois de plus, résumé tous les arguments qui révoltent la gauche et notamment souligné :

A : Que la concession autoroutière grèvera les finances départementales du fait des itinéraires de substitution que le Conseil Général a l’obligation de mettre en place.

B : Que la concession autoroutière grèvera les finances des usagers habitant dans l’ouest du département, car si la gratuité peut s’appliquer à de tout petits trajets, d’une sortie à la suivante comme cela se fait à Macon et à Replonges, elle ne s’appliquera certainement jamais à tous ceux qui effectueront de grands trajets comme Macon-Paray.

 

Et JL Fonteray de conclure :

« Nous continuons à demander à l’état d’inscrire dans son plan de relance actuel, la mise à 2X2 voies d’un certain nombre de tronçons pour lesquels les études sont déjà faites, par exemple de  Dompierre à Digoin ou celui de La Fourche au Col des Vaux. Et nous continuons à protester contre ce passage en force et à demander que l’état lance une véritable négociation avec notre département, ce qui serait la moindre des choses « 

Article de Jean Pierre Laveder.

 

Merci les archives ! Cela permet de voir comment les bonnes idées sont balayées d’un revers de main, et surtout qu’il faut de méfier des promesses des politiques !....

 

Par monique de lavesvres
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Mercredi 11 mars 2009

 

      2009 03 11, Cochonnailles    
      Dans le numéro de la « Renaissance » (13, rue des deux ponts, 71000 Paray le Monial) du 6 Mars 2009, on trouve un article de Mr Pascal Carrion, président de la section porcine de la FDSEA, qui « entend rétablir la vérité sur l’élevage porcin en Saône et Loire, et en appelle à la raison ».

         Cet article est tellement plein de bons sentiments, d’altruisme, de sainte compréhension ! que pour répondre à Saint Carrion, je ne pouvais pas moins faire que de remplacer l’encre de mon imprimante par de l’eau bénite !

         Cet article fait suite à un autre, ou des agriculteurs buxinois, appelaient ni plus ni moins à la « suppression des associations de protection de la nature… ». Celles-ci risquaient d’affamer la planète avec leurs idées écologistes ! Et puis les saintes prescriptions de Mr Carrion seront sûrement entendues par les paysans locaux, qui nous ont lancé, lors d’une réunion, cette phrase pleine de gentillesse…. de compréhension… d’aménité: « Les écolos, on en voit partout ! Y en a plein le cul !.... ». Je ne saurais changer une lettre à ce cri du coeur qui reflète si bien la « sérénité», la « cohérence », le « respect mutuel », le « dialogue »…etc… Toutes vertus qui figurent, comme vous pourrez le constater, dans le texte du journal que je cite intégralement.

         J’aimerais rappeler à tous les agriculteurs qui critiquent les associations pour la défense de l’environnement, qu’ils ont peut être la mémoire courte. N’ont-ils pas participé à certaines d’entre elles quand il a été question d’une carrière sur la commune de Viry ? Il me semble que certains agriculteurs ont été partie prenante contre les nuisances crées par le passage des camions. Alors ces maudites associations ne seraient elles les bienvenues que quand elles défendent les agriculteurs ? Ou est ce que je me trompe ?

 

         Ce qui est entre guillemets est l’article du journal, sans y modifier une virgule. Je mets entre parenthèses ce qui est mon opinion personnelle. Je cite :

 

« ELEVAGES PORCINS : UN TSUNAMI ? LA FDSEA APPELLE LES DETRACTEURS DES ELEVEURS DE  PORCS A LA RAISON.

 

« Sans cesse confrontés à des affirmations inexactes de la part de ceux qui dénoncent un soit disant « encochonnement » du département, Mr Pascal Carrion, président de la section porcine de la FDSEA, entend rétablir la vérité sur l’élevage porcin en Saône et Loire et en appelle à la raison.

« Voilà plusieurs mois que, au nom de l’opposition à des projets de modernisation ou de développement de leur élevage, plusieurs familles  d’éleveurs de porcs ont régulièrement fait l’objet d’attaques par voie de presse.

(Une attaque avec un journal, on s’en remet même si ça fait mal. Rien à voir avec les attaques qui ont mené un jeune agriculteur qui voulait reprendre des terres dans le Massif Central, pour les passer en bio et produire des fromages de chèvres, à fuir l’endroit où il voulait s’installer après que son troupeau de chèvres ait été saisi d’une folie suicidaire qui les a fait s’égorger les unes les autres jusqu’à la dernière ! Car c’est bien la seule explication, (raisonnable ?) qu’on puisse donner pour expliquer l’égorgement de tout un troupeau…. On ne saurait imaginer qu’il pourrait s’agir de jalousie.)

« Ces attaques injustifiées ( ?), engendrent des suspicions. Il serait bon de revenir à plus de sérénité et de cohérence. (Chiche !). Et parce que le dialogue ne peut se faire que dans le respect mutuel, les éleveurs de porcs, comme ils l’ont toujours fait, (Ah bon ?) refusent d’entrer dans le jeu des attaques, des insinuations (quelle horrible chose, l’insinuation !). Ils entendent s’en tenir aux faits et aux seuls faits.

« Président de la section porcine de la FDSEA, Pascal Carrion, tient en premier lieu à apporter le plein et entier soutien de la profession aux familles concernées. (Moi aussi. Je trouve indigne qu’on s’attaque aux gens. Mais il faut s’entendre sur le mot. La critique est elle une attaque ?)

 

ANCRES DA NS LEUR TERRITOIRE

 

« Ces professionnels, dit il, ne sont en rien des pollueurs assoiffés de gains financiers prêts à tout pour s’enrichir…y compris à s’asseoir sur le respect de l’environnement dans lequel ils vivent au quotidien et donc sur le respect de leurs propres voisins et de leur propre famille.

(Quand on se promène dans nos vertes campagnes un jour où l’on a répandu le lisier, chacun peut constater s’il n’a pas le nez bouché, que l’air est sain, vif, et que s’emplir les poumons est une partie de plaisir)

« Bien au contraire, ce sont des responsables d’entreprises ancrés dans leur territoire, attachés à son développement harmonieux et soucieux d’y maintenir l’emploi.

(Quand les agriculteurs étaient encore des « paysans » (quel beau nom que celui là ! « entrepreneur » pour un paysan, c’est l’équivalent de la « technicienne de surface » pour la femme de ménage ou de « l’hôtesse de caisse » pour la caissière de grand magasin. Un pansement que l’on met pour cacher une blessure ou une réalité que l’on n’aime pas)

« En moyenne, un éleveur de porcs, ce n’est ni plus ni moins que 5 à 6 emplois directs ou indirects. En cette période de difficultés économiques et alors que l’emploi découlant directement ou indirectement des activités agricoles représente la bagatelle de 17% de l’emploi en Saône et Loire, le maintien et le développement des élevages devrait légitimement s’imposer comme une priorité.

(Voilà, c’est lâché ! Les écolos ne sont que des inconscients qui veulent réduire toute une région, que dis-je ! un pays au chômage. Quant au 17%, c’est un chiffre dont j’aimerais bien connaître l’origine et le genre d’emplois dont il est question. Je constate, comme tout le monde, que la majorité des épouses d’agriculteurs  travaillent à l’extérieur. Ce qui n’était pas le cas chez leurs parents. Les parents des « agriculteurs » actuels étaient bien plus nombreux à travailler la terre que maintenant. Les « paysans » de cette époque ne connaissaient pas la mécanisation, il fallait donc beaucoup plus de bras. Alors si on veut parler du chômage, on pourrait dire que les agriculteurs ont eux même supprimé les emplois à coup de tracteurs, mois-batt’ et autres broyeurs)

« Bien évidemment, on ne peut pas faire n’importe quoi au nom de la sauvegarde de l’emploi. (Si c’est vous qui le dites ! Pour une fois, nous sommes d’accord). Et Daniel Carrion est bien d’accord (Tant mieux !). Personne chez les éleveurs de porcs du département n’ jamais fait n’importe quoi, ni demandé de pouvoir faire n’importe quoi. (Encore heureux ! Quoique…. )

 

AH, L’ENCOCHONNEMENT !!!!

 

« L’encochonnement… Cette belle expression employée par les détracteurs des éleveurs, donne le sentiment à la population que le département va bientôt être submergé par une immense vague de porcs (de porcs, non, mais un tsunami de lisier, si ça continue, il y a des chances !) C’est tout le contraire, rectifie Pascal Carrion. La production porcine est en perte de vitesse dans le département. Il est bon de se rappeler que la S et L, était il y a de cela 50 ans, parmi les trois plus importants départements en matière porcine. »

(Alors là, cette parole bénie tombant du ciel apporte de l’eau au moulin des écolos et autres « agri-bios » ! Comme ça vous reconnaissez qu’il n’y a pas besoin d’énormes goulags à bestiaux pour produire des porcs ! Puisque quand ils n’existaient pas, on était dans le peloton de tête des départements producteurs. La S et L, sans « cochonneries » industrielles, avait un rang plus élevé que maintenant. Ca, vous faites bien de le dire ! Et cela devrait vous faire réfléchir ! Non ? C’est bien dommage. Vous avez déjà raté la production de porcs fermiers de plein air il y a 20 ans, que tout le monde recherche quel que soit le prix. Et celui là, on va le chercher en Auvergne, pas en Charolais)

« Aujourd’hui, elle compte près d’une centaine de producteurs, dont seulement une vingtaine dépendent du règlement sur les installations classées,(20 installations classées à  450 bestioles, ça va quand même chercher dans les 9000 têtes de bétail, sans compter les non classées) dont le seuil pour les demandes d’autorisation est fixé à 450 équivalents porcs charcutiers.

(450 « équivalents porcs charcutiers », ça veut dire quoi ? Combien de « têtes » cela fait-il ? Et je précise « exactement », car avec les équivalents on ne sait pas où on met les pieds. Est-ce qu’on compte les mères comme « équivalents porcs charcutiers » ou non, puisqu’elles ne sont pas vendues théoriquement pour finir en pâté croûte? Est-ce qu’on compte les déjections totales, le lisier de tout le monde, adultes et cochonnets ? Parce que mère ou petit, charcutier ou pas, ça mange, ça urine, ça défèque et il faut bien en tenir compte. Parce que si je compte bien, une truie pouvant avoir 8 ou 10 petits puisqu’elle a douze mamelles si ma mémoire est bonne et qu’il doit bien y avoir des pertes, cela fait 450 mères ayant chacune 10 petits, ça va nous chercher aux environs de 4500 petits, plus 450 mères par élevage et par portée. Combien de portées par an ? Il est très possible que mon compte soit erroné, parce que avec les « équivalents », on ne sait pas sur quoi se baser quand on n’est pas rompue à la comptabilité cochonnière. Si je me suis plantée, expliquez moi donc, comment vous comptez, ça rendra service à tout le monde et ça éclairera des lanternes qui ne demandent qu’à être allumées)

« En 10 ans, la filière départementale a perdu la moitié de ses producteurs, et ce ne sont plus aujourd’hui que 80 000 porcs charcutiers qui sont annuellement produits en S et L. (Comme m’a dit un jour un conseiller général très local « il faut bien que nous ayons des porcs pour produire du jambon persillé !») Dans le même temps, le nombre de truies reproductrices a lui aussi chuté, passant de 5000 à un chiffre compris entre 4000 et 4500.

(Pourquoi tant d’abandons ? Est-ce que ce n’est pas une activité rentable ? Je me souviens des manifestations en Bretagne entre autre, contre la chute des prix constante, tirés vers le bas par les grands distributeurs et maintenant, par les magasins discount. Les tracteurs dans les rues, les tas de fumier devant les préfectures, les banderoles et les feux de pneus ! C’est vrai que du porc découpé, en barquettes à 1,5€le kg, vous ne devez pas vous faire bezef à la production. Alors, pourquoi vous entêter et continuer à produire autant de porcs s’ils ne se vendent pas ? Pourquoi ne pas viser la qualité ?  Elle se vend, la qualité ! Et ça fait des emplois)

« On est très loin de « l’encochonnement » et de la « bretanisation » dont ne cessent de parler certaines associations (allons, cher monsieur, un peu de courage ! Quelles associations ? Des noms !…des noms !… Qu’elles aient au moins la possibilité de se défendre) et qui laisseraient présager que le production progresse rapidement et gagnerait à terme les coins les plus perdus et les plus isolés du département. Mais cette terminologie qui séduit continue d’être agitée à tour de bras par quelques personnes (Qui ?) pourtant conscientes de ces chiffres et de la réalité. (Quelle réalité, la vôtre avec votre paradis cochonnier, ou la mienne avec ma détestation pour les effluents parfumés qui s’installent un peu partout ?) La Bretagne, c’est entre 300 à 450 porcs au km/carré,( et c’est devenu invivable. Allez donc y faire une balade en vélo) contre un peu moins de 12 dans notre département. Des chiffres qui conduisent la S et L, au regard de sa population,  à ne plus être autosuffisante qu’à hauteur seulement de 10% de sa consommation. Dans ce contexte et au regard de ces données, peut on décemment agiter le drapeau ? (bien sûr ! Chers amis écolos, agitons, agitons !) On en doute raisonnablement.

(Parlons de la Bretagne : des côtes envahies par les algues vertes dues aux nitrates, des coquillages immangeables, des porcheries qui ont complètement pourri les rivières, ravagé les sols, et amené des pénuries en eau potable. Sans parler de la dépollution de l’eau, et ce n’est pas rien sur la facture, payée par les consommateurs. Si c’est ça que vous voulez pour notre département, je crains qu’on ne vous laisse pas faire et que la majorité des gens n’ait pas envie d’un tel programme. La Terre appartient non seulement à ceux qui en vivent par leur travail, mais aussi à ceux qui y habitent, ruraux ou non. C’est un concept pas encore intégré par nombre de paysans. Pardon, les paysans le savaient ! Les agriculteurs, je n’en suis pas sûre !. Nous avons une image « touristiquement » bonne. Vous irez ensuite vendre le pays charolais, patrie de la viande de première qualité en slalomant au milieu de prés tartinés au lisier de cochon, dans une odeur pestilentielle. Bon courage pour ouvrir des chambres d’hôtes. Quant à la production de porcs déficitaire par rapport à la consommation, je n’ai pas encore vu de pénurie de côtelettes).

 

TRANSPARENTS

 

« Pascal Carrion reconnaît pourtant que les crises ont conduit les éleveurs à se spécialiser (un bon paysan ne met jamais tous ses oeufs dans le même panier ! Si le panier casse, tout est foutu), ce qui va de pair avec des investissements de plus en plus lourds, des installations de plus en plus importantes. Mais dit il, les éleveurs ont toujours joué la carte de la transparence en ouvrant si besoin était leurs portes.

(J’ai vu sur Arte une émission sur les porcheries, entièrement tournée en Europe. Pas un seul éleveur de porcs français ayant accepté de laisser pénétrer les caméras de TV dans ses porcheries ! Monsieur Carrion aurait du poser sa candidature, il y aurait au moins eu une exploitation française pour montrer comment on coupe à vif, la queue des porcelets, comment on leur lime les dents et comme on les castre ! Car les porcs sont des animaux fouisseurs, qui passent leur temps le nez collé dans la vase. Comme c’est impossible dans une porcherie moderne, au lieu d’adapter les élevages au porc en lui laissant assez de la place pour fouiner, on a adapté le porc aux porcheries en le privant de ses dents. Quand viendront les lois européennes sur l’écoconditionnalité, tous ces élevages seront hors normes, et dans moins de cinq ans ! D’ailleurs la photo qui illustre l’article montre bien le nombre d’animaux aux m2. C’est pas glorieux !)

«  Ainsi il est intéressant de constater que c’est là où il y a peu d’élevages porcins que l’opposition est la plus vive. Ailleurs ceux qui vivent à proximité d’un élevage savent que ce n’est nullement insupportable.

(Et ben si, C’EST INSUPPORTABLE ! Ou alors il faut avoir perdu l’odorat. Et tous ceux qui n’en n’ont pas à portée de nez ne tiennent pas à faire l’expérience)

« Et pour cause, les ateliers sont aujourd’hui soumis à des réglementations particulièrement strictes, pour ne pas dire draconiennes, tant en ce qui concerne leur implantation que pour la gestion et l’épandage des lisiers : des études géopédologiques pointues sont, par exemple, conduites à cette occasion. Et puis, il faut rappeler que cette fertilisation se substitue pour le coup à une fertilisation chimique un peu moins écologique. Le lisier est un amendement à haute valeur agronomique, quoi qu’en pensent ceux là même qui demandent à l’agriculture de gérer leurs problèmes de boues urbaines. (les citadins ? alors nommez les que diable !)

(Je ne parlerai pas de la réglementation, je ne suis pas assez compétente dans ce domaine, mais je sais que ça marche parfois à coups de dérogations et autres arrangements. Parlons en de l’épandage ! Il est inadmissible qu’un élevage ne traite pas ses propres effluents et aille les déverser chez les voisins, voire dans le village d’à côté parce qu’il ne sait pas où mettre ses tonnes de lisiers. Le lisier est un engrais gavé de métaux lourds, nitrates, antibiotiques et diverses substances mal identifiées. Dans les élevages de porcs de plein air, les lisiers sont dilués sur la surface dévolue à l’élevage des porcs. Ce qui n’est pas le cas de la majorité des élevages hors sol. Quant aux boues urbaines, ce ne devrait pas être à l’agriculture de s’en charger.)

 

LA FRANCE SOUS BULLE ?

 

« La section porcine de la FDSEA estime que l’opposition aux projets de porcherie pose en fait une réelle question de société. (Tout à fait d’accord : ne devrait on pas changer de système d’élevage ?) Faut il mieux faire venir de la viande de porcs de Bretagne, et du Brésil demain, sans se soucier de l’impact de ce comportement sur l’environnement ou acheter local avec des garanties de traçabilité, une alimentation à base de céréales locales,  avec une certitude quant au respect de l’environnement ? Et une viande qui arrive de Bretagne, de Hollande, du Danemark ou d’Espagne présente à coup sûr un bilan carbone nettement défavorable.

(C’est bien le problème, l’environnement n’y trouve pas son compte. Les gens ne veulent plus vivre dans les alentours des porcheries, ils voient assez ce que cela cause comme nuisances. Quant à aller s’approvisionner ailleurs, pourquoi être systématiquement opposé à des élevages en plein air qui eux créeraient des emplois ? Dans les années 50-60, celles où selon vous la S et L était dans le peloton de tête, les élevages de porcs étaient éparpillés sur une grande surface, ils ne faisaient pratiquement pas de lisiers. Aller chercher de la viande ailleurs n’est pas inéluctable, il faut peut être seulement regarder les choses autrement : plus de petits élevages mieux répartis, moins de porcheries concentrationnaires, plus de place, moins de maladies et d’antibiotiques. Quant aux céréales, il est certain que si les éleveurs les semaient eux-mêmes il n’y aurait aucun frais de transport! Et les porcs étant omnivores, ils dégustent aussi bien les fanes de carottes que des restes de viande. Le temps n’est pas si loin ou les Arts de Cluny vendaient aux paysans les restes des repas de l’école. Les porcs se régalaient, et la viande était excellente)

« Plus que jamais les consommateurs doivent être cohérents : leurs emplois dépendent en grande partie de leur consommation.

(Tout à fait d’accord ! Mais tous les agriculteurs qui me disent acheter de la viande en grand magasin parce qu’elle est moins chère que chez le boucher ne se rendent ils pas compte qu’ils scient la branche sur laquelle ils sont assis ?).

« Et pour maintenir une économie ancrée aux territoires, il est important que tout développement économique, qu’il soit ou non agricole,  se fasse harmonieusement.

« Comment ne pas admettre que toute activité humaine de quelque ordre qu’elle soit, peut potentiellement amener des nuisances ou quelques contraintes ?

(Quelques contraintes, on veut bien, des nuisances supportables, à la rigueur. Mais vivre avec des lisiers dans son environnement, ça reste quand même un très gros problème, ça pue à trois km. Et les agriculteurs accepteraient ils de planter des haies autour des élevages pour absorber les ruissellements et diminuer l’impact sur l’environnement ? Parions que non ! Nuisances et contraintes, pour qu’elles soient acceptées ne doivent pas fonctionner à sens unique. )

« Comment ne pas s’interroger sur le niveau excessif de certains mécanismes protecteurs qui aboutissent à bloquer tout projet de développement économique ?

(Au contraire ! Les grandes exploitations ne sont pas créatrices, ou très peu, d’emplois locaux. Une exploitation de 150ha, entièrement mécanisée, génère un emploi, celui du chef d’exploitation, là ou jadis il y en aurait eu au moins 7 ou 8.  Et l’épouse est obligée de travailler en ville. Alors, où est le progrès ?)

« Faudrait il se mettre sous bulle et manger des produits importés, (ça m’étonnerait ! On n’a pas encore vu qu’en Charolais on ne pouvait pas cultiver de quoi se nourrir) s’habiller de vêtements étrangers (ça c’est déjà fait !), le tout produit on ne sait comment (si on sait ! par des gens payés au lance-pierres au Bengladesh ou en Inde. Un nouvel esclavage qui n’ose pas dire son nom, que nous cautionnons chaque fois que nous achetons une paire de basket à 10€ en provenance d’Asie), avec des litres de pétrole pour apporter tout cela chez nous au milieu d’une campagne vierge de toute activité humaine. (Et les camions qui roulent comme des fous pour livrer les aliments pour les élevages, ça n’en utilise pas du pétrole ?) Bien évidemment, non. Les éleveurs ne le veulent ni pour eux-mêmes, ni pour leurs détracteurs inconscients qui seraient tôt ou tard condamnés à aller vivre ailleurs, là ou il y a du travail. »

Fin de l’article

 

Alors que d’inconscients ! Ils sont de plus en plus nombreux qui ne veulent plus de légumes gavés d’engrais, de pesticides, d’herbicides et autres produits mortifères, de viande élevée aux antibiotiques, de pain enrichi au gluten…. Et je suis certaine, cher Monsieur que vous le savez, mais que comme c’est contraire à ce que vous avez appris à l’école, à tout ce qu’on vous serine en boucle depuis des dizaines d’années, vous ne pouvez l’admettre. Les temps changent, les humains ne se nourrissent plus de la même façon, on mange moins de viande de porc et de bœuf, de plus en plus de mouton ou de volailles. C’est la fin d’un cycle, et qu’on le veuille ou non, on est en plein dedans. Il y eu l’industrialisation du XIXème siècle, l’économie internet, on va vers un nouveau type de consommation. Je ne saurais dire lequel exactement, je ne suis pas expert, mais à regarder ce qui se passe partout dans le monde, on est obligés d’en prendre conscience.

Je suis allée voir « Nos enfants nous accuseront », le film (confidentiel mais passionnant) de Jean Paul Jaud sur la ville de Barjac dans les Cévennes. Dans la salle, je n’ai vu aucun agriculteur. Pas un ne s’est déplacé, ne serait ce que par curiosité. Plusieurs chose m’ont frappées : l’interview d’une épouse d’agriculteur à qui le médecin a interdit de toucher aux produits phytosanitaires, quels qu’ils soient à cause du risque de stérilité ! Cela ne vous fait pas réfléchir ? Quant à son mari, chaque fois qu’il applique ses 27 traitements, minimum, sur ses arbres fruitiers, il saigne du nez pendant trois jours, malgré sa tenue de cosmonaute. Le voisin, c’est autre chose : il n’urine plus pendant 8 jours.  Sans compter les cas de cancer de la prostate qui sont largement plus importants chez les agriculteurs que dans les autres populations. Trouvez vous cela vraiment normal ? Moi, non.

Voyez vous cher Monsieur, il y a au moins une chose sur laquelle nous nous retrouvons : nous aimons cette région. Vous à votre façon, moi à la mienne.  Et je crois qu’il nous faudra beaucoup de temps pour nous comprendre parce que nous ne regardons pas les hommes, les événements, les choses, la terre par le même bout de la lorgnette. Pendant les années 50-60, il a fallu nourrir les populations, et les paysans l’ont fait. Puis la machine s’est emballée, les produits phytosanitaires ont pullulé faisant les beaux jours de l’agrochimie, sur le dos des paysans.

Notre civilisation est en pleine crise, mais je crois qu’il reste un espoir d’en sortir. C’est comme les banques actuellement : il n’est pas pensable de s’en priver, mais il faut les encadrer pour les ramener à leur vraie mission. L’agriculture, on ne peut s’en passer, mais il faudrait aussi l’encadrer parce que je pense qu’elle aussi est allée bien trop loin. Il faut préserver le monde paysan, mais je ne crois pas que c’est en bâtissant des « cochonneries » qu’on y arrivera.

 

 

Par monique de lavesvres
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Dimanche 8 mars 2009

    2009 03 08, le 15, la santé au bout du fil
     Voici ma dernière aventure avec le 15, numéro bien connu des urgences que j'ai dans le collimateur depuis déjà pas mal de temps.

     L'un de mes amis, veuf depuis 4 ans, vit seul au village. Nous nous voyons souvent, et comme il est en retraite, il fait parfois du "mamy-sitting" auprès de ma  maman si on s'absente quelques jours. Nous nous connaissons depuis toujours, nous avons passé une partie de notre enfance ensemble et il fait partie de la famille. Depuis le décès de son épouse, sa santé est fragile, et il porte deux "stents" car il est cardiaque.

    Samedi matin, il m'appelle sur le coup des 9h:
"Je ne me sens pas bien, je ne sais pas ce que j'ai. Je devais partir à Macon, je n'ose pas prendre la route"
"T'inquiète pas j'arrive. Reste tranquille.... 10 minutes, le temps de m'habiller."

    Je saute dans mes vêtements, emprunte la trinitrine de mon époux qui en a toujours un spray en rab, ajoute le petit tensiomètre et je file avec ma petite auto.

    A mon arrivée, il est pâle, gris plutôt, inquiet, angoissé. Il n'a mal nulle part, mais "comme une main qui appuie sur sa poitrine et comme si on le tenait par le bras. Et il, a froid sur le bras gauche". Je prends sa tension, il a environ 13/8. (Je ne suis pas médecin, mais j'ai l'habitude de prendre ma mère en charge quand elle fait des crises d'angoisse, et j'essaie d'appliquer ce que le médecin m'a appris. Elle est sujette à ces crises depuis le décès de mon papa, et il m'a fallu apprendre à la faire respirer et respirer avec elle, mettre de la musique douce, allumer une veilleuse, prendre son médicament et attendre qu'elle se sente mieux pour se rendormir. Au début, cela se produisait plusieurs fois par mois, parfois plusieurs fois la même semaine. C'est très angoissant pour la personne qui le vit et pour celle qui est présente et ne sait pas toujours quoi faire) Dans le cas présent, par mesure de précaution, j'appelle le 15.

    Toujours la même petite musique et les mêmes phrases: "Vous avez appelé le SAMU, nous allons répondre à votre appel....ti-ti-ti. Vous avez appelé le SAMU.......etc, etc... Puis in english. Rien ne nous sera épargné! On a même doit à un avertissement: "...cette conversation sera enregistrée". Très bien. On ne sait jamais, ça peut toujours servir. Pour eux, comme pour nous. Du moins j'espère que ça fonctionne dans les deux sens!

    Il est allongé sur son lit, pas vraiment mal, mais vraiment pas brillant. Il a fait son sac et préparé ses affaires. Le téléphone à l'oreille, je commence à trouver le temps long. Enfin, une voix féminine me demande son pedigree: adresse complète en détail, date de naissance, de quoi il souffre,.... Enfin, on me passe un "médecin régulateur". Ah, le sacro- saint médecin-régulateur, Dieu du 15 et du SAMU sans qui rien ne peut se faire! J'aimerais mieux avoir à faire à un "médecin-diagnostiqueur", ça nous serait plus utile, mais il faut faire avec ce qu'on a. Celui ci a une voix très jeune. J'explique en gros, puis je lui passe mon copain. Qui réexplique la douleur qu'il ressent, le mal être qui le tient depuis 2h du matin, qu'il a deux "stents" parce qu'il est cardiaque. Tombe de diagnostic de l'extra-lucide:
"Ce n'est pas cardiaque, mais appelez votre médecin traitant. Et si ça ne va pas mieux, rappelez moi. Au revoir Monsieur"

    Le rappeler? Je veux bien. Mais qui il est? Pas de nom, pas d'identité. Et si je rappelle, sur qui je vais tomber? Tout ça est idiot et bien trop aléatoire pour être pris au sérieux.

     Commme mon pote commence à être vraiment fatigué et à en avoir marre, et moi aussi, nous appelons le médecin qui par chance, a un cabinet le samedi matin.
"D'après ce que vous me dites, il vaut mieux aller aux urgences et vous faire faire un électrocardiogramme et une prise de sang. On est samedi, c'est plus prudent".

    Il ne dit pas "Venez à mon cabinet" ou bien "Attendez moi, je viens". Non, non, il nous balance aux urgences illico presto. Alors soit il ne veut pas s'en charger, (ce qui m'étonnerait, ce n'est pas son genre) soit il a compris que ça pouvait être ennuyeux à défaut d'être réellement grave. Mais je garde ça pour moi, mon copain est déjà assez démoli comme ça, pas la peine d'en remettre une couche.

     C'est ce que je voulais faire au départ, et là, ça fait plus de 20 minutes qu'on parlemente avec l'un ou l'autre et ça ne s'améliore pas. La maison fermée, direction l'hopital de Macon. Arrivée aux urgences 45 minutes plus tard. Re-questionnaire, re-papiers, re-pedigree, re-carte vitale et x-ième interrogatoire.
"...et j'ai deux "stents" car je suis cardiaque..."

     Là, c'est le miracle! Linfirmière appelle le service et elle n'a même pas fini ses papiers qu'il est déjà parti.

    Il y a peu de personnes, un couple avec un bout de chou qui s'est fendu le front en jouant, une vieille dame qui s'est cassé la figure dans la rue en butant dans ces affreuses boules au ras du sol. Elle est partie en avant, le nez a porté, la lèvre est ouverte, elle a le menton qui saigne, mais elle me dit qu'elle n'a  pas trop mal. C'est une passante qui l'a amenée ici, elle va passer une radio du nez pour voir si elle n'a pas de fracture. Ces bon dieu de boules sur les trottoirs et autres poteaux posés n'imlporte où, ça devrait être interdit. A Charolles, il y a au moins une dizaine de personnes qui se les sont payées. Dont notre femme de ménage qui s'est offert une fracture de la rotule, quatre mois de vacances et un mois de rééducation. Ca fait cher la boule! Et pas une qui se retourne contre les maires des villes qui installent ces saletés de boules en granit. Un monsieur attend son épouse, une dame qui attend quelqu'un et qui se lève toutes les 5 minutes pour voir où ça en est. Et moi. Une heure et demie plus tard on vient me chercher pour m'emmener dans la salle ou mon copain est branché de partout avec des ventouses sur le torse, une perfusion dans un bras, des appareils qui font bip-bip sans interruption. Parfois, ça couine. Bref, il est en cours d'examen. Après m'avoir demandé qui j'étais et quel lien de parenté nous avons, on nous laisse pour discuter. Il semble mieux, il a repris des couleurs et n'a plus mal.

    (Petite digression à propos du lien de parenté. Je l'ai accompagné une fois pour une coloscopie, examen banal mais qui interdit de conduire. Et le taxi, c'est quand même pas donné, ça fait quand même 40 bornes! On me demanda notre lien de parenté: "aucun, c'est un ami". Mal m'en a pris! Une fois rentré à l'hopital, plus moyen de savoir comment il allait, si tout s'était bien passé, à quelle heure je pourrais le ramener chez lui... Pas de réponse à mes questions, je n'étais pas "de la famille". Comme il n'en n'a plus sur place, on a rusé. Depuis cette mésaventure, nous nous sommes mis d'accord, il est "mon frère adoptif". Allez donc vérifier! Ils ont une réponse, c'est tout ce qu'il leur faut pour leurs paperasses. On en est là)

     Après quelques minutes, arrive le médecin  de garde:
"Vous avez de l'angine de poitrine. Vous allez mieux, mais vous restez en observation au moins jusqu'à lundi, car on va continuer les examens. Vous avez eu beaucoup de chance, cette affection doit être prise en charge rapidement, dans les 4 heures". Il est resté seul de 2h dumatin à 9h! Il aurait pu y rester. Sans parler du temps perdu avec les coups de fil à droite et à gauche.

    Il est dimanche soir, 21h, il est toujours à l'hopital et doit sortir demain pour aller voir son cardiologue et mettre un traitement au point.

    Alors je repense au médecin- régulateur du 15: "C'est pas cardiaque!...". Si on avait attendu, si on avait encore traîné, Dieu sait comment ça se serait terminé!

     C'est la deuxième fois de ma vie que je suis confrontée à ce genre de situation. La première fois, c'était mon mari. Il a fait un infarctus, j'ai dû l'emmener chez le médecin à 15km. Nous avons eu beaucoup de chance car il s'est montré très efficace en faisant un électrocardiogramme et en prévenant l'hopital le plus proche, à 20km. Quant à l'ambulance, elle est venue de Digoin, presque 40km! J'ai trouvé le temps très.... très long. Et l'hélicoptère qui n'arrivait pas pour l'emmener à Dijon. Il a fallu faire une trombolyse dans un hopital pas prévu pour ça. Le cardiologue avait une trouille bleue, il nous l'a avoué après. La trombolyse est dangereuse, il y a un énorme risque d'hémorragie. Mais tout s'est bien terminé parce que mon mari est sportif, et qu'il est "tombé malade en bonne santé". J'espère ne jamais avoir à refaire ce genre de truc, je ne suis vraiment pas faite pour ça.

    Voilà comment sont traités les malades dans les campagnes. Alors, la prochaine fois que j'ai un coup comme ça, je peux vous assurer que je n'attendrai pas l'avis du 15 et d'un hypothétique médecin. Soit j'appelle les pompiers, soit je mets la personne dans ma voiture, et à la grâce de Dieu! On n'a pas d'autre choix que de prendre des risques. A notre époque, je trouve ça "la-men-table!". Et les diagnostics du 15, je ne vous dirai pas ou ils peuvent se les mettre avec leurs techniques modernes pour "désengorger les urgences", mais je suis sûre que vous aurez une idée! S'il y avait un médecin de garde, celui ci aurait sûrement diagnostiqué cette affection et pris les mesures nécessaires pour les soins. Car donner un diagnostic au téléphone à une personne qu'on ne voit pas et qu'on ne connait pas, c'est mission impossible. Il faudra le rabâcher encore et toujours jusqu'à ce que nos dirigeants se rendent compte que c'est impossible. Sauf à considérer qu'une certaine perte de patients est acceptable.  On n'a pas d'autre choix que d'y aller en se disant qu'en arrivant, si le malade est vraiment à l'atrticle de la mort, les médecins des urgences ne le laisseront pas mourir dans les couloirs. Cela ferait désordre...

    Alors, bonne santé, et je vous souhaite de n'avoir jamais besoin de ce service, il n'est pas fiable du tout. Et le printemps est là, nous avons eu un vrai temps de mars, avec superbes éclaircies et giboulées... Bonne semaine...

Par monique de lavesvres
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Samedi 7 mars 2009

2009 03 07, olé...toréro!    
J'ai entendu il y a un ou deux jours, une information qui m'a stupéfiée: un quotidien "pour enfants" consacrait l'un de ses articles à Miguelito, ce gamin de dix ans qu'on met sur un piedestal parce qu'il occit des taureaux avec une épée comme qui rigole. Je crois que son record est de 6 dans l'après midi.... Lamentable et sans commentaires.

     L'editorialiste de France Inter qui parlait de cet article était très choqué de voir un tel sujet dans un journal destiné aux enfants. Et bien, il n'y a pas que lui! Comme c'est toujours au petit déjeuner que j'apprends ce genre de nouvelles, à chaque fois je manque de m'étouffer en avalant ma tartine de travers.

    Déjà que je trouve cette mise en scène de la mort d'un animal, être vivant pas si éloigné de nous pauvres humains, complètement ringarde, dépassée, de mauvais goût, moche, horrible, affreuse, ignoble, conne, débile.... Je pourrais aligner une page complète d'adjectifs pour dire à quel point ceci me dégoûte et m'écoeure.

    Je vous entends déjà, vous amis du sud-ouest, protester haut et fort pour défendre cette "tradition" de votre région. Et bien, si vous n'avez que ça comme tradition, ce n'est pas fort!.... Vous devriez chercher un peu. Peut être que vous trouveriez sûrement moins stupide. Quoique!!!  D'autant plus que cette soit disant tradition ne vient pas de chez vous, mais d'Andalousie. Qu'elle soit parvenue au sud-ouest petit à petit, je veux bien. Mais ce ne fut pas une tradition continue. Elle l'est devenue par miracle et par magie quand on s'est rendus compte que c'était avant tout très lucratif pour les organisateurs de fêtes. C'est le bon filon pour ce faire du fric, et ça justifie n'importe quoi. On avait bien envisagé fut un temps le "lancer de nains". Dieu merci, quelques personnes responsables ont trouvé ce jeu débile et l'ont interdit. Et ne venez pas encore me ressortir les mêmes antiennes éculées dont on rebat les oreilles de ceux qui n'apprécient pas cette "distraction": il vaut mieux s'occuper des hommes que des animaux...  il faut du courage pour mettre sa vie en jeu... et la boxe alors?... etc....etc. Je les ai toutes entendues, et aucune ne tient la route. Et si un torero se fait ratatiner par un taureau, ne comptez pas sur moi pour verser une larme. Il n'avait qu'à pas y aller.

    J'ai passé de nombreuses vacances et fait nombre de voyages dans cette région que j'aime beaucoup, et j'y ai vu un sport spectaculaire qui demande des capacités acrobatiques et sportives largement aussi valables que celle de vos matadors et autres toreros à la con: c'est la course landaise. Pour ceux qui ne connaissent pas ce sport, il s'agit de se mettre face à une vachette landaise, de la faire charger dans votre direction et de sauter par dessus entre les cornes, en faisant des figures acrobatiques, telles que saut perrilleux et autres sauts encore plus compliqués. Il faut de l'adresse, de l'élégance, de la souplesse, de l'énergie, du courage aussi et un très long entraînement. Et dans toute cette histoire, qui s'amuse la plus? C'est la vache! Sa prestation terminée, elle revient dans sa prairie jusqu'à la semaine suivante.

    En Camargue, j'ai eu l'occasion de visiter de nombreuses "manades" dans lesquelles on pratique la "course à la cocarde". Il s'agit d'arracher une cocarde fixée en haut de la queue d'une vachette ou d'un taureau, ou entre les cornes. Et bien là aussi, c'est du sport. Il faut courir vite, parfois très vite car si les taureaux peuvent vous faire sauter en l'air d'un coup de tête dans les fesses, ils ne s'en privent pas. On m'a envoyé une vidéo dans laquelle une vachette, assez petite mais avec un sens de l'humour dont je ne croyais pas ces animaux capables, déculottait franchement un mec qui avait voulu faire le malin en lui cassant les sabots. Après avoir été roulé, piétiné, il finit le cul à l'air, sans même un slip qui resta accroché à une corne de la vachette! Je me régale à regarder ce passage. Voir le mec, les fesses à l'air et les mains sur ses bijoux de famille sortant de l'arène sous les rires du public, cela me venge de tous ces taureaux morts. Il leur arrive aussi de sauter par dessus les barrières qui font presque deux mètres de haut. Par bonheur, les spectateurs sont séparés de l'arène par un corral soigneusement fermé. Parce que je peux vous assurer qu'un taureau qui participe à une course à la cocarde, c'est 4 ou 500kg lancés à pleine puissance. Il connaît les esquives, les reculades et se fait un réel plaisir à les déjouer. C'est un "pro" qui peut vous en remontrer en adresse, ruse et coups de sabots...en vache.

    Mais voir ces pantins le cul serré dans des caleçons ridicules affublés d'un chapeau de gendarme à la con planter des banderilles, décorées avec des petits zizis pour faire plus beau, dans le cou d'un animal pour l'épuiser, et qu'il perde son sang jusqu'à ce que mort s'en suive! C'est dégoûtant.... Bien sûr, on me dira: couleurs, musique, chevaux andalous caparaçonnés de cuir de Tolède, andalouses (à l'oeil de velours l'andalouse. Toujours) aux longues robes de flamenco....etc et j'en passe. Tout ce folklore débile est démodé. Et que faut il avoir comme insensibilité pour se régaler de cette boucherie. Cabrel en a fait une chanson magnifique, véritable plaidoyer contre ce soit disant spectacle. 

    Je tiens à préciser que j'aime l'Andalousie, qu'une partie des souvenirs qui me sont chers sont à Grenade, à l'Albaïcin, au Sacromonte et le long du Genil. Pour moi, c'est la plus belle ville de toute l'Espagne. Je n'en veux pas aux andalous, mais pour les connaître assez bien, certains ne foutent jamais les pieds dans une arène. Ils préfèrent une soirée sympa entre amis dans les petits bistros à "sevillanne", buvant un Jerès sec comme le sol de ce pays et tapant dans les mains au son des guitares et des claquements de talons des danseurs de flamenco.

    Déjà, pour des adultes, je trouve que c'est plus que limite! Mais qu'un journaliste ait assez peu de jugeotte et soit assez crétin pour mettre ça dans un journal destiné à des gamins déjà assez cruels de nature, je ne comprends pas. Les enfants n'ont pas toujours conscience de leur cruauté, et leur présenter ce spectacle de mort, c'est indécent et scandaleux. Qu'un mouflet fasciné par la mort soit encouragé dans cette tuerie par papa, ça prouve déjà qu'il y a chez les deux quelque chose qui ne tourne pas rond. Emmener un enfant voir "ça", c'est stupide. Et lui faire faire ce métier, ça me dépasse! Qu'un gamin, à l'aube de sa vie quand il a tout à découvrir, n'ait pas d'autre ambition ni d'autre loisir que de tuer des animaux qui ne lui ont rien fait, simplement comme ça, pour s'amuser et gagner du fric, je ne comprends pas, je ne peux même pas imaginer que ça puisse exister.

    Et j'aurais trouvé un tel article dans le journal destiné aux enfants, je vous assure bien que j'aurais porté plainte. Car moi enfant, j'ai des souvenirs très précis des assassinats de lapins chez ma grand-mère dont je ne me suis jamais remise. Cinquante ans après, j'en ai encore des frémissements d'horreur et des nausées rien que d'y penser. Et si je vois un lapin tué dans une boucherie, c'est plus fort que moi, je ressors. Il n'y en a jamais à la maison, et la viande est présente sur notre table une fois par semaine. Et chaque fois que je peux éviter d'en manger, je le fais avec le plus grand plaisir. Le cri de la carotte qu'on arrache de son terreau natal ne m'a jamais troublée...

    Je ne connais pas ce journaliste, ni la rédaction de ce torchon, mais si j'avais quelque puissance en ce domaine, je virerais tous ces dangers publics avec perte et fracas. Et sans le moindre sou, pour cruauté. Peut être y a t il parmis ces enfants des gamins comme moi qui n'ont aucun goût pour la souffrance des êtres vivants, et qui seront à jamais traumatisés par des images qui les choquent. Et ce traumatisme, pour le vivre au quotidien depuis mon enfance, je peux vous assurer qu'il est dur à supporter. Peut être en rirez vous? Et bien tant pis pour vous. C'est qu'il vous manque une valeur essentielle à toute civilisation digne de ce nom: la compassion.

    Je sens que je vais avoir des commentaires peu amènes, voire carrément injurieux. Tant pis, je m'en contrefiche comme de ma première culotte. Dans ce cas, essayez de trouver des arguments un peu plus valables que ceux qu'on entend toujours des défenseurs ce cette boucherie-spectacle en plein air et que j'ai cités plus haut. Et si vous n'êtes intéressés que par ce genre de distractions, je vous plains de tout coeur. Il faut avoir le cerveau sacrément vide pour ne rien trouver de plus intéressant à faire.

    Voilà, je sais que je me suis sans doute fait beaucoup d'ennemis, mais tant pis! Il faut parfois remettre un peu les pendules à l'heure. La corrrida devrait être supprimée depuis longtemps. C'est un spectacle, si on peut utiliser ce mot pour une telle horreur, indigne et j'ai honte de savoir qu'il se pratique encore dans mon pays. Il n'y a donc pas assez de cruautés, de morts, d'atrocités dans ce monde pour que vous ayez envie d'en rajouter?

     Je souhaite une très bonne nuit aux gens pacifiques qui aiment les animaux dans la nature, aux végatariens, et à tous ceux qui prennent des photos au lieu de prendre des fusils.

     Quant aux amateurs de corridas, qu'ils dorment bien ou mal, JE M'EN FOUS....!

Par monique de lavesvres
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Vendredi 6 mars 2009

    2009 03 06, in vino veritas
     Ce matin, sur France Inter, intervention d'un défenseur du vin, Mr Pit je crois. Entre parenthèse, c'est parfois très difficile de comprendre les noms des intervenants, car les journalistes ont tendance à parler très rapidement. Et face à lui et Nicols Demorand, un "prohibitionniste", médecin-addictologue à ce que j'ai cru comprendre.

    Bien sûr ces deux là sont d'avis totalement opposés, l'un défend sa bouteille, l'autre la vie sans vin.

     Bourguignonne comme je suis, je défends le vin, c'est évident. Mais quand je dis ça, cela ne veut pas dire que je me pique la ruche tous les jours. Je bois du vin à table, et au restaurant, je suis la seule à en boire, mon mari n'en buvant que le soir. Et si je dois conduire, je précise que je me passe très bien de vin, ça ne me cause aucun souci. Ce n'est ni un sacrifice, ni une privation. C'est une conscience de mes responsabilités d'avoir un volant entre les mains. Je m'en voudrais toute ma vie de causer un accident parce que j'en avais un petit coup danns le nez. Mais je bois un verre de vin à table. Et ce n'est pas pour ça que je roule dessous.

     Depuis un an environ, nous sommes passés au vin bio, il y a en cette matière de la vraie piquette, mais il y en a d'excellents. J'ai vu une analyse dont on a peu parlé: les résidus de pesticides et divers insecticides sont tellement importants dans le vin, que s'ils se retrouvaient dans l'eau du robinet, celle ci serait considée comme "non potable"! Alors, j'ai fait fonctionner le bouche à oreilles, "Les chemins de la bio" en Bourgogne (que vous pouvez vous procurer dans les chambres d'agriculture, ou s'ils ne l'ont pas, ils vous diront ou le trouver. Peut être les offices du tourisme de la région) pour trouver de bons vins. Et pour votre information le vin bio existe depuis de très nombreuses années, et l'un des plus célèbres, des plus rares, des plus chers de nos vins de Bourgogne, la romanée-conti est travaillée en bio depuis des dizaines d'années. Et le premier qui ose me dire qu'il n'est pas bon, je lui demande de m'en offrir une bouteille qu'on boira ensemble!

    Nous sommes allés voir le film de Jean Paul Jaud, que tous les écoliers devraient voir avec leurs professeurs, "Nos enfants nous accuseront". Il y a des intervious dans ce film qui donnent froid dans le dos. L'épouse du viticulteur qui explique le médecin lui a dit de ne pas toucher à ces produits parce qu'elle était une femmme et uqe ça pouvait être dangereux pour elle. Quant à son mari, il saigne du nez pendant trois jours après avoir traité ses arbres. 27 traitements quand même sur les pommes! Le voisin n'urine plus pendant huit jours après avoir traité lui aussi. Ets ils continuent! C'est ça que je trouve le plus incroyable. Quant au voisin qui amène sa tenue de cosmonaute à un agriculteur bio, pour expliquer, les larmes aux yeux et à demi-mots, que son fils est en chimoithérapie, et lui aussi. Mais le plus dur, c'est cette maman qui a perdu sa fille aux environs des 15 ans, après un cancer. Elle a appris par un courrier du médecin, qu'elle a le courage de lire devant une caméra, que sa fille est décédée suite à l'utilisation des insecticides dans la maison, car elle ne suppportait pas les moustiques. Et à la fin du film, on apprend qu'elle aussi est morte quelques temps après d'un cancer. 

     ALORS LE VIN CANCERIGENE? A CAUSE DES PESTICIDES ET AUTRES INTRANTS CHIMIQUES? POSSIBLE, ET A ETUDIER. MAIS EN BIO? JE NE LE CROIS PAS SI ON RESTE DANS DES LIMITES RAISONNABLES.

     Les années 50, quand on prenait une cuite à coup de "Kiravi" ou son semblable, sont terminées depuis longtemps. Les piquettes n'existent plus, ou presque plus. Les bons vins se trouvent facilement à tous les rayons des cavistes. (Ne vous laissez pas prendre au piège des foires au vin des grands magasins. Le vin qu'on vous fait déguster n'est pas forcément le même que celui qu'on vous vend. Vous pouvez foire une excellent effaire, ou vous planter lamentablement).

    Bien.... Mainteant que j'ai défendu ma position d'amateur de vins (sans être grand connaisseur!) je vais vous dire ce qui m'énerve: la PROHIBITION. Le vin est accablé de tous les maux, l'alcool est l'ennemi qu'il faut supprimer de la planète. Le "Lancet" vient d'annoncer que le vin est cancirégène. Alors, si ce sont les américains qui le disent.....

     En visitant des carrières de pierre, à St Restitut, on nous expliqua que les carriers qui extrayaient la pierre buvaient jusqu'à 8 litres de vin par jour! Ce fut un cri d'horreur général. Mais le degré? A peine 8° par litree de vin. ET quand on sait combien ce travail était dur, je pense quà la fin de la journée ils avaient du éliminer leur consommation de piquette.

     On parle des jeunes qui sont "addicts" à l'alcool. Tout à fait d'accord. mais achètent ils du vin? je vous fiche mon billet que non. Ils consomment ces saletés sucrées et alccolisées qui se boivent comme du petit lait, comme si c'était de l'eau. En revanche, ça vous procure une ivresse totale, la biture carabinée en moins de deux bouteilles et en moins d'une demi-heure. Là se trouve le vrai danger, et ça c'est mortel. parce que ceux qui boivent ce genre de saletés ne se contentent pas de ça. Ils ajoutent volontiers un ou deux cahets d'Extasie, un petit joint pour bien charger la mule plus un peitit coup de boisson tonique rouge pour en avoir pour son pognon. Là, ça ma révolte. Mais tout ça n'a rien à voir avec le vin. En revanche c'est bien une affaire de fric, et plus on prend les ados tôt en leur faisant boire des trucs qui semblent inoffensifs, plus ils seront esclaves de l'alcool. Car si on parle de vin avec ces jeunes, ils vous diront que le "vin , c'est ringard!". Et s'il faut lutter contre l'alcoolisme, luttons contre ces saletés. Mais quant à prendre une cuite à l'alox-corton ou au chassagne-montrachet, il faudrait avoir de sacrés moyens!

     Alors, "boire un petit coup c'est agréable...". Il est bien précisé "petit". Alors savourez un bon vin avec vos amis, prenez le temps de vivre. Vous détendre, ça aussi c'est formidable!!!! Et un excellent remède contre le cancer et les maladies cardio-vasculaires causées par le stress.

    Bonne journée à tous

Par monique de lavesvres
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Mardi 3 mars 2009

     2009 03 03, un pauvre plus un riche..
     A "C dans l'R" de la semaine dernière, Yves Calvi avait invité, entre autres, Jacques Marseille, professeur et expert bien connu qui enseigne je crois à la Sorbonne.

     Ses prises de position sont parfois surprenantes, mais là je dois dire qu'il a fait très fort. Pour manier les chiffres, chapeau bas mesdames-z-et-messieurs, il leur fait dire ce qu'il veut. Pour peu qu'il s'y mette, il vous prouverait par A+B que 2+2=6.  Si ça l'arrange. Je me suis toujours méfiée des chiffres, je ne leur fais pas confiance. Depuis ma plus tendre enfance, on se regarde en chiens de faîence....

     Le sujet: les prix. Tout le monde sait plus ou moins que tout augmente, sauf peut être quelques personnes qui vivent dans un autre monde. Tenez, rien que chez moi pour mon contrôle ECOCERT, augmentation de 54 € environ sur le prix annuel d'un contrôle en qualité biologique. De 360 à 418€, c'est quand même pas mal. Et on viendra me dire qu'on ne comprend pas pourquoi les produits bio sont plus chers que les autres!

     Mais ce n'était pas le sujet, pardonnez moi cette digression.

    Donc Jacques Marseille part d'un principe très simple, les français n'ont jamais été aussi riches! Ah..... Vous ne le saviez pas? Moi non plus. Je ne veux pas faire de misérabilisme, j'ai horreur de tout ce qui ressemble à de la pitié, et je ne me plains pas, mais je constate que certains ont plus de soucis d'argent que d'autres. Donc, Jacques Marseille est arrivé à prouver que la "moyenne" qui mesure la richesse des français n'a jamais été aussi élevée. Très bien, belle démonstration, très haute voltige financière. Mais la chose qui me chiffonne, c'est ce coup de moyenne. Je ne lui fais pas confiance non plus à la moyenne!

    J'explique sa théorie:
Prenez un millionnaire en €uros, Mr Saguélo par exemple. Plusieurs voitures, une ou deux maisons, parfois un petit chateau, un yacht à la mer et un chalet à la montagne, plusieurs comptes en banque....etc. Voire une Rolex entourée de diamants qui clignotent tout partout quand il remue ses petits bras! Il n'a besoin de rien, il n'a qu'à lever le petit doigt, et on lui apporte ce qu'il désire puisque ses désirs sont des ordres. Ses "valets" sont tellement heureux d'être si près du "seigneur" que même avant qu'il ne demande, il est déjà servi. Cet homme est riche, il peut dormir sur ses deux oreilles il n'est pas à la veille de coucher sous les ponts. C'est le premier personnage de la démonstration.

Prenez ensuite un ouvrier spécialisé d'environ 40 ANS (même si on n'en parle pas beaucoup, il existe toujours des travailleurs-travailleuses dans des usines qui fabriquent des choses dont on a besoin), Mr Tartempion, qui gagne normalement sa vie, a une épouse qui travaille et deux adolescents qui sont encore au lycée ou au collège. Que possède-t-il? Il a une voiture, parfois deux parce qu'il ne travaille pas au même endroit que son épouse et que les moyens de transport ne sont pas répandus partout. Ses enfants font du sport, sortent un peu avec des copains, ils vivent dans une petite maison de 4 pièces qu'ils sont entrain d'acheter en se privant de ces petits plaisirs qui font l'agrément d'une existence: un cinéma de temps en temps, parfois un resto pour le week-end, quelques livres ou disques. Je prends des gens moyens qui ont des moyens....moyens! C'est à dire, pas dans la misère, mais qui sont obligés de compter s'ils veulent s'en sortir.

     Et c'est là que Mr Marseille fait très fort: selon sa théorie, si on fait la sacro-sainte "moyenne", ils sont riches tous les deux! CQFD. Très belle idée, mais ce n'est pas parce que Mr Saguélo peut aller huit jours à Courchevel sans que son compte en banque en souffre que Mr Tartempoin pourra lui aussi aller à la neige avec sa petite famille. Car pour qu'il puisse le faire et que le compte soit valable, il faudrait que Mr Saguélo donne la moitié de son avoir à la famille Tartempion afin que de "moyens" ils passent à "aisés"! Et ça, c'est pas gagné et c'est pas demain la veille.

     Et c'est comme ça, que quand on fait les moyennes on fausse tout. Avec cette p...de moyenne on peut faire n'importe quoi:

a: ça fait 15 jours qu'il déluge dans le sud et que le nord est au soleil, d'un côté on nage et de l'autre on est secs comme des chipolats de 15 jours. Et bien en "moyenne", il fait beau. Bien, mais la moyenne ne se fait pas au même endroit.

b: vous avez trois enfants, votre voisin en a deux, et bien vous avez chacun 2 enfants et demi. Je plains les "demis" en question.

c: votre fils se coltine 2km à pieds pour aller à l'école, et son copain de classe y va en bus, on peut faire la "moyenne" et en conclure que chaque enfant fait 1km en bus et un à pieds. Mais c'est pas avec les mêmes pieds.

d: votre père est mort à 70 ans, celui de votre épouse à 90. Moralité, ils sont décédés en "moyenne" à 80 ans. Sauf que vous avez été privé de votre père dix ans avant la date décidée par la statistique, et que votre épouse a pu profiter du sien dix ans de plus.

d: vous mangez deux tablettes de chocolat, le clochard sur son banc mange que dalle, on peut dire qu'en "moyenne" un français mange une tablette de chocolat par jour. Sauf que l'un n'a rien du tout dans le ventre et que l'autre prépare son futur diabète.

      Vous pouvez vous amuser à continuer ce petit jeu pendant des jours, vous n'en verrez pas la fin. On peut le taxer de "douteux", je vous l'accorde bien volontiers, mais ce n'est pas réellement "faux". Vous pourrez constater que pour donner une idée juste, il y a toujours un "mais". C'est pourquoi je dis que dans "l'absolu" une moyenne peut donner une idée de l'état des richesses d'un pays, très vague l'idée en fait, mais ne reflète pas la situation réelle. Les uns mangent du caviar, les autres des nouilles. Pour que ce soit équitable il faudrait que chacun puisse effectivement manger des nouilles au caviar !

     C'est pourquoi, cher Monsieur Marseille, vous pourrez toujours faire des moyennes tant que vous voulez, cela ne changera rien au fait que l'égalité n'existe pas! On ne naît pas égaux, on peut être grand et beau ou petit et moche. Ou l'inverse. On naît sur la côte d'Azur ou dans une favella de Rio. Les paysages sont différents, la nature ignore l'égalité, là il gèle, ici on cuit, là on a faim, ici on se goinfre, là bas on plante un bout de bois il poussse, ailleurs rien ne vient malgré les heures de travail et de soins donnés à la terre....etc, on peut continuer à l'infini. La nature est indifférente aux malheurs des hommes, elle peut être généreuse ou impitoyable, bienveillante ou destructrice, là non plus l'égalité n'existe pas.

      Mais ce n'est pas une raison pour ne rien faire et laisser les choses en l'état. On peut améliorer les choses en faisant preuve d'imagination pour aider ses semblables. Mais faire des moyennes, c'est bon pour les spécialistes qui se gargarisent de chiffres et de statistiques. Mais c'est pas vos comptages à la c.... qui vont faire progresser le bien être de l'humanité.

    Je vais vous donner un petite prière que j'ai trouvée dans les papiers de mon père:
"Seigneur,
Donne moi la sérénité d'accepter ce que je ne peux pas changer, 
Le courage d'amèliorer ce qui peut l'être,
Et la sagesse, pour faire la différence entre les deux"

     Avez vous comme les après-midis sont plus chauds? Bientôt les beaux jours. Commencez à préparer vos jardins, carottes et salades piaffent d'impatience de prendre la terre (on dit bien "prendre l'air", alors pourquoi pas "prendre la terre"?). Gardez donc un petit coin de votre pelouse si vous avez la chance d'en avoir une, pour faire des légumes. Plantez donc un pommier, vous aurez un arbre superbe au printemps, de l'ombre l'été et des fruits à l'automne. Puis semez des fleurs à travers, des herbes aromatiques, et vous verrez comme ça peut être magnifique un potager fleuri! C'est plein d'oiseaux et bruyant d'insectes. Et ça préservera les abeilles..... Pensez y, nous dépendons d'elles.

     Bon courage.... A vos raclettes et sortez les sécateurs.... C'est le moment.

Par monique de lavesvres
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Samedi 28 février 2009

    2009 02 28, pipeules par ci...
    J’en ai un peu ras la casquette du « pipeule » sous toutes ses formes. Homme, femme, gamin, ados ou bébés, tous les « pipeules » en taille normale ou en réduction me sortent par les yeux. Il ne se passe pas une semaine sans qu’un « pipeule » fasse une déclaration comme quoi il a droit à « une vie privée comme tout le monde ».

 

    Alors, là, je craque. Ces gens qui ne veulent justement pas être comme tout le monde, qui font tout pour sortir du lot, qui mettent leur vie privée sur la place publique comme au théâtre, qui fréquentent les lieux où ils sont certains d’être vus, reconnus, pris en photos…Et qui en font un jaunisse si on ne les reconnaît pas dans la rue, ils veulent en plus une vie privée.

 

    La dernière en date qui réclame haut et très fort le droit à sa vie privée : Ségolène. Alors, là il y a vraiment de quoi rire. Si je me souviens bien, c’est bien elle qui a mis en scène la naissance de sa fille à la maternité, avec dossiers sur le lit d’hôpital, pour les vendre justement à Paris Match. Ou alors ma mémoire me jouerait elle des tours ? Je ne crois pas.

 

    (Je me souviens même d’une déclaration qui incitait les femmes à travailler, comme elle avait toujours fait, elle ! Je pense bien ! Mais je suppose qu’elle avait les moyens de se faire aider ? Une nounou, ou une place en crèche, ça n’a pas dû être trop difficile à trouver.  Quand je travaillais et qu’on traversait les villes aux toutes petites heures de l’aube, combien de femmes j’ai vues, ouvrières ou employées de bureau, allant travailler en vélo, avec le bébé emmitouflé sur le porte-bagages, à moitié  endormi, ballotté au hasard des cahots de la route.  Je ne sais pas si dans ce cas, « le travail libère la femme ». Mais j’ai un doute).

 

   C’est bien elle qu’on a vue avec son ex-mec, dans leur jardin, en vacances, à droite ou à gauche. Pas une semaine sans qu’on ait des nouvelles de sa vie. Tout ça, quand elle était en campagne. Là, elle ne  crachait pas dessus. Elle écrit un livre pour se raconter, ses idées, son enfance (malheureuse, l’enfance, sinon ça ne vaut pas le coup), son papa, sa maman, frères et sœurs et toute la clique, c’est « Ségolène en Guadeloupe », « Ségolène mère de famille », « Ségolène ministre », « Ségolène en bateau »…. Et j’en passe. Ce n’est plus une biographie, ce sont les aventures de « Martine».

 

    En Guadeloupe pendant ces dernières grèves, j’aurais aimé voir la tête qu’elle aurait faite si personne ne l’avait prise en photos, entourée d’une foule bigarrée, ou filmé pendant qu’elle déambulait dans les rues au milieu des grévistes. Je suis certaine qu’elle aurait boycotté les media en jouant à la pauvre Cendrillon qu’on méprise et qu’on oublie. Il y en a bien eu d’assez tordus pour dire que ces photos étaient sorties juste au moment où elle avait fait une action politique importante, et que c’était encore un affreux complot contre elle. Pôv’Chérie !... On aura tout entendu.

 

    D’ailleurs maintenant on ne vote plus pour les qualités d’un politique. On vote pour sa femme, ses gamins, sans oublier le chat et le poisson rouge. On a droit à  toute la famille pour le prix d’un seul. C’est Sarkozy et sa smala, le fils à son papa et bobonne nageotant dans une piscine, Johnny et sa sainte famille, les peines de cœur de Rachida Dati et qui est le père de sa fille….. Les tailleurs de Roselyne Bachelot, les frasques de Dominique Strauss-Kahn… Les pipeules TV, sont à mettre dans le même sac. On suit toutes les aventures des présentateurs, leurs épouses qui se succèdent les une aux autres comme les rames de métro. Elles exhibent leur ventre de femme enceinte, boudinée dans un foulard pour bien qu’on voit qu’elles vont être mères. On n’échappe pas à la naissance du divin rejeton, qui ne se rend compte de rien entre des parents qui se jurent un amour éternel…..pendant huit jours. Avant de se séparer, d’étaler leur peine de cœur auprès du premier journaliste qui a 5 minutes à perdre, et de recommencer avec une autre. « Pipeule » itou de préférence, ancienne Miss, c’est le top ! La liste est infinie. Mais Mesdames et Messieurs, tout ça, je vous le dis tout net : ON S’EN FOUT !!!! Faites ce que vous voulez, mariez vous, créez une équipe de foot ou une colonie de vacances avec vos gamins, divorcez, envoyez vous en l’air avec qui vous voulez, mais de grâces, épargnez nous vos histoires ! On a bien assez des nôtres.

 

    Et surtout, ne venez pas jouer les vierges effarouchées (ou les puceaux apeurés, il y a « mâles » et « femelles » dans ce coup là !) quand on vous prend en photo sans vous demander la permission. Il faut bien vous entrer dans la crâne, qu’avec les nouvelles technologies, vous êtes désormais à la merci du premier péquenot venu qui a un téléphone portable. Alors, comme ça Ségolène, vous ne voulez pas être prise en photo avec votre nouveau mec ? Mais il est dans le brouillard votre nouveau copain. Alors ne venez pas nous casser les pieds avec votre plainte à Paris Match. Et puis évitez Marbella, les Champs Elysées, la Côte d’Azur au mois d’Aout et Courchevel au mois de Janvier, les défilés des grands couturiers et les émissions de Michel Drucker. Evitez également les cocktails très parisiens et « pipeulisants » un max. C’est plein de méchants paparazzi partout !

 

    Si vous voulez une vie tranquille, sans média, sans journalistes pour vous courir derrière, et bien choisissez votre vie de famille et ne faites pas de politique. C’est un milieu très exposé, et votre vie privée n’existe plus dès que vous paraissez dans les journaux quels qu’ils soient ou à la TV. Je peux vous assurer que ce que je dis est strictement exact. Je le vis tous les jours. Personne pour me prendre en photo « avec mon nouveau mec », vu que je vis avec le même depuis 30 ans. Nous faisons figure de vieux cons, parce qu’on n’éprouve pas le besoin de changer de mari ou d’épouse, (et en plus, comble de ringardise, nous sommes mariés, comme dans l’antiquité….au 20ème siècle !). Personne ne s’intéresse à notre petite vie. Pour vivre heureux, vivons cachés…. Essayez pour voir. Je suis sûre que vous ne tiendriez pas 8 jours sans qu’on parle de vous.

 

    Et cessez de râler contre les journalistes, vous êtes bien trop contents, tous, quand vous les utilisez pour vous faire élire ou vous faire de la pub gratuite. A force ça devient exaspérant et indécent. Il y a des choix dans la vie, et vous avez choisi une vie publique. Vous êtes sur le devant de la scène et vous aimez ça, alors ne venez pas vous plaindre si on vous court après. Vous avez tout fait pour ça.

 

    Alors, BASTA avec vos jérémiades ! Soit vous fuyez définitivement la presse et les média et vous vous retirez de la vie publique, soit vous acceptez le revers de la médaille. Et avec le sourire s’il vous plaît ! Dans la vie tout a un prix. Pour vous, les « pipeules », le prix à payer, c’est les paparazzi. Et je suis sûre qu’un jour, vos enfants ayant besoin d’un petit coup de pouce, vous ne trouverez pas que les media sont de trop. Et vous saurez utiliser le nom de tel journaliste célèbre pour lui demander de faire un petit papier ou de déplacer sa caméra pour qu’on aperçoive votre rejeton. Car vous savez très bien que c’est un service qui ne sera pas refusé. J’exagère ? Mais non, et je pense même être en dessous de la vérité, et vous le savez comme moi. Ne prenez donc pas les gens normaux pour des naïfs, ils sont loin d’être idiots et de ne pas voir comment vous savez très bien utiliser ce qui vous arrange.

 

   Il y a quelques années, on interrogeait un chef d’entreprise qui avouait que « si un homme politique me demande un stage dans mon entreprise, pour son fils, je trouve toujours une place». Employer un nouveau comptable, on hésite, ça fait des frais, des charges, mais employer pendant un an le fils d’un ministre, faut pas plaisanter, ça peut servir ! Et celui là, c’est sûr, il n’occasionne pas de charges, pas de salaires… D’ailleurs, c’est pas un salaire, c’est un « investissement ». Cultiver les relations, il n’y a désormais que ça qui compte. Le carnet d’adresse, il n’y a que ça de vrai. C’est tellement vrai que certains politiques, voir JC Mitterand, le vendent ! En parlant de cette famille, si Mazarine Pingeot s’était appelée Martine Dupont ou Jeanine Martin, croyez vous que les éditeurs auraient regardé ses manuscrits avec les mêmes yeux ? Je vous fiche mon billet que non ! Ils n’auraient peut être même pas été publiés ! (J’ai entendu un journaliste dire que ces textes ne valaient pas grand-chose. Je n’ai pas d’opinion, je ne les ai pas lus. D’ailleurs, je ne sais pas si elle en a publiés d’autres) Alors, y en marre de vos plaintes auprès de Match et autres Points de Vue. Le jour où ils ne parleront plus de vous, cela vous fera un drôle d’effet !

 

    Alors voilà, mesdames et messieurs les pipeules, vivez comme vous voulez, faites ce que vous voulez, mais acceptez une bonne fois pour toute « qu’on ne peut avoir le beurre, l’argent du beurre et en plus le sourire de la crémière ».

 

     A bon entendeur, Salut ! Et si vous voulez faire ce qui vous plaît, sans être importunés, prenez en les moyens : disparaissez de la vie « pipeulisante » et consacrez vous à la tâche qui vous a été confiée si vous êtes élus : défendre les intérêts des français. Si vous faites déjà ça consciencieusement, ça devrait vous laisser très peu de temps pour vous exhiber dans votre bureau en robe Dior ou Givenchy, ou en costume St Laurent….

 

   Bonne nuit, le printemps est là. Peut être qu’il ne fait que passer, mais une journée comme celle d’aujourd’hui vous remonte le moral.

 

   A bientôt

 

 

Par monique de lavesvres
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